Châteauneuf-sur-Epte

château fort français

Le château de Châteauneuf-sur-Epte est un château sur motte qui aurait été fondé en 1097 par Guillaume Le Roux, alors régent du duché de Normandie, et dont les vestiges se dressent sur la commune française de Château-sur-Epte, dans le département de l'Eure, en Normandie.

Châteauneuf-sur-Epte
Donjon de la forteresse médiévale de Château-sur-Epte.
Présentation
Type
Fondation
-XVIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire actuel
Patrimonialité
État de conservation
en ruineVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Localisation
Adresse
4, chemin des GardesVoir et modifier les données sur Wikidata
Château-sur-Epte, Eure
 France
Région historique
Coordonnées
Carte

Il faisait partie des châteaux ducaux contrôlant l'Epte, frontière avec le domaine royal. Sous Henri II Plantagenêt, le château est considérablement fortifié. Après un temps de paix au XIIIe siècle, il est renforcé lors de la guerre de Cent Ans, durant laquelle il balance entre les camps anglais et français. Le château perd son intérêt stratégique au XVIe siècle, et son démantèlement est ordonné par le cardinal Mazarin en 1647 : le donjon est alors coupé en deux et une moitié est renversée par la sape.

Devenu progressivement une exploitation agricole, il reste cependant propriété de seigneurs jusqu'à la Révolution française. À l'époque moderne, le château demeure une figure du paysage historique eurois. Il est occupé entre 1941 et 1944 par l'armée allemande qui y installe un important relai radio.

Les vestiges bâtis et non bâtis de l'ensemble castral font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du . Le Châteauneuf-sur-Epte fait depuis 2015 l'objet de restaurations menées par l'association Héritage Historique.

Localisation

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Les vestiges du château se dressent sur le rebord du plateau du Vexin normand, au centre du bourg de Château-sur-Epte, dans le département français de l'Eure. Situé en aval de Gisors, le château surveillait à la fois la frontière franco-normande et son franchissement, à peu de distance, par la route de Paris à Rouen[1].

Le château actuel

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Description

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Le site est caractéristique des châteaux à motte et basse-cour ; il reprend le schéma dit en tenailles. L'enceinte de la basse-cour circulaire à deux tours-portes vient en effet se refermer sur la motte à tour maîtresse et chemise[2].

En 1997, le castellologue Jean Mesqui décrit le château comme tel :

« Le château a conservé sa structure du XIe siècle, constituée par une grande plate-forme fossoyée circulaire, d'environ 70 m de diamètre [dans laquelle se trouvait la basse-cour] ; à son raccordement avec le plateau est implantée, sur le point le plus élevé, une énorme motte tronconique de près de 50 m de diamètre au sol. Il s'agit d'un ensemble motte et basse-cour tout à fait spectaculaire, primitivement couronné de palissades et d'une tour en bois[3]. »

Intérieur : vue sur la grange, la tour-porte ouest, la muraille et le donjon.

Une source datant de 1903 précise que le matériau utilisé pour la construction est du calcaire travertin, « qui se forme ordinairement sous le sol des vallées par le dépôt de molécules calcaires sur les racines ou les débris de plantes, [et] ne se trouve pas dans la contrée : on ignore d'où l'on en a tiré une masse aussi considérable »[4].

La basse-cour accueille un pigeonnier, dont une première existence est attestée en 1412[5].

Jean-Olivier Guilhot, archéologue et conservateur en chef du service régional de recherches archéologiques de Picardie, et Marie-Pierre Feuillet, également conservatrice en service régional de l'archéologie, comparent Châteauneuf-sur-Epte au château de Freteval[6]. Pour eux, le château est « une transposition en pierre du château à motte »[6].

Pour l'archéologue Bruno Lepeuple, l'ouverture de la tour-porte ouest est postérieure à la construction du château. Il affirme que la première porte était la tour-porte est, ouverte vers le bourg. Pour lui, cette tour-porte telle qu'elle existe aujourd'hui aurait été construite sur une construction quadrangulaire antérieure, dont quelques restes subsistent. La tour-porte ouest telle qu'elle existe ne présenterait pas d'éléments de chronologie relative, c'est-à-dire qu'elle aurait été érigée à un moment coïncidant avec la reconstruction de la tour-porte est, sans être modifiée depuis[7].

Préservation et restauration du site

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Courant 2015, l'association Héritage Historique s'engage pour la préservation, la restauration et l'animation de la vieille forteresse qui tombait jusque-là en ruine. Dans la première année, l'association compte 37 membres et une soixantaine de bénévoles, qui commencent en 2016 par plus de six mois de défrichage[8],[9]. Le terrain était alors envahi par un trop-plein de végétation qui endommageait les espaces[10].

