Château de Melzéard

château à Paizay-le-Tort (Deux-Sèvres)

Le château de Melzéard (Melzéar, Melzéart) désigne un domaine implanté sur la commune de Melle, dans le département des Deux-Sèvres, en région Nouvelle-Aquitaine. Il comprend une vaste demeure de maître du XIXe siècle ruinée par un incendie en 1993. Y figure intact un donjon original du XVe siècle.

Château de Melzéard
Présentation
Type
Reconstruction
Commanditaire
Propriétaires
Patrimonialité
État de conservation
partiellement détruit ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Localisation
Altitude
106 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Carte

Le domaine est partiellement inscrit au titre des monuments historiques depuis 2004.

Localisation

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Le château se situe au nord du périmètre de l'ancienne commune de Paizay-le-Tort[1], desservi par la rue de Melzéard, sur une proéminence que longe par le sud la rivière de La Légère[1]. Le château est plongé au sein d'un épais espace boisé. Une haute grille située sur la droite d'une ancienne conciergerie marque l'ancienne entrée officielle du domaine.

Description

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Le château de 1885 est de plan régulier en H, à toit à longs pans et croupes sur les deux ailes. Un escalier intérieur est à retours à jours. Le donjon est de plan circulaire à toiture conique et les étages sont desservis par un escalier en vis. Les écuries sont de plan régulier en H et deux conciergeries sont couvertes en ardoise. La chapelle suit un plan pentagonal et son rez-de-chaussée est voûté d'ogives; un escalier droit donne accès à la crypte ; sa toiture est conique et la couverture en tuile plate.

Historique

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Le donjon et la tour transformée en chapelle datent du XVe siècle. Le soubassement de la tour plus petite, à l'est du donjon, a été aménagé en chapelle entre les XVe et XVIe siècles. D'autres tours confortaient l'enceinte contre laquelle venaient s'appuyer les bâtiments de communs et d'habitation, l'ensemble formant une cour rectangulaire dont l'ouverture s'effectuait à l'est. Le logis rectangulaire doté de tours carrées (antérieur au XVIe siècle, réaménagé au XVIIe siècle et à la veille de la Révolution) avait sa façade antérieure ouverte à l'est. Une aile en retour d'équerre reliait le logis au donjon. Devant l'entrée principale se trouvait un pigeonnier construit avant la fin du XVIIe siècle. Entre 1780 et 1832, le corps de logis a été allongé au nord, à la place de la tour démolie et devenue pavillon. Les communs reliant le logis au donjon, ainsi que ceux à l'est de la cour ont été démolis. Les communs qui fermaient le côté nord de la cour ont été prolongés vers l'est et une nouvelle orangerie et une grange ont été construites dans le jardin. La dernière campagne de travaux a complètement remodelé le domaine en 1885. Le logis et une partie des dépendances sont démolis. L'architecte Ojam[1] reconstruit un nouveau logis, accompagné de dépendances et d'un parc. En , le corps central du château du XIXe siècle est ravagé par un incendie qui détruit la toiture. Dans le dernier quart du XXe siècle, les bâtiments dépendant du domaine ont été vendus par lots[2].

Le donjon a été bâti vers 1419 pour Pierre Frotier, sénéchal du Poitou[3]. En 1452, le roi Charles VII lui octroie par lettres patentes le droit de haute, moyenne et basse justice. En 1470, Prégent Frotier vend la seigneurie de Melzéard à Guyon de Puygirault qui a aménagé une chapelle dans une tourelle de l'enceinte. L'époque de construction du logis qui a été bâti à proximité du donjon est inconnue mais peut être antérieure au XVIe siècle. Par des alliances matrimoniales, le domaine est passé au XVIIe siècle aux mains de la famille de Vernou de Bonneüil[4] et leurs descendants, Aubusson de La Feuillade[5], de Lévis de Ventadour[6], de Sabran-Pontevès[7]. Des travaux de construction et d'aménagement du logis se déroulent dans le 4e quart du XVIIe siècle et à la veille de la Révolution. En 1859, le domaine est vendu par Gaston-François-Christophe de Lévis à Émile Aymé de La Chevrelière, conseiller municipal de Melle; le député qu'il est entre 1871 et 1876 habite le château en 1877[8]. À la fin du XIXe siècle, son fils Jean-Marie Aymé de La Chevrelière fait démolir l'ancien logis et une partie des dépendances et a fait construire vers 1888[9] par l'architecte poitevin Ojam un nouveau château accompagné de nombreuses dépendances[1].

Protection

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Le front sud du château, constitué des tours du donjon, de la chapelle et du pigeonnier, ainsi que des murs qui les relient, sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le [2].

Iconographie

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Le photographe Marcel Maillard (1899-1977) immortalise le pigeonnier à deux reprises, en et [10]. En 1984, le château est le lieu de tournage du film de Jacques Richard, Ave Maria .

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 « Château », notice no IA79000156 - Notice de l'IGPC.
  2. 1 2 « Château de Melzéard », notice no PA79000027.
  3. ↑ Tour de Melzéard, Monuments religieux, militaires et civils des Deux-Sèvres - p. 198 Charles Arnauld, 1876.
  4. ↑ Louis-Charles Waroquier de Méricourt de La Mothe de Combles, Tableau généalogique, historique, chronologique, héraldique et géographique de la noblesse, enrichi de gravures, etc. (lire en ligne), p. 465.
  5. ↑ tel Pierre Arnaud d'Aubusson (1717-1797), seigneur de Melzéard, en ligne.
  6. ↑ Notamment apport en dot par son épouse à Gaston-François-Christophe de Lévis - vendu en 1859.
  7. ↑ Le Journal de St-Jean d'Angély rapporte une excursion du à l'occasion de laquelle le comte et la comtesse de Sabran accueillent les membres de la société d'archéologie - En ligne.
  8. ↑ Correspondance établie au château dans le cadre de sa proposition de nomination dans l'ordre de la Légion d'honneur En ligne.
  9. ↑ Cette date de 1888 est gravée sur l'un des frontons d'une des fenêtres de toit.
  10. ↑ Château de Melzéard à Paizay-le-Tort : colombier, sur gallica.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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