Château de Mayac
Le château de Mayac est un château situé au lieu-dit du Bourg, sur la commune de Mayac, dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
| Type |
Château |
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| Destination initiale |
Demeure seigneuriale |
| Destination actuelle |
Propriété privée ; hébergement touristique |
| Pays |
France |
|---|---|
| Région | |
| Département | |
| Commune | |
| Adresse |
Le Bourg |
| Région historique |
| Coordonnées |
|---|
Ancienne demeure seigneuriale liée à la famille d'Abzac, il est documenté dans les sources généalogiques et archivistiques à partir de la fin du XVe siècle et au XVIe siècle. L'édifice actuel résulte de transformations importantes. Il est aujourd'hui une propriété privée, partiellement utilisée comme hébergement touristique.
Localisation
modifierDans le quart nord-est du département de la Dordogne, en Périgord central, le château de Mayac est situé dans le petit bourg de la commune de Mayac, dans la vallée de l'Isle[1] qui borde le domaine au nord et à l'ouest.
Histoire
modifierSeigneurie de Mayac et famille d'Abzac
modifierLe château est associé à la branche de Mayac de la famille d'Abzac. Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles mentionne Guillaume d'Abzac, cinquième fils de Guy d'Abzac et d'Agnès de Montlouis, comme seigneur de Mayac et de Limeyrac. Il signale notamment un accord du 12 février 1480 ou 1481 par lequel les biens de Mayac lui demeurent, ainsi qu'une promesse faite par Guy d'Abzac de lui faire bâtir une maison à trois étages, avec tour et salle[2].
Au XVIe siècle, Pierre d'Abzac de Mayac reçoit le château de Mayac et ses dépendances par un accord du , confirmé le . Il fait son testament au château le , tandis que Marguerite de Salignac y avait fait le sien le [2].
François II d'Abzac de Mayac, seigneur de Mayac et de Limeyrac, rend hommage en janvier 1583 pour sa maison noble de Mayac et ses dépendances. La même période voit la consolidation des droits seigneuriaux attachés à Mayac[2].
Au XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV, Mayac est présenté comme « l'un des lieux les plus brillants et les plus mondains du Périgord », où « la noblesse éclairée tenait un véritable salon littéraire », dans « ce petit Versailles périgourdin »[3].
En 1760, la seigneurie dispose du droit de haute justice sur la paroisse de Mayac[4].
Archives et domaine
modifierLe fonds d'Abzac conservé aux archives départementales de la Dordogne comprend plusieurs dossiers relatifs à Mayac. Le répertoire de la sous-série 2 E mentionne notamment des « biens à Mayac », des titres de propriété, le catalogue de la bibliothèque du château pour la période de l'an XI à 1825, ainsi que des documents relatifs à la branche de Mayac : généalogie, affaires de succession, inventaire du château de Mayac, titres de propriété et rentes constituées, pour la période allant de 1699 à l'an VI[5].
En 1948, le Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord mentionne une lettre de M. Du Cheyron, propriétaire du château de Mayac. Le compte rendu rattache alors le site au souvenir du chevalier d'Aydie et de la famille d'Abzac, et indique que la Société émet le vœu que l'ensemble formé par le château, le parc et l'église de Mayac soit inscrit à l'inventaire des sites pittoresques[6].
Une communication publiée en 1991 porte sur l'historique du château de Mayac et sur la tentative de restitution de son état antérieur aux importantes transformations de l'édifice[7].
Château de Sarazac
modifierLe château de Sarazac, orthographié « Sarrazac » dans plusieurs publications historiques, est une ancienne demeure distincte du château de Mayac, située sur le territoire de la commune. Le site est rattaché à la branche de Mayac, Limeyrat et Sarrazac de la famille d'Abzac. Son existence à Mayac est attestée en 1939 sous la forme « château de Sarrazac »[8].
Après son retour d'émigration en 1802, Pierre-Marie d’Abzac réside au château de Sarrazac jusqu'à l'abdication de Napoléon Ier[9]. Il ne subsiste de l'ancien château qu'une tour[10].
Architecture et éléments anciens
modifierLe château de Mayac est un logis du XVIIIe siècle[10] de forme rectangulaire, long de près de 50 mètres. Sa façade sud présente un avant-corps à fronton triangulaire, des pilastres et des gargouilles. La façade nord est flanquée de deux tours du XVIIe siècle[10].
L'état actuel du château résulte de remaniements importants. En 1964, une visite effectuée à la demande de M. Du Cheyron signale, dans une ferme dépendant du château, un souterrain ou un cellier mis au jour à la suite de l'effondrement partiel d'une étable. Le compte rendu décrit une voûte en pierres plates et mentionne des fragments de balustres prismatiques du XVIe siècle, considérés comme provenant vraisemblablement de l'ancien château[11].
Les photographies contemporaines montrent un ensemble bâti situé près du bourg, organisé autour de façades et de dépendances, dans un environnement de parc et de rivière[1].
- L'avant-corps et le fronton de la façade sud.
- Détail du fronton.
- La façade nord et ses deux tours, au bord de l'Isle.
Situation actuelle
modifierLe château est une propriété privée. La fiche touristique départementale le présente comme un logement aménagé dans une ancienne ferme, avec parc, rivière, cinq chambres et une capacité d'accueil de dix personnes[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 « Le Château de Mayac », sur Dordogne Périgord Tourisme (consulté le ).
- 1 2 3 Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la Couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, Paris, Chez l'auteur, 1822-1833 (lire en ligne), notice « d'Abzac ».
- ↑ Jean-Luc Aubarbier, Michel Binet et Guy Mandon, Nouveau guide du Périgord-Quercy, Luçon, Ouest-France, , 441 p. (ISBN 2-85882-842-3), p. 242-243.
- ↑ Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (L-Z), article « Mayac », 1873, sur guyenne.fr, consulté le .
- ↑ Noël Becquart, Répertoire numérique de la sous-série 2 E : Titres féodaux, titres de famille. Tome II, Périgueux, Archives départementales de la Dordogne, (lire en ligne), fonds d'Abzac.
- ↑ « Séance du jeudi 8 janvier 1948 », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, , p. 5 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, t. 118, , p. 514 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Demoiselles du Périgord élèves de la Maison royale de Saint-Cyr (1686-1793) », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, , p. 83-84 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Marcel Berthier et Robert Girardet, « Pierre et Jean d'Abzac : deux maîtres périgourdins de l'équitation française », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, t. 123, , p. 66-67 (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, Luçon, éditions Sud Ouest, , 316 p. (ISBN 2-87901-221-X), p. 266.
- ↑ « Séance du jeudi 5 mars 1964 », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, , p. 11 (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean-Luc Aubarbier, Michel Binet et Guy Mandon, Nouveau guide du Périgord-Quercy, Luçon, Ouest-France, 1987, 441 p.
- Noël Becquart, Répertoire numérique de la sous-série 2 E : Titres féodaux, titres de famille. Tome II, Périgueux, Archives départementales de la Dordogne, 1961.
- Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la Couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, Paris, chez l'auteur, 1822-1833.
- Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, Luçon, éditions Sud Ouest, 1996, 316 p.