Suite à une une visite de la DRAC de Normandie et à la réalisation d'un diagnostic d'architectes et de relevés de géomètre, de premiers travaux de maçonnerie sont entamés en 2017[11]. Il sont suivis en 2019 par de gros travaux, comme la consolidation de la tour-porte ouest[10]. Des chantiers bénévoles sont menés en parallèle sur des parties du mur d'enceinte, à la base des tours et sur les toitures endommagées[12].

Les bénévoles ont la possibilité de participer aux chantiers le second week-end de chaque mois. L'association, en partenariat avec l'Union Rempart, organise également des chantiers d'été de deux semaines chaque mois de juillet et d'août depuis 2020[10],[13].

La restauration du château fait partie des projets retenus du loto du patrimoine 2020. Ainsi, en 2021, la Mission Patrimoine (déployée par la Fondation du patrimoine) octroie une aide d'un montant de 244 000 euros à l'association. Cette aide, qui concerne la restauration de la tour-porte ouest, de la courtine, de la muraille sud ainsi que du logis, est estimée à 30,88 % du coût total des travaux[14]. Les fonds permettent l'intervention de professionnels agréés monuments historiques apportant leurs compétences techniques, ou d'entreprises s'occupant des travaux lourds non réalisables par des bénévoles[15].

L'association propose des activités de reconstitution historique comme des campements et combats, et ouvre le château à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, à la demande de groupes ou à l'occasion de manifestations occasionnelles[16].

Le projet est d'ouvrir le site au public, avec en parallèle la tenue d'évènements comme des fêtes ou marchés médiévaux, ainsi que l'ouverture d'une ferme pédagogique et d'un centre culturel[17],[16]. Les travaux futurs visent la création d'un parcours de visite permettant aux visiteurs de passer de la tour-porte ouest à la cour noble en passant par le donjon[16]. Le but n'est pas de reconstruire le château comme il l'était quand il assumait encore une fonction défensive, mais plutôt de l'adapter à la visite : pour le donjon, par exemple, le projet est de permettre l'accès au premier étage afin d'offrir une vue sur l'ancienne frontière franco-anglaise[18],[19].

Histoire

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Fondation

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Le site sur lequel Châteauneuf-sur-Epte a été érigé s’appelait à l'origine Fuscelmont et était rattaché à l'abbaye de Saint-Denis[20]. La zone apparaît aussi sous le nom de Fuscelmont-sur-Epte, Fuscellimontem prope Ettam en latin[21]. Fuscelmont pourrait signifier « le mont des hêtres »[22] ou, plus vraisemblablement, « le mont des silex »[23]. Le mot fuscel serait en effet issu du mot focile, désignant les silex[23].

Sur ce terrain, Guillaume le Roux, roi d'Angleterre et fils de Guillaume le Conquérant, construit un premier château à la fin du xie siècle pour renforcer sa frontière de l'Epte[22]. Ce premier château prend place en limite entre le duché de Normandie et le royaume de France. Vers 1050-1060, une charte de l'abbaye de la Trinité-du-Mont de Rouen relative à des villages proches du site de Châteauneuf-sur-Epte est signée par un certain Hugues de Fuscelmont[23].

Moyen Âge

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XIIe siècle : la naissance d'une place forte

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Si Guillaume le Roux fonde un premier château sur le site, c'est Henri Ier d'Angleterre qui érige le château prenant le nom de Château-Neuf, comme le précise une charte datant de 1154 annonçant que « le Château-Neuf avait été élevé par Henri Ier sur la place de l'ancien château de Fuscelmont »[24]. La forme cylindrique que le château adopte serait apparue à cette époque[6]. Cette forme est un choix stratégique, puisqu'elle ne possède pas d'angle mort, est moins sensible aux béliers et projectiles et nécessite moins de maçonnerie[6]. Le château a comme avantage de bénéficier d'un puits, situé dans l'actuelle cour noble [25].

Au cours de prospections au niveau de l'église Saint Martin, située à 800 mètres du château, un mobilier céramique datant du Xe - début XIIe siècle a été mis au jour. Cette production pourrait avoir un lien avec la création du château[26].

En 1118, de nouvelles luttes intestines éclatent en Normandie, et Louis VI le Gros assiège le château en 1119[27]. Au quinzième jour de ce siège, apprenant qu'Henri Ier aurait brûlé la ville d'Evreux, il abandonne le site précipitamment, ne laissant que les huttes enflammées de ses soldats[28],[29]. Le château était alors défendu par Gautier Riblard, comme le raconte ce passage écrit en 1631 :

