Chœur des gitans

air d'opéra de Giuseppe Verdi

Le Chœur des gitans (ou Chœur des bohémiens ou Chœur des forgerons ou Chœur des enclumes ou Voyez ! La nuit obscure ; Le fosche notturne spoglie ou Coro di zigani, en italien) est un air d'opéra romantique tragique pour chœur et orchestre symphonique, du compositeur italien Giuseppe Verdi, de son opéra Le Trouvère (Il trovatore) de 1853. Il est interprété dans la scène 1 du 2e acte (« La Gitane ») par un chœur de gitans d'Espagne en train de battre le fer sur des enclumes. Ce chef-d'œuvre du maestro fait partie de ses airs les plus célèbres, avec entre autres Va, pensiero de Nabucco, La donna è mobile de Rigoletto, