Chemin de Basso-Cambo
Le chemin de Basso-Cambo[1] (en occitan : camin de Bassa Camba[2]/ Baisha Cama[3]) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
«Basso-Cambo», forme phonétisante occitane conservée, prononcée [,basɔ 'kambɔ], similairement à Basse-Cambe en français.
Le chemin de Basso-Cambo en hiver. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 33′ 28″ nord, 1° 22′ 51″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Saint-Simon |
| Début | no 168 chemin de Tucaut |
| Fin | Avenue du Général-Eisenhower |
| Morphologie | |
| Longueur | 1 481 m |
| Largeur | entre 6 et 9 m |
| Transports | |
| 87 254950535885117 (à proximité) |
|
| Odonymie | |
| Anciens noms | Chemin de Fontaine-Lestang Chemin de la Petite-Ardenne (XVIIIe siècle) Rue la Culture (1794) |
| Nom actuel | XVIe siècle |
| Nom occitan | Camin de Bassa Camba (languedocien) / Baisha Cama (gascon local) |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XVe siècle |
| Notice | |
| Archives | 315550604817 |
| modifier |
|
Situation et accès
modifierDescription
modifierLe chemin de Basso-Cambo est une voie publique. Il se trouve au cœur du quartier historique de Saint-Simon, dans le quartier Saint-Simon / Lafourguette / Oncopole - Campus Santé du Futur. Il correspond à une partie de l'ancien chemin vicinal no 66, dit « de Basso-Cambo »[4].
Il naît, au carrefour du chemin de Tucaut, dans le prolongement du chemin de Villenouvelle, à la limite entre les communes de Toulouse et de Cugnaux. Long de 1 481 mètres, il est orienté au nord-est. Il rencontre successivement l'impasse Jean-Thuile, à gauche, et les rues Françoise-Dolto et Robert-Folus, à droite, avant de déboucher sur la place de l'Église-Saint-Simon, dont il longe le côté ouest. Il donne d'ailleurs naissance, du côté opposé à l'église Saint-Simon, à la rue Réguelongue. Il dessert ensuite, par les rues Léon-Paul-Fiquet, du Docteur-Adrien-Charpy et Robert-Maffre, et les impasses Basso-Cambo et Trey-Dousteau, plusieurs lotissements. Il se termine au carrefour de l'avenue du Général-Eisenhower. Il est prolongé au nord-est, dans la traversée de la zone d'activité de Basso-Cambo, par la rue Paulin-Talabot, puis par la rue et l'impasse Michel-Labrousse, qui finit à proximité du rond-point de Basso-Cambo, au carrefour de la rue Roger-Camboulives, de l'avenue Louis-Bazerque et de l'avenue du Mirail, près de la place Édouard-Bouillière.
La chaussée compte une voie de circulation automobile dans chaque sens. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas d'aménagement cyclable.
Voies rencontrées
modifierLe chemin de Basso-Cambo rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Chemin de Tucaut
- Impasse Jean-Thuile (g)
- Rue Françoise-Dolto (d)
- Rue Robert-Folus (d)
- Place de l'Église-Saint-Simon (d)
- Rue Réguelongue (g)
- Rue du Cimetière-Saint-Simon (d)
- Rue Léon-Paul-Fiquet (d)
- Impasse Basso-Cambo (g)
- Impasse Trey-Dousteau (g)
- Rue du Docteur-Adrien-Charpy (g)
- Rue Robert-Maffre (d)
- Avenue du Général-Eisenhower
Transports
modifierLe chemin de Basso-Cambo est parcouru et desservi sur toute sa longueur par la ligne de bus 87. À son origine, sur le chemin de Tucaut, se trouvent également les arrêts des lignes de bus 5358. Au nord, le long de l'avenue du Général-Eisenhower, se trouvent les arrêts des lignes de bus 25495053588587117.
Les stations de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches du chemin de Basso-Cambo sont les stations no 379 (face 123 chemin de Basso-Cambo) et no 381 (4 chemin de Liffard).
Odonymie
modifierDocumentation historique
modifierL'origine du nom du chemin de Basso-Cambo n'est pas complètement éclaircie. Il apparaît, dans les mentions les plus anciennes en occitan sous la forme de baissa camba, c'est-à-dire « baisse jambe »[5]. Pierre Salies relève par ailleurs aux siècles suivants des formes proches, mais différentes : Baissa ou Bayssa Cama en occitan, francisé en « Basse Cambe » ou « Bache Came »[6]. Il propose d'y voir une déformation de baissa cauma – cauma (« plateau » en occitan). Basso Cambo serait donc le « bas plateau », ce qui s'expliquerait par le passage de la terrasse supérieure de la Garonne à la terrasse inférieure[5]. Cette hypothèse reste cependant fragile, à cause de l'interprétation suspecte des termes latins et occitans. Jean Coppolani a quant à lui proposé d'y voir la simple déformation de bassa camin, le « chemin bas ».
Le chemin de Basso-Cambo porte ce nom depuis le XVIe siècle – il s'appliquait alors également aux voies qui le prolongent au nord-est (actuelles rue Paulin-Talabot, rue et impasse Michel-Labrousse, rue Nicolas-Louis-Vauquelin, rue Henri-Desbals et rue des Arcs-Saint-Cyprien)[5]. Il était également désigné, au XVIIIe siècle, comme le chemin de la Petite-Ardenne : on appelait l'Ardenne (ardena en occitan), les terres couvertes de bois de la rive gauche de la Garonne : le nom s'en est conservé dans le nom du quartier de Lardenne[7]. Enfin, en 1794, pendant la Révolution française, on lui attribua le nom de rue la Culture, qu'elle ne conserva cependant pas[8].
Documentation cartographique
modifier- Situation actuelle du chemin de Basso-Cambo (Toulouse - Saint-Simon) par rapport au cimetière de Bachecame (Cugnaux - Bachecame)

Toulouse - Saint-Simon: mention de «Basse Cambe", terroir et chemin le longeant.

Toulouse - Saint-Simon: mention du terroir de «Villenouvelle».

Cugnaux, Section B: mention du «Chemin de Bachecamme (ou de Cugnaux) à Villenouvelle».


Histoire
modifierPatrimoine et lieux d'intérêt
modifierPatrimoine rural
modifier- no 5 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle)[9].
- no 16 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle).
- no 18 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle).
- no 20 : ferme (deuxième moitié du XVIIIe siècle)[10].
- no 24 : ferme (deuxième quart du XIXe siècle)[11].
- no 29 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle)[12].
- no 33 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle)[13].
- no 37 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle)[14].
- no 39 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle).
- no 40 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle).
- no 43 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle)[15].
- no 44 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle)[16].
- no 49 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle)[17].
- no 50 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle)[18].
- no 52 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle)[19].
- no 75 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle)[20].
- no 81 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle).
- no 85 : ferme (deuxième quart du XIXe siècle)[21].
- no 88 : ferme (deuxième quart du XIXe siècle)[22].
- no 96 : ferme (deuxième moitié du XVIIIe siècle)[23].
- no 116 : ferme (deuxième moitié du XIXe siècle)[24].
- no 120 : ferme (deuxième quart du XIXe siècle)[25].
- no 129 : ferme (premier quart du XIXe siècle)[26].
- no 130 : ferme (premier quart du XIXe siècle)[27].
Immeubles et maisons
modifier- no 10 : maison de plaisance (deuxième moitié du XIXe siècle)[28].
- no 23 : maison de plaisance (deuxième moitié du XIXe siècle)[29].
- no 25 : maison de plaisance (deuxième moitié du XIXe siècle)[30].
- no 26 : maison (deuxième moitié du XIXe siècle).
- no 27 : maison de plaisance (deuxième moitié du XIXe siècle)[31].
- no 58 : maison (deuxième moitié du XIXe siècle)[32].
- no 99 : maison de plaisance (deuxième moitié du XVIIIe siècle)[33].
- no 104 : maison de plaisance (deuxième moitié du XIXe siècle)[34].
- no 105 : maison (deuxième moitié du XIXe siècle).
- no 133 : maison de plaisance (premier quart du XIXe siècle).
Œuvre publique
modifier- croix de chemin.
Notes et références
modifier- ↑ Ancien nom conservé, de forme phonétisante occitane, en languedocien transcrit du gascon local.
- ↑ En languedocien toulousain.
- ↑ En gascon local.
- ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 273.
- 1 2 3 Salies 1989, vol. 1, p. 118.
- ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 92, 98 et 118.
- ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 84-85.
- ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 343.
- ↑ Notice no IA31115577, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115582, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115584, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115587, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115588, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115597, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115594, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115589, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115591, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115596, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115595, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115531, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115534, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115535, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115536, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115530, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115528, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115527, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115526, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115578, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115581, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115583, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115586, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115592, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115539, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31115537, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Par ordre chronologique de publication
- Jules Chalande, Histoire des rues de Toulouse : monuments, institutions, habitants, Toulouse : Les Frères Douladoure, vol. 1, 1919 (495 p.) ; vol. 2, éd. Bonnet, 1927 (372 p.) ; vol. 3, éd. Bonnet, 1929 (125 p.)
- Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, Toulouse, éd. Milan, , 1174 p. (ISBN 978-2-86726-354-5).
- Jean Coppolani, Fichier des noms de rues, alimenté jusqu'au début des années 2000 (plus de 5 800 notices, inédites)
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Notice no 315550604817 (Chemin de Basso-Cambo »,
sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, 20 septembre 2021 (consulté le ). - Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ).
- Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
- Le Décodé, Sous la ville rose, Université Toulouse 1 Capitole, 2026. (Toponymie des stations de métro de Toulouse) (lire en ligne")