« Sur ces entrefaites Louys le Gros aſſiege le Chaſteau de Dangu […]. Dangu bruſlé, le Gros porte ſes armes deuant le Neuchaſtel, que Guillaume le Roux auoit fait baſtir à Fauſelmont prés d'Epte, ce deſſein ne fut regardé de la fortune, car le Capitaine Gautier Riblard & ses soldats, luy reſiſterent genereuſement & l'offencerent à coups de fléches, Enguerrand de Trie, en receut vne au deſſus de l’œil, laquelle luy oſta l'vsage de raiſon, puis en fin la vie. Quinze iours s'eſtoient paſſez en ces exercices de Mars, quand le Gros aduerty du malheur d'Eureux & ſollicité par Amaurry, leue le ſiege & retourne en France faire leuée de nouuelles forces, puis reuient à Andely. »

— Gabriel du Moulin, Histoire générale de la Normandie [30]

« Sur ces entrefaites Louis le Gros assiège le Château de Dangu […]. Dangu brûlé, le Gros porte ses armes devant le Neuchaftel [Château-sur-Epte], que Guillaume le Roux avait fait bâtir à Fuscelmont près d'Epte ; ce dessein ne fut pas regardé de la fortune, car le Capitaine Gautier Riblard et ses soldats lui résistèrent généreusement et l'offensèrent à coups de flèches, Enguerrand de Trie en reçut une au-dessus de l’œil, laquelle lui ôta l'usage de raison, et enfin la vie. Quinze jours s'étaient passés en ces exercices de Mars, quand le Gros averti du malheur d'Evreux et sollicité par Amaury, lève le siège & retourne en France faire lever de nouvelles forces, puis revient aux Andelys. »

— Transposition au français moderne, Histoire générale de la Normandie [30]

En , Henri II Planagenêt alors duc de Normandie cède le Vexin normand à Louis VII.

De 1138 à 1153, l'Anarchie anglaise jette le trouble sur la relation entre le pouvoir anglais et le pouvoir normand, allégeant la pression entre la France et la Normandie, et de fait, le Vexin. C'est une période relativement calme pour le château. En août 1151, Henri II Planagenêt, alors duc de Normandie, cède le château (ainsi que le reste du Vexin normand) à Louis VII. Parmi les châteaux et forteresses du territoire, le document d'abandon mentionne le château sous le nom de « Château-Neuf »[31].

En 1153, Louis VII donne le site à l'abbaye de Saint Denis[23],[32],[22]. Le but de ce don est d'extraire le château de l'influence de l'évêché de Rouen, qui était alors contrôlé par le roi d'Angleterre[31]. De fait, le château est parfois nommé Châteauneuf-Saint-Denis[33].

En 1154, Louis VII accorde au village autour du château le droit de tenir un marché chaque vendredi. Selon Laurence Bougant, cette faveur vise « à donner de l'importance à cette place forte et à permettre l'accroissement du village », ce qui montre « l'enjeu politique de Château-sur-Epte avec sa position stratégique en tant que château frontière »[31]. Le village et le château, érigés à peu près à la même époque, étaient en effet étroitement liés et interdépendants[34]. En 1154, une charte d'Hugues III d'Amiens, archevêque de Rouen, accorde à la demande de l'abbé de Saint-Denis, Eudes, la protection de l'Église à ceux qui fréquenteront le marché établi par le roi cette même année[24],[35].

L'apparition d'un bourg castral autour du château est, pour l'archéologue Bruno Lepeuple, une typologie courante pour l'époque et la région. Elle s'explique par la volonté de la population de fuir l'insécurité et de se rapprocher de places fortes[36]. Il montre d'ailleurs que les terminologies utilisées lient la création du bourg à celle du château, puisqu'on appelle le château castrum et le bourg castellum[7]. Il révèle également la probable existence d'un moulin à eau en contrebas du bourg, preuve de l'activité économique engendrée par le château et, en conséquence, par le bourg[37].

Vers 1180, le château est renforcé sous l'impulsion d'Henri II Plantagenêt. Il était en effet repassé du côté anglais en 1160 à la suite du mariage de son fils Henri le Jeune avec Marguerite de France : en guise de dot, Henri II reçut les forteresses de Gisors, de Neaufle et de Châteauneuf-sur-Epte[38]. Au moins deux périodes de travaux ont lieu, en 1180 et 1184[34], au cours desquelles Henri II restaure et fortifie le château[39]. Il est possible qu'il ait été à l'initiative de l'ajout d'une herse, de mâchicoulis et d'une forme d'ogive à l'archivolte à la porte principale, ainsi que de la création de la tour-porte ouest et du fossé intérieur[40]. En 1184, d'importants travaux sont réalisés pour une somme de plus de 300 livres. Les mentions faites dans les comptes de l'échiquier pointent vers un renforcement des défenses entourant le donjon, un remaniement de l'articulation entre la motte et ses cours, et indiquent que divers bâtiments, ainsi que la chapelle du château, sont rénovées[41]. Cette chapelle castrale, qui ne subsiste pas au XXIe siècle, est un élément intrigant. La taille des chapelles castrales variait généralement en fonction de la taille du château, pouvant ainsi aller d'un « simple oratoire ménagé dans une construction à un édifice indépendant »[42].

