Christiane Pauc

enseignante française

Christiane Pauc, née Christiane Gouard le à Boulogne-sur-Mer (département du Pas-de-Calais)[1], morte le à Nantes[2], est une enseignante française.

Christiane Pauc
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
NantesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Christiane Marie Louise GouardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
École normale supérieure (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Émile Gouard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Christian Pauc (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

modifier

Christiane Marie Louise Gouard est issue d'une famille d'enseignants.

Son père, Albert Émile Gouard, né en 1883 à La Haye-Malherbe (Eure), est instituteur puis enseignant en École nationale professionnelle de Nantes (actuel lycée Eugène-Livet). Durant la Grande Guerre, il est mobilisé comme sergent fourrier au sein de l'armée d'Orient[3]. En 1926, il est élevé au grade de chevalier de l'ordre de l'Étoile d'Anjouan en qualité d'inspecteur de l'enseignement technique[4].

Christiane Gouard effectue ses études supérieures en classes préparatoires littéraires au lycée Georges-Clemenceau à Nantes où elle côtoie Mehdi Bazargan[5]. En 1930, elle est reçue à la fois au sein de la promotion scientifique de l'École normale supérieure, et la première au concours de l'École centrale[5],[6]. Elle intègre l'E.N.S. où elle fait partie des quarante-et-une femmes reçues entre 1910 et 1939, avant que le concours ne soit fermé aux femmes[7].

En 1933, Christiane Gouard est reçue, la septième, à l'agrégation de mathématiques[8]. En 1935, elle épouse, à Paris (5e arrondissement), Christian Pauc[9], son condisciple à l'École normale et reçu, le seizième, à l'agrégation de mathématiques[8].

Affectée au lycée Montgrand à Marseille, elle bénéficie de 1936 à 1939 d'une bourse de doctorat[5], mais ne soutient pas de thèse. En 1939, elle est mutée au lycée Clemenceau, puis à Paris aux lycées Rollin (1943) et Hélène-Boucher (1945)[5]. En 1948, elle obtient un détachement dans la diplomatie et est envoyée au Cap[5]. Elle retourne à Nantes en 1952, où elle retrouve un poste en mathématiques supérieures[5]. Elle prend sa retraite en 1962.

Elle participe au Congrès international des mathématiciens de 1962 à Stockholm[10].

Elle meurt en 1996[5].

Publications

modifier

Références

modifier
  1. Archives départementales du Pas-de-Calais, « État civil de Boulogne-sur-Mer, registre des naissances de 1912, acte n°161, vue 28 / 272, 3 E 160/546 » Accès libre, sur https://www.archivespasdecalais.fr (consulté le )
  2. Relevé des fichiers de l'Insee
  3. Archives départementales de la Seine-Maritime, « Registre des matricules militaires, bureau de recrutement de Rouen Sud, classe 1903, matricule n°289, 1R3147 » Accès libre, sur https://www.archivesdepartementales76.net (consulté le )
  4. « Journal officiel de Madagascar et dépendances n°2105 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 6 7 Liters 2008.
  6. Lucienne. Bibliothèque numérique de l'E.N.S. - P.S.L., « École normale supérieure. Promotion de 1930 » Accès libre, sur https://lucienne.ens.psl.eu (consulté le )
  7. Loukia Efthymiou, « Le genre des concours », Clio, vol. 18, , p. 91-112 (DOI 10.4000/clio.613, lire en ligne).
  8. 1 2 André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 » Accès libre, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  9. Archives de Paris, « État civil du 5e arrondissement, registre des mariages du 27 juin au 10 août 1935, acte n°688, vue 20 / 31, 5M 294 » Accès libre, sur https://archives.paris.fr (consulté le )
  10. (en) International Congress of Mathematicians : List of members (Stockholm, 1962), Uppsala, Almqvist & Wiksells, (lire en ligne), p. 29.

Annexes

modifier

Bibliographie

modifier

Liens externes

modifier