Chœur des soldats de Faust
Gloire immortelle de nos aïeux

Le Chœur des soldats de Faust (également connu pour son premier vers, répété tous les deux couplets : « Gloire immortelle de nos aïeux ») est un air d'opéra pour chœur créé en 1859. Il est chanté au quatrième acte par les soldats revenant de guerre dans l’opéra Faust de Charles Gounod. Le livret est de Jules Barbier et de Michel Carré.
Historique et interprétation
modifierL'opéra fut créé le sur la scène du Théâtre-Lyrique de Paris[1].
Sur les conseils de son ami, le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres qui l'a invité à une soirée musicale[2], Charles Gounod incorpore au quatrième acte un chœur des soldats appelé à devenir célèbre : « Gloire immortelle de nos aïeux », composé à l’origine pour son opéra inachevé, Ivan le Terrible[3].
C'est un chœur d'hommes se situant dans l'acte 4 de l'opéra, quand Valentin, frère de Marguerite, revient de la guerre en tant que soldat. Le chœur en lui même est composé de deux parties (la seconde étant la plus connue avec le chant « Gloire immortelle de nos aïeux »)[4].
À l'occasion de la cérémonie du souvenir du centième anniversaire de la Première Guerre Mondiale, cet air d'opéra est interprété le par la chorale « Bords de Loire » de Tours dirigée par Jerzy Krawzyck et la Société chorale lensoise dirigée par Gérard Delmarre qui précède l'interprétation de La Marseillaise[5].
Paroles
modifierGloire immortelle
De nos aïeux,
Sois-nous fidèle,
Mourons comme eux !
Et sous ton aile,
Soldats vainqueurs,
Dirige nos pas, enflamme nos cœurs !
Pour toi, mère patrie,
Affrontant le sort,
Tes fils, l'âme aguerrie,
Ont bravé la mort !
Ta voix sainte nous crie :
En avant, soldats !
Le fer à la main, courez aux combats !
Gloire immortelle
De nos aïeux,
Sois-nous fidèle,
Mourons comme eux !
Et sous ton aile,
Soldats vainqueurs,
Dirige nos pas, enflamme nos cœurs !
Vers nos foyers, hâtons le pas !
On nous attend ; la paix est faite !
Plus de soupirs ! ne tardons pas !
Notre pays nous tend les bras !
L'amour nous rit ! l'amour nous fête !
Et plus d'un cœur frémit tout bas
Au souvenir de nos combats !
Gloire immortelle
De nos aïeux,
Sois-nous fidèle,
Mourons comme eux !
Et sous ton aile,
Soldats vainqueurs,
Dirige nos pas,
Dirige nos pas,
Enflamme nos cœurs !
Notes et références
modifier- ↑ François-René Tranchefort, L'Opéra, Paris, Seuil, , 634 p., 22 cm (ISBN 978-2-02-006574-0, OCLC 868546952), p. 226.
- ↑ André Segond, « Création du Faust de Gounod », sur opera-comique.com (consulté le ).
- ↑ Agnès Terrier, dramaturge de l'Opéra-Comique, « À lire avant le spectacle », sur francearchives.gouv.fr/ (consulté le ).
- ↑ Site chorale-melisande.fr, page "Gounod, Faust: choeur des soldats (1ère partie)".
- ↑ « La Société chorale lensoise chante à l'Opéra de Paris », sur actu.fr/ (consulté le ).