En 1192, au retour de la troisième croisade, Philippe-Auguste prend une partie de la région dont faisait partie le château[24],[39]. En 1196, dans un contexte de fortes tensions entre les deux souverains, une convention entre Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion est signée :

« Au nom de la Très-Sainte-Trinité, Philippe, par la grâce de Dieu, roi des Français, faisons savoir que la paix vient d'être conclue entre notre ami Richard, illustre roi des Anglais, et nous. […] Nous lui abondonnons  [sic] ainsi qu'aux héritiers mâles qu'il aura de sa femme, Gisors, le Château-Neuf autrefois Fuscelmont et le Vexin, mais s'il meurt sans enfant mâle, tous ces domaines feront retour au duché de Normandie et si le roi d'Angleterre laisse plusieurs enfants mâles, nous voulons que l'aîné tienne de nous tout ce qu'il possédera et devienne notre vassal […][43]. »

Philippe-Auguste, ayant récupété le Vexin, rend le Châteauneuf-sur-Epte à l'abbaye de Saint-Denis. Cette dernière l'échange avec Thibaut de Garlande contre la gruerie de la forêt d'Arthie[43],[43],[44]. Thibaut de Garlande est un vassal du roi de France : il prête hommage lige au roi, ce qui garantit que le château reste du côté français[42]. À cette époque, la Normandie ayant été intégrée au domaine royal, le château perd temporairement son intérêt défensif[42].

XIIIe siècle

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À la mort de Thibaut de Garlande en 1210, son frère Guillaume hérite du château. Ce dernier revient ensuite à la fille de Guillaume, Jeanne, épouse de Guy le Boutellier puis, en secondes noces, de Jean de Beaumont[45].

Le Pouillé d'Eudes Rigaud, en 1237, précise que l'église du village attenant au château était déjà dédiée à saint Martin[5]. Les habitants du village se plaignent d'ailleurs de l'éloignement de cette église, qui se trouve à l'écart du village, dans des champs, ainsi que des actes de vandalismes qu’elle subit[45]. La seigneurie du Châteauneuf avait par ailleurs le contrôle sur la paroisse de l'église Saint-Martin, même si le seigneur disposait d'une chapelle à l'intérieur du site castral[45]. L'éloignement de l'église (actuelle chapelle Saint-Martin) s'explique par la localisation du premier village, Fuscelmont (XIe siècle), qui se trouvait alors au niveau du cimetière[46].

XIVe – XVe siècles : la guerre de Cent Ans

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Le château a de nouveau un rôle actif durant la guerre de Cent Ans. Balançant entre plusieurs seigneurs, il est alors renforcé.

En 1341, le château est toujours habité par la famille de Beaumont. Un acte du Parlement de Paris datant de 1341 raconte que Jeanne de Courcelles, alors dame de Châteauneuf-sur-Epte et veuve du chevalier Louis de Beaumont, avait demandé la dessaisie de ses héritages en faveur de ses enfants. Ce qu'elle présentait comme une preuve d'affection envers son défunt mari fut refusé car ses enfants étaient mineurs, et elle fut ressaisie de ses biens[47]. L'Histoire généalogique d'Anselme de Sainte-Marie mentionne Louis de Beaumont : « seigneur de Clichy et de Courcelles la Garenne près de Paris, maréchal de France »[48].

Plan de la cour noble en 1867.

Charles le Mauvais prend le château en 1350, puis le perd temporairement aux mains du maréchal de Boucicaut[39]. Le château revient dans les mains anglo-navarraises, et le comte Guillaume de Maçon y est tenu prisonnier pendant quatre mois, entre 1358 et 1359[49]. Charles le Mauvais quitte définitivement le site en 1361, au profit des Français. Cette occupation par les Français est courte, car le royaume de Navarre reprend le château en 1364[39].

Dans un document daté de juillet 1363, on apprend que le domaine du château englobe le « chastel, ville et manoir, […] l'église de la ville et de la chapelle dudit chastel, les terres, prés, bois et vignes en dépendant, en plus de deux moulins »[50].

Après avoir été récupéré par les Français en 1364[5], le château est propriété de la famille de La Porte dès le début du XVe siècle. Un aveu de Jean de La Porte (2e du nom) de 1412 donne des précisions sur l'état du château. On y apprend que le site comprenait, entre autres, un colombier à pied, des granges et le presbytère de l'église Saint-Martin, lesquels se trouvaient probablement dans la basse-cour du château[49].

Le château, aux côtés de celui de Gisors, tombe aux mains des Anglais après la bataille d'Azincourt[5]. En 1422, le château est assiégé par les ducs d'York Richard Plantagenêt et de Bedford Jean de Lancastre[39]. Il est pris d'assaut en 1437 par l'Anglais John Talbot accompagné d'une troupe comptant notamment 200 lances[51],[29].

