Château Lagrézette
| Château Lagrézette | ||||
| Nom local | Château de Lagrézette | |||
|---|---|---|---|---|
| Début construction | XVIe siècle | |||
| Propriétaire initial | Pierre de Massault | |||
| Destination actuelle | Propriété viticole | |||
| Protection | ||||
| Coordonnées | 44° 29′ 16″ nord, 1° 21′ 50″ est | |||
| Pays | ||||
| Anciennes provinces de France | Quercy | |||
| Région | Occitanie | |||
| Département | Lot | |||
| Commune | Caillac | |||
| Géolocalisation sur la carte : Lot
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Géolocalisation sur la carte : France
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Le château de La Grézette ou château Lagrézette est un château français situé dans la commune de Caillac, dans le département du Lot en région Occitanie.
Le château, son escalier, la salle à manger, la chapelle et les cheminées sculptées des grandes salles du premier et du second étage ainsi que le pigeonnier font l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques.
Historique
modifierXVIe au XVIIIe siècle
modifierLe château Lagrézette a été bâti au XVIe siècle par Pierre de Massault dont le frère, Gilibert, était archidiacre de Cahors.
La construction du château fut souhaitée par Adhémar de Massault, sur « la petite Grèze », un éboulis de pierres consolidé dominant la vallée du Lot au sein de sa propriété. Son fils, Pierre de Massault, réalisa ce projet en mémoire de son père ; il le dédia à sa fille, Marguerite de Massault, qui donna au domaine le nom de « La Grézette » dès l’élaboration des plans. À la mort de son père, Marguerite hérita du château ; elle épousa, en 1503, Pierre de Maffre de Camburat.
La demeure passa ensuite dans plusieurs familles, parmi lesquelles celles de Malegat, Lebrun, de Belcastel, de Malartic et d’Ambert.
XIXe et XXe siècles
modifierLe général Jean-Jacques Ambert (1765-1851), général de division de la Révolution, en devint propriétaire par son mariage avec Sophie-Amable de Malartic.
Joachim Ambert, futur général de brigade, né au château de Lagrézette le , fut inspecteur général de la gendarmerie, conseiller d'État sous le Second Empire, maire du 8e arrondissement de Paris, écrivain, biographe et historien.
Le château fut ensuite acquis par Jules Duverger, négociant en gros établi à Cahors, qui avait développé un important commerce avec l’Asie. Il la conserva jusqu’à la Première Guerre mondiale.
Le comte Jean-Roger Alexandre, dit Axel de Barde (descendant de la famille Leroy de Barde), devint propriétaire du château jusqu'en 1934. Il le revend alors à madame Roux-Marcé ; le château passe à la famille Chevalier dans les années 1939-1940.
En déclin depuis les années 30, le château et ses vignes sont découverts par Alain-Dominique Perrin en 1979. Il achète le domaine un an plus tard et commence une restauration qui durera douze ans.
Il est classé par les Monuments Historiques depuis le [1].
Le Château Lagrézette
modifierLe vignoble
modifierSitué entre le 44e et 45e parallèle, le château Lagrézette est bâti à égale distance de l’océan Atlantique, de la mer Méditerranée et des Pyrénées.
Le vignoble s’étend sur 60 hectares, sur un sol limoneux-argileux sur graves, et repose sur un socle de calcaire kimméridgien datant de plus de 150 millions d’années. Situé en deuxième et troisième terrasses, il jouit d’un climat à dominante continentale. Les hivers, frais et humides, et les étés, chauds et secs, constituent les conditions climatiques du cépage Malbec implanté sur place.
Cépage et méthodes contemporaines
modifierEn 1980, le propriétaire est Alain-Dominique Perrin, salarié du joailler Cartier.
Il décide d'un programme de replantation du Malbec et fait alors appel à un œnologue consultant, Michel Rolland.
En 2011, il décide de la rénovation du chai souterrain, initialement construit en 1992. Ce chai dispose d'une conception sur trois niveaux, qui permet de travailler le raisin en utilisant le principe de gravité. Les grappes, récoltées à la main, arrivent sur les tables de tri, à l'étage le plus haut, avant d’être éraflées. Le raisin est ensuite amené à l’étage inférieur pour y être vinifié par parcelle. Puis vient la dernière étape, le chai à barriques, qui permet aux vins de vieillir.
Le cépage actuellement cultivé est le malbec, originaire du Sud-Ouest de la France, où il était traditionnellement connu sous le nom de côt. Ce cépage est attesté dès le Moyen Âge et a connu une large diffusion, notamment en Angleterre, où il était particulièrement apprécié. Au XIXᵉ siècle, l’ingénieur agronome français Michel Aimé Pouget, envoyé par le gouvernement argentin, introduisit les premières vignes de malbec en Argentine ; il deviendra l’un des cépages emblématiques de la viticulture locale.
Les récompenses des vins
modifierLes vins du Château Lagrézette ont reçu de nombreuses récompenses.
En 2005, le cru Le Pigeonnier a été classé dans les 100 meilleurs vins du monde par la revue spécialisée Wine Spectator.
En 2008, la cuvée Dame d'Honneur 2003 a été classée dans les 100 meilleurs vins du monde par la revue spécialisée Wine Enthusiast.
Les dernières notes (2014) attribuées par le guide Robert Parker :
- Le Pigeonnier 2011 : 95/100
- Dame Honneur 2011 : 93/100
- Clos Marguerite 2011 : 93/100
- Le Pigeonnier Viognier 2012 : 92/100
- Château Lagrézette 2011 : 91/100
- Mas des Merveilles 2013 : 90/100
- Château Chevaliers 2011 : 90/100
L'art contemporain
modifierEn 1984, Alain-Dominique Perrin et son épouse Mathé, fondateurs de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, ont accueilli au château de Lagrézette de nombreux artistes. Parmi eux figuraient le sculpteur César, ainsi que les peintres Robert Combas, Di Rosa et Jean-Charles Blais, qui ont contribué à la décoration de certaines pièces du château. D’autres personnalités se sont rendues à Cahors à l’occasion du Printemps de la photo de Cahors, notamment le photographe Herb Ritts, le musicien Elton John, ainsi que Helmut Newton, Lou Reed, Richard Gere, Dennis Hopper, Wim Wenders et David Lynch.
En 2002, Tony Blair, alors premier ministre du Royaume-Uni, séjourna au château[2].
Notes et références
modifier- 1 2 Notice no PA00095030, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ (en) « Blair to face inquiry over holiday with tobacco boss » par Melissa Kite, The Daily Telegraph
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Alain-Dominique Perrin et Éric Deschodt, Château Lagrézette, Paris, éditions du Regard, , 137 p. (ISBN 2-84105-186-2)
- Jacques Long, Historique du château de Lagrézette (chez l'auteur)
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'architecture :
- *de Jacques Long, historien.
- Histoire du château sur le site officiel du Château Lagrézette.
- Fiche du château de Lagrézette sur le site Patrimoine du Lot.