Christiane Pauc
Christiane Pauc, née Christiane Gouard le à Boulogne-sur-Mer (département du Pas-de-Calais)[1], morte le à Nantes[2], est une enseignante française.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Christiane Marie Louise Gouard |
| Nationalité | |
| Formation |
École normale supérieure (à partir de ) |
| Activités | |
| Père |
Émile Gouard (d) |
| Conjoint |
Christian Pauc (d) |
Biographie
modifierChristiane Marie Louise Gouard est issue d'une famille d'enseignants.
Son père, Albert Émile Gouard, né en 1883 à La Haye-Malherbe (Eure), est instituteur puis enseignant en École nationale professionnelle de Nantes (actuel lycée Eugène-Livet). Durant la Grande Guerre, il est mobilisé comme sergent fourrier au sein de l'armée d'Orient[3]. En 1926, il est élevé au grade de chevalier de l'ordre de l'Étoile d'Anjouan en qualité d'inspecteur de l'enseignement technique[4].
Christiane Gouard effectue ses études supérieures en classes préparatoires littéraires au lycée Georges-Clemenceau à Nantes où elle côtoie Mehdi Bazargan[5]. En 1930, elle est reçue à la fois au sein de la promotion scientifique de l'École normale supérieure, et la première au concours de l'École centrale[5],[6]. Elle intègre l'E.N.S. où elle fait partie des quarante-et-une femmes reçues entre 1910 et 1939, avant que le concours ne soit fermé aux femmes[7].
En 1933, Christiane Gouard est reçue, la septième, à l'agrégation de mathématiques[8]. En 1935, elle épouse, à Paris (5e arrondissement), Christian Pauc[9], son condisciple à l'École normale et reçu, le seizième, à l'agrégation de mathématiques[8].
Affectée au lycée Montgrand à Marseille, elle bénéficie de 1936 à 1939 d'une bourse de doctorat[5], mais ne soutient pas de thèse. En 1939, elle est mutée au lycée Clemenceau, puis à Paris aux lycées Rollin (1943) et Hélène-Boucher (1945)[5]. En 1948, elle obtient un détachement dans la diplomatie et est envoyée au Cap[5]. Elle retourne à Nantes en 1952, où elle retrouve un poste en mathématiques supérieures[5]. Elle prend sa retraite en 1962.
Elle participe au Congrès international des mathématiciens de 1962 à Stockholm[10].
Elle meurt en 1996[5].
Publications
modifier- « Étude géométrique d'un faisceau de transformations infinitésimales », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, no 204, , p. 1027-1029 (lire en ligne).
- « Étude ultérieure d'un faisceau de transformations infinitésimales », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, no 205, , p. 101-103 (lire en ligne).
- « Extension aux variétés non holonomes , de quelques propriétés des surfaces et des », Atti dell'Accademia delle scienze di Torino, vol. 6, no 27, , p. 155-165.
- « Interprétation géographique dans les variétés non holonomes des théories d'intégration des systèmes d'équations de Pfaff », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, no 206, , p. 885-888 (lire en ligne).
Références
modifier- ↑ Archives départementales du Pas-de-Calais, « État civil de Boulogne-sur-Mer, registre des naissances de 1912, acte n°161, vue 28 / 272, 3 E 160/546 »
, sur https://www.archivespasdecalais.fr (consulté le ) - ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- ↑ Archives départementales de la Seine-Maritime, « Registre des matricules militaires, bureau de recrutement de Rouen Sud, classe 1903, matricule n°289, 1R3147 »
, sur https://www.archivesdepartementales76.net (consulté le ) - ↑ « Journal officiel de Madagascar et dépendances n°2105 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - 1 2 3 4 5 6 7 Liters 2008.
- ↑ Lucienne. Bibliothèque numérique de l'E.N.S. - P.S.L., « École normale supérieure. Promotion de 1930 »
, sur https://lucienne.ens.psl.eu (consulté le ) - ↑ Loukia Efthymiou, « Le genre des concours », Clio, vol. 18, , p. 91-112 (DOI 10.4000/clio.613, lire en ligne).
- 1 2 André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « État civil du 5e arrondissement, registre des mariages du 27 juin au 10 août 1935, acte n°688, vue 20 / 31, 5M 294 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ (en) International Congress of Mathematicians : List of members (Stockholm, 1962), Uppsala, Almqvist & Wiksells, (lire en ligne), p. 29.
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Jean-Louis Liters, « Gouard Christiane : 200 ans d'histoire », dans Joël Barreau, Jean Guiffan et Jean-Louis Liters, Le Lycée Clémenceau, Nantes, Nantes, Coiffard, , 491 p. (ISBN 978-2-910366-85-8, lire en ligne).
Liens externes
modifier- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :