Château de Reinhardstein

château de Wallonie

Le château de Reinhardstein (en wallon Rénarstène, ou Rénastène, en allemand Schloss Reinhardstein ou Burg Metternich) est un château fort du XIVe siècle situé en Wallonie dans les Hautes-Fagnes belges, à Ovifat, village de la commune de Waimes, dans la province de Liège (Cantons de l'Est de la Belgique).

Château de Reinhardstein
Image illustrative de l’article Château de Reinhardstein
Château de Reinhardstein, à Ovifat
Nom local Renarstène
Période ou style château fort
Début construction XIVe siècle
Fin construction reconstruction au XXe siècle
Propriétaire initial Renaud de Waimes
Propriétaire actuel Reinhardstein asbl
Destination actuelle musée
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1977, Site, no 63080-CLT-0016-01)
Coordonnées 50° 27′ 09″ nord, 6° 06′ 08″ est
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Localité Waimes
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Château de Reinhardstein
Site web http://www.reinhardstein.net

Une forteresse médiévale

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Son emplacement actuel au sommet d’un piton rocheux dominant la vallée de la Warche était déjà connu par les Celtes. Ceux-ci y creusèrent un fossé dont on a retrouvé des traces dans le roc. Les Romains et les Carolingiens ne manquèrent pas d’apprécier la valeur stratégique des lieux qu’ils occupèrent également.

En 1354, Renaud de Waimes reconstruisit, avec l’accord du duc Wenceslas de Luxembourg, un château en s’appuyant sur certaines fondations et en intégrant à celui-ci des éléments des forteresses antérieures. Le fait que cette construction ait été autorisée par Venceslas Ier de Luxembourg prouve que Waimes dépendait à cette période du Duché de Luxembourg et non de la Principauté de Stavelot-Malmedy.

Renaud de Waimes n’ayant pas d’héritier, le château passa aux mains de son oncle Winkin, puis au fils de celui-ci, Jean, qui mourut en 1442. La fille de Jean de Waimes et Marie de Bastogne, Marie, héritera du château, avant d’y habiter avec son époux Jean de Zivelle, vassal du comte de Vianden.

Deux filles naquitent de ce mariage : Marie et Agnès. Cette dernière épouse Jean de Brandscheid, futur prévôt de Durbuy. Ils se fixement à Reinhardstein où ils enlèveront leur progéniture nombreuse. Jean rendit l'âme à Dieu en 1470 et son épouse convola alors en secondes noces Henri de Nesselrode. Un fils, Hadrien, naquit de ce mariage. À la mort d'Agnès de Zivelle, en 1479, les enfants du premier lit procédèrent au partage des biens, en en excluant leur demi-frère qui disposait pourtant des mêmes droits que les leurs.

En 1509, Adrien de Nassau accorda l'asile au prince abbé de Stavelot-Malmedy, Guillaume de Manderscheidt, menacé par Everard de La Mark, à qui il réclamait vainement la restitution de la forteresse de Logne. Durant un séjour de plusieurs années, l'abbé s'occupe de l'éducation des petits enfants de son hôte : Jean, Anne et leurs trois sœurs.

Adrien de Nassau disparu en 1513, douze années après le décès de son épouse. Le jeune comte Jean, époux de Madeleine de Hatzfeld eût le grand mérite de réunir sous une seule et même autorité tous les biens des seigneurs de Waimes et de Reinhardsteinn, largement dispersés à la suite des héritages féminins successifs. Lorsqu'il mourut sans descendance en 1556, sa sœur Anne reçut sa succession.

Elle contracta deux mariages : le premier avec le chevalier Bertram Kolf von Vettelhoven sans héritier, le second avec Guillaume de Metternich. Guillaume et son épouse disparurent respectivement en 1578 et 1584, laissant une héritière : Anne.

Devenue dame de Reinhardstein, celle-ci épousa en secondes noces (1579) Henry de Plettenberg, conseiller de l'Électeur de Trêves et bailli de Hillesheim et de Schönbergn. Henry mourut sans descendance en 1629. Débuta alors un long procès en retrait qui allait durer près de cent cinquante ans.

La première partie se termine en faveur de Théodore Adolphe, baron de Metternich, chambellan se Sa Majesté Impériale. Bien que marié à deux reprises, il succéda lui aussi sans héritiers.

La seigneurie revint alors à son neveu, Philip Emerich, comte de Metternich, époux de la baronne Élisabeth de Waldbott qui lui donna un fils. Les Metternich se succédèrent alors de père en fils pour en arriver à François-Georges, comte puis prince de Metternich, ministre plénipotentiaire de l'Empereur d'Autriche à Bruxelles et délégué impérial à Rastatt.

Son épouse, Marie-Béatrice, comtesse de Kageneck, lui donna un fils qui allait entrer plus tard dans l'Histoire : Clément Wenceslas Lothaire, prince de Metternich, futur chancelier de l'Empereur d'Autriche puis président du congés de Vienne de 1814 à 1815.

En 1812, le château fut abandonné et finit par être vendu à un entrepreneur en matériaux de construction. Ce dernier commença à démanteler le castel et à en revendre les pierres. Le pillage fut stoppé en 1815 après le congrès de Vienne qui fit passer les terres du château sous l’autorité du roi de Prusse. C’est alors qu’une première campagne de restauration fut entreprise.

Le château à partir du XIXe siècle

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Après une nouvelle période d’abandon (échec de la tentative de classement de la forteresse), les ruines du château furent achetées en 1965 par un amateur éclairé, le professeur Jean Overloop (1915-1994), qui procéda à une reconstruction intelligente ayant duré 18 mois, basée sur des gravures anciennes du XVIIIe siècle et une étude approfondie dans d'autres châteaux du même type en Eifel, avant de remeubler le burg de sa collection privée et fit même en sorte que celui-ci soit accessible aux visiteurs dès 1970.

En 1971, la reconstruction du centre défensif fut achevée tandis qu'en 1973, à la demande de l'arrière petit-fils du prince de Metternich, le château fut renommé le "Burg Metternich[1]".

En 1994 disparut le professeur Overloop, dont le corps repose depuis 1997 dans la crypte du château[1].

En 2011, le site fut finalement classé Natura 2000[1].

Le professeur Overloop, n'a pas cherché à faire une reconstitution à l'identique du burg : les documents manquaient. C'était pour lui un refuge et une tribune où il pouvait défendre la Belgique et l'Europe auprès de ses visiteurs.

Afin de coller à la réalité historique, un jardin médiéval, semé de plantes médicinales, a été créé dans l’une des cours intérieures du Burg. Le château de Reinhardstein fait partie du Patrimoine culturel immobilier classé de la Wallonie depuis 1977, et est un site classé au Réseau Natura 2000 depuis 2011.

Tour avancée et château de Reinhardstein.

Cascade

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Non loin du château, légèrement en aval et toujours sur la rive droite de la Warche, se trouve la cascade de Reinhardstein, la cascade la plus haute de Belgique[2]. Celle-ci se trouve à la confluence du ru du Chèneu avec la Warche.

Notes et références

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  1. 1 2 3 ASBL Reinhardstein, Reinhardstein Burg Metternich, Emmanuel Rogman
  2. « Le Château de Reinhardstein »

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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