Le château redevient français à la fin de la guerre[5]. En 1456, il est toujours dirigé par la famille de La Porte, en l'occurrence le seigneur Philibert de La Porte[29].

XVIe – XVIIIe siècles : la fin d'un château seigneurial

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Famille de Neufville

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Conservé dans la famille de La Porte, devenu propriété de Philippe de La Porte (veuve de Charles du Bosc) qui accumule probablement des dettes, le château est saisi en 1586 puis racheté en 1587 par Nicolas de Neufville[52],[53]. Le château reste propriété des de Neufville pendant près de 140 ans[49].

En 1602, Nicolas IV de Neufville passe un aveu de la seigneurie dans lequel il décrit le château comme « un corps de logis, grange, colombier à pied, écuries, bergeries et autres bâtiments, le tout clos et enceint de hautes murailles avec les autres édifices démolis et ruinés à cause des guerres passées, avec pont levis »[54]. On y apprend aussi que lui seul a le droit de pêcher en la rivière de l'Epte, et qu'il reçoit de nombreuses rentes de diverses natures. Cette description confirme que le château a alors principalement le rôle de ferme[55]. En 1682, un aveu de Nicolas V, similaire à celui de Nicolas IV, liste « un château composé d'anciennes tours, corps de logis, chambres, salles, granges, écuries, bergeries, colombiers à pied, pressoir, étables […] »[56], montrant l'apparition d'un pressoir et d'étables au château.

De 1685 à 1730, le seigneur du château est François de Neufville[49],[57]. Il est peu probable qu'il ait jamais visité le château : à cette époque, celui-ci est en effet occupé par un fermier, Jean Paul Guesnier, qui succédait à Pierre Sevestre, lui-même installé au château au XVIIe siècle. En échange de l'usufruit des terres, moulins et autres terrains, Guesnier est chargé d'entretenir les couvertures des logis et de payer les officiers de justice résidant au château[58].

Famille Guyard

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Le dernier seigneur de Neufville à Châteauneuf est Nicolas VI de Neufville, petit-fils de François, qui vend le château en 1732 à Jean Guyard, conseiller du roi[59]. L'acte d'acquisition précise que les bâtiments sont en si mauvais état qu'il convient d'y faire « incessamment » des réparations. Le conseil est probablement appliqué car Guyard, qui ne réside pas au château, loue l'espace à un fermier et a alors tout intérêt à remettre les bâtiments agricoles en état[60].

Famille de Boisdenemetz

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À la mort de Guyart en 1741, sa fille unique hérite du château. Elle est mariée au marquis Claude Daniel de Boisdenemetz, décédé en 1790[61],[49]. La famille Daniel de Boisdenemetz tire son nom d'un bois d'Authevernes, une commune limitrophe de Château-sur-Epte et dont les Daniel de Boisdenemetz étaient seigneurs depuis 1216[62]. Ce bois fut en effet nommé bois d'Annemetz puis bois de Nemetz, nom d'après lequel est nommé un château d'Authevernes construit au XVIIIe siècle[63]. Les Daniel de Boisdenemetz sont ainsi des seigneurs locaux d'extraction chevaleresque, comme Claude qui est chevalier, reçu comme écuyer de la Reine en 1733 puis Lieutenant-Général[64]. Il est le dernier seigneur du Châteauneuf-sur-Epte[49].

De château à ruine

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Comme ailleurs, le château n'étant plus nécessaire à partir du XVIe siècle, son démantèlement aurait finalement été ordonné par le cardinal Mazarin en 1647[65],[66]. Le donjon est coupé en deux, et une moitié est renversée par la sape[67]. C'est au XVIIe siècle que le site prend véritablement le nom de Château-sur-Epte, nom qu'il garde jusqu'en 2015[68].

 Gravure en noir et blanc représentant le donjon de Châteauneuf-sur-Epte, en ruines. La partie droite est effondrée. Un homme se tient de dos au premier plan. Il porte un haut de forme et un carton à dessin.
Cicéri, Ruines du Château sur-Epte, XIXe siècle.

À la Révolution, le château ruiné est saisi puis vendu. Il passe par deux propriétaires et est racheté en 1803 par Jeanne Elisabeth Borel de Clarbel, veuve de Boisdenemets, à qui le château avait été confisqué en 1795[69].

Le château, qui fait alors office d'exploitation agricole, ne reste cependant pas longtemps dans la famille. Il est vendu en 1812, puis change de propriétaire suite à une mise en licitation en 1856[49],[70]. L'annonce d'adjucation du « domaine de Château-sur-Epte », pour le samedi , offre quelques précisions sur le site. On y apprend que les bâtiments d'habitation et d'exploitation seraient en très bon état, « élevés sur les restes d'un ancien château-fort, entourés de fossés d'eau vive ». Le terrain était assorti d'environ 114 hectares de terres labourables et prés, de 42 hectares de bois d'un seul tenant, et d'une île créée par l'Epte[70].

