Christian Otte
Christian Otte, né à Theux le , décédé à Liège le , est un peintre et dessinateur figuratif belge.
| Naissance | Theux |
|---|---|
| Décès |
(à 61 ans) Liège |
| Nationalité | |
| Activité |
Peintre dessinateur |
| Formation |
Biographie
modifierChristian Otte est formé aux Académies de Bruxelles et de Liège. Il enseigne ensuite le dessin à l’Académie royale des beaux-arts de Liège.
Considéré comme un dessinateur hors pair, ses croquis et dessins sont remarquables et d'une qualité tout à fait exceptionnelle. Jacques Stiennon le cite dans la jeune génération des peintres wallons pour son pouvoir d'invention et de suggestion[1]. Le visage de ses "croqués" rend la psychologie ou la détresse du moment, le corps est généralement traité en non finito. Les collections de la province de Liège conservent plusieurs de ses œuvres[2].
Surtout connu comme dessinateur, se lassant de représenter l'homme[3], Christian Otte aborde tardivement la peinture avec un thème peu courant : les vaches qu'il expose à la ferme castrale de Hermalle-sous-Huy, y pressentant une métaphore d'une large frange de l'humanité[4] : « En vingt-et-un panneaux sagement alignés, nous passons en revue des vaches, rien que des vaches, en marche ou au repos, solitaires ou en troupeau, broutant ou s'abreuvant, meuglant ou abîmées dans le silence de la contemplation, et notre cœur se serre en les voyant finalement pendues en sanglantes portions au crochet du chevilleur ». Il passe ainsi de la vérité humaine qu'il croquait dans les bistros à des nostalgies animales résignées, et du dessin à la couleur, comme le souligne le critique mosan Jacques Henrard[5]
Une autre thématique domine sa production picturale dans les dernières années de sa vie : les pommes qu'il expose aussi, en grands formats, à la ferme castrale de Hermalle-sous-Huy en 2004, expliquant que cherchant à réapprendre à peindre, il a choisi comme exercice « un sujet neutre et anodin, un volume simple éclairé par une source lumineuse qui projette une ombre portée, tout à la joie d'associer des couleurs et des valeurs » mais chacune de ses variations, évitant le piège de la redite, constitue « une réussite pleinement originale »[6]
- Les vaches ou le paradis perdu.
- Pomme rouge.
- Les vaches ou le paradis perdu.
La presse salue à son décès un artiste polyvalent doté d'un fort tempérament, capable de traiter de divers thèmes avec une gestuelle expressionniste[7].
Références
modifier- ↑ Jacques Stiennon, « Les arts plastiques », publié à Namur en 1995 dans Wallonie. Atouts et références d'une Région, sur wallonie-en-ligne.net, (consulté le ), passage.
- ↑ https://www.provincedeliege.be/sites/default/files/media/122/Collections%20Province%20de%20Li%C3%A8ge.pdf
- ↑ J.D., « Onze artistes en neuf lieux pour Couleurs en Val mosan », La Meuse, Liège, groupe Sudmedia, .
- ↑ Rédaction, « Expo pom pomme pommes », Passe-Partout, Huy, Groupe IPM, .
- ↑ Jacques Henrard, « Tendresse pour la vie en vallée mosane », L'Avenir, Bouge, Groupe IPM, .
- ↑ jacques Henrard, « Les fructivores vont saliver », L'Avenir, Bouge, Groupe IPM, .
- ↑ J. J., « Salut l'artiste », lalibre.be, quotidien belge, Bruxelles, (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :
- Site consacré à l’œuvre de l'artiste,
- Rétrospective d'œuvres réalisées entre 1972 et 2005
- Nicole Hanot, Christian Otte : Le peintre de L'homme, des vaches et des pommes, en ligne