Dessin du donjon de Chateauneuf-sur-Epte, vu du sud. On distingue le reste du donjon et la chemise de défense.
Le donjon en 1867.

Un texte datant de 1860-1861 décrit l'état du château :

« Le lierre assiège les murailles et en comble toutes les brèches des jets de sa végétation. Les longs bâtiments de la ferme se sont adossés au rempart d’enceinte du côté septentrional. Vis-à-vis, au sud de la cour, subsiste une seconde enceinte quadrangulaire entourée d’un fossé profond ; c’est là qu’est retranché le château et qu’il se déploie avec ses vastes constructions, sa cour d’honneur, aujourd’hui plantée en jardin, sa chapelle et ses dépendances. Un couloir fortifié conduit au donjon, tour puissante et gigantesque faisant saillie au sud-ouest et assise sur une motte artificielle. Ce donjon, presque inexpugnable, conserve plusieurs étages voûtés, et on voit les restes de la chemise crénelée et munie de mâchicoulis qui le protégeait du côté de la campagne[71]. »

Une source de 1896 décrit la tour-porte ouest : « L'ogive et les contreforts de cette porte subsistent encore, ainsi que la partie qui servait au jeu de la herse, les entailles où venaient s'enclaver les membrures du pont-levis, et même les écussons accompagnés de leurs supports qui ornent chacun des contreforts. Dans les tenants des armoiries nous avons cru reconnaître des sirènes. Le léopard qui allonge sa patte vers l'écu est très bien conservé. »[72]. Ces détails ne subsistent plus aujourd'hui. La source décrit également le donjon comme mesurant 25 m de haut[72].

XXe siècle

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Dès la fin du XIXe siècle et au cours du XXe siècle, le château passe par plusieurs propriétaires et garde ses fonctions agricoles[73].

Fêtes du millénaire normand

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En 1911, la région célèbre 1000e anniversaire de la fondation du duché de Normandie par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en organisant les « fêtes du millénaire normand ». La ville de Rouen, par exemple, organise ses propres festivités : défilé historique avec chars et costumes, feu d'artifice, congrès, expositions, joutes nautiques[74]...

Ces fêtes débutent le à Saint-Clair-sur-Epte, en présence de 420 Normands venus de la région et de Paris ainsi que de plusieurs représentants et maires, dont celui de Château-sur-Epte, M. Hervé. Après un discours et un banquet, une plaque est inaugurée. Les évènements sont relayés par des journalistes venus de Suède, de Norvège et du Danemark[75].

La journée est close par une excursion à Châteauneuf-sur-Epte, à laquelle se joignent pas moins de 1 500 personnes. La société historique du Vexin indique que le propriétaire du château, Jean Méry de Bellegarde, y fait flotter un drapeau normand et l'aménage pour l'occasion[76]. Le Journal de Rouen du raconte la fin de journée :

« Elle a encore fort bon air cette ancienne place forte qui commandait alors à toute la vallée et défendait si bien le duché de Normandie ; ses murs d'enceinte avec leurs deux portes, ses fossés et les ruines de la vieille tour sur laquelle flottent pour la circonstance le drapeau de Rollon, ont un caractère imposant.

Elle offrait d'ailleurs pour cette journée de dimanche une promenade splendide qu'ont mise à profit les excursionnistes en nombre considérable venus assister aux fêtes de Bordeaux et de Saint-Clair. On évaluait, en effet, à plus de 1 500 le nombre des personnes qui s'y sont rendues et dont beaucoup ont tenu à monter à la tour : ce fut un des gros éléments du succès de la journée.

Dans l'enceinte, un concert est donné par la musique d'Écos, qui s'est prodiguée toute la journée ; puis, sur la demande de M. Hervé, maire de Château-sur-Epte, M. Louis Régnier, le savant archéologue bien connu, fait une causerie des plus intéressantes sur les origines et les développements de la forteresse. Il raconte quelques-uns des événements dont elle fut le théâtre. Bâtie en 1097 par Guillaume-le-Roux, elle cessa de paraître dans l'histoire vers 1418, pendant l'occupation anglaise.

Après cette causerie qui fut très applaudie, un nouveau concert a lieu au cours duquel on entendit la plupart de nos vieux airs normands toujours si populaires. Par ce temps splendide, personne n'était pressé de rentrer chez soi ; aussi la soirée, aux Bordeaux comme à Saint-Clair, fut-elle des plus animées.

Aux Bordeaux, les infatigables musiciens d'Écos donnent un dernier concert ; les fêtes foraines battent leur plein.

À Saint-Clair, les Normands de Paris banquètent à nouveau et un feu d'artifice clôt cette belle journée de fêtes dont on gardera longtemps le souvenir sur les bords de l'Epte[77]. »

Entre-deux guerres

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En 1925, le château est acheté par Pierre Alexis Prévot. L'agriculteur de 25 ans est le premier propriétaire depuis de nombreuses années à exploiter les terres par lui-même[78]. Il revend cependant rapidement le château, en 1930, à l'ingénieur Henri Personne qui engage comme régisseur pour la ferme un certain Léon Caillaud[79],[78].

Au début des années 1930, l'archéologue amateur Paul Destouches trouve un racloir en silex à l'occasion de quelques fouilles effectuées dans les fossés du château[80].

Seconde Guerre mondiale

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Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 1941 et 1944, le château est utilisé par la Wehrmacht, qui y installe un poste de transmission doté d'une antenne émettrice haute de plusieurs dizaines de mètres[81],[82]. Une garnison reste dans le village et côtoie les habitants[81]. Entre le 10 et le , le soldat allemand Helmut Linder, technicien radio dans le 56e Nachrichten Regiment, prend une série de sept photographies du château occupé. On y voit notamment, dans un abri en face du château, un camion Krupp L3H163 servant aux transmissions radio.

En 1944, pendant quelques jours, le château est occupé par le poste de commandement de la 49e division d'infanterie de la Wehrmacht (dirigée par le général Macholz)[81]. À la toute fin du mois d'août, les troupes du lieutenant Brian Horrocks (XXXe corps britannique) entament la reconquête du Vexin Normand. Se dirigeant vers Gisors, les troupes britanniques passent par Château-sur-Epte le avant d'arriver à Dangu le soir même[83]. Jean-Michel Prosurka, le fils d'un habitant du village, raconte : « En allant chercher du pain à Berthenonville, Wladimir Prosurka se fait attraper par une patrouille allemande, on lui fait comprendre de dégager vite-fait ! De retour au château-fort, peu de temps après une jeep de reconnaissance apparaît ; un lieutenant portant de belles moustaches blondes parlant bien français lui lance : « où sont les Fritz ? ». Wladimir leur indique le bois de la Motte en direction d'Authevernes.[81].

Seconde moitié du XXe siècle et abandon du site

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En 1968, la famille Bonaldi rachète le château. La famille Caillaud, qui avait été engagée dans les années 1930 par Henri Personne pour régir la ferme, continue à occuper le site[84].

En 1974, un incendie ravage une grande partie des communs et du logis et laisse de nombreux bâtiments fragilisés et en mauvais état[85]. En 1978, une partie des fossés sont remblayés[85]. En janvier 2001, la section nord de la chemise de défense s'effondre[85].

Le Châteauneuf-sur-Epte est définitivement abandonné après sa vente en 2009. À cette date et en échange du rachat des terres qu'elle exploitait, la famille Caillaud s'engage en effet à quitter le château[86]. Le château est par la suite acheté par des propriétaires résidant à Paris et n'est donc plus habité. Les nouveaux propriétaires remettent en état le pigeonnier[86], mais le site n'est pas entretenu et se transforme en friche[86].

Protection

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L'initiative d'une première protection au titre des monuments historiques vise les restes du château. Mais l'arrêté du est annulé[87]. Le , les ruines sont inscrites par arrêté en tant que site naturel[88]. La vallée de l'Epte a par arrêté été déclarée site classé le [87]. Sous l'impulsion de la famille Bonaldi, le château est classé au titre des monuments historiques en 1998[86].

Bibliographie

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Ouvrages

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  • Félicie (d') Ayzac, Histoire de l'abbaye de Saint-Denis en France, t. 1, Paris, Imprimerie impériale, 1860-1861 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Laurence Bougant, Château-sur-Epte : étude historique et archéologique, t. I : Etude générale (Mémoire de Maîtrise Histoire de l'Art et Archéologie, sous la direction de Dany Sandron), Paris, Université Paris IV-Sorbonne, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • José Gilles, La forteresse de Château-sur-Epte - La résurrection d'une sentinelle médiévale, Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, , 76 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Olivier Guilhot et Marie-Pierre Feuillet, Anse, château des Tours : origine et évolution d'un point fort de la seigneurie de l'église de Lyon, Lyon, Direction des antiquités historiques Rhône-Alpes, .
  • É. de Magny (dir.), Nobiliaire de Normandie / publ. par une société de généalogistes, avec le concours des principales familles nobles de la province., vol. 2, Paris, Imprimerie de AD. R. Lainé et J. Havard, 1863-1864 (lire en ligne).
  • Jean Mesqui, Châteaux forts et fortifications en France, Paris, Flammarion, , 493 p. (ISBN 2-08-012271-1), p. 111-112. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Bruno Renoult et Sébastien Leroy, Vernon Tête de Pont 1944 - La Roche Guyon Kommandantur, À compte d'auteur, .
  • Société française d'archéologie, Bulletin monumental / publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques ; et dirigé par M. de Caumont, Paris, Société française d'archéologie, (lire en ligne).
  • Société historique et archéologique du Gatinais, Annales de la Société historique & archéologique du Gâtinais, Fontainebleau, Impr. E. Bourges, (lire en ligne).

Chapitres d'ouvrage

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  • Dieudonné Dergny, « Les ruines de la forteresse de Chateau-sur-Epte », dans La Normandie monumentale et pittoresque, première partie, Le Havre, Lemale, (lire en ligne), p. 183 - 186.
  • F.-C. Lavalée, « Le canton d'Écos », dans La Normandie littéraire, Rouen, (lire en ligne), p. 222 - 228.
  • Bruno Lepeuple, « Du château au bourg castral en Vexin normand (XIe – XIIe siècle) », dans Anne-Marie Flambard Héricher, Jacques Le Maho, Château, ville et pouvoir au Moyen Âge, Caen, Publications du CrAHM, (ISBN 978-2902685837), p. 13 - 40.

Articles

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  • Nicolas Denoyelle, « À la frontière du duché de Normandie, ces bénévoles restaurent un château du XIe siècle », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  • Mariam Fournier, « À Château-sur-Epte, la restauration du château boostée par la mission Bern », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne).
  • « Un château… tout neuf ? », Le démocrate vernonnais,‎ , p. 27 (lire en ligne [archive du ]).

Sources

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  • Gabriel (du) Moulin, Histoire générale de Normandie, contenant les choses mémorables advenues depuis les premières courses des Normands païens, tant en France qu'aux autres pays... jusques à la réunion de la Normandie à la couronne de France, Rouen, J. Osmont, (lire en ligne).

Notes et références

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Références

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  1. ↑ André Châtelain, L'évolution des châteaux forts dans la France au Moyen Âge, Éditions Publitotal, , 319 p., p. 44.
  2. ↑ Jean Mesqui, Châteaux et enceintes de la France médiévale : De la défense à la résidence, t. 1. Les organes de la défense, Paris, Éditions Picard, , 2e éd. (1re éd. 1991), 376 p. (ISBN 978-2-7084-0961-3), p. 29.
  3. ↑ Mesqui 1997, p. 111.
  4. ↑ Lavalée 1903, p. 228.
  5. 1 2 3 4 5 Lavalée 1903, p. 227.
  6. 1 2 3 4 Guilhot et Feuillet 1985, p. 22.
  7. 1 2 Lepeuple 2012, p. 28.
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  9. ↑ « Un château… tout neuf ? » 2016, p. 27.
  10. 1 2 3 Fournier 2021.
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  12. ↑ Gilles 2026, p. 74.
  13. ↑ Gilles 2026, p. 73.
  14. ↑ « Patrimoine : la Mission Bern dévoile ses aides financières pour sauver cinq monuments normands », sur Paris-Normandie, (consulté le ).
  15. ↑ Gilles 2026, p. 75.
  16. 1 2 3 Gilles 2026, p. 73-74.
  17. ↑ Un château… tout neuf ? 2016, p. 27.
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  20. ↑ Lavalée 1903, p. 224.
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  28. ↑ Société historique et archéologique du Gatinais 1912, p. 3 - 4.
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  31. 1 2 3 Bougant 2001, p. 15.
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  75. ↑ « Le millénaire normand à Saint-Clair-sur-Epte », Journal d'Évreux et du département de l'Eure : politique, vol. 29, no 44,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  76. ↑ Jules Malathiré, René Salles, Louis Passy, Joseph Depoin et Germain Lefèvre-Pontalis, La Société historique du Vexin et le millénaire normand, Pontoise, Bureaux de la Société historique, (lire en ligne), p. 15.
  77. ↑ « Les fêtes du millénaire de Normandie aux Bordeaux-de-Saint-Clair », Le journal de Rouen, vol. 150, no 150,‎ , p. 5 (lire en ligne).
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  79. ↑ Sites & monuments, Bulletin de la Société pour la protection des paysages de France, Paris, Imprimerie Chaix, , p. 240.
  80. ↑ Gilles 2026, p. 62-63.
  81. 1 2 3 4 Renoult et Leroy 2019, p. 217.
  82. ↑ Gilles 2026, p. 64.
  83. ↑ Jac Remise, Libération 44 dans le Vexin normand, Luneray, Éditions Bertout, (lire en ligne), p. 25.
  84. ↑ Gilles 2026, p. 65.
  85. 1 2 3 Bougant 2001, p. 67.
  86. 1 2 3 4 Gilles 2026, p. 66.
  87. 1 2 « Ensemble castral », notice no PA00099372, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  88. ↑ « Les ruines du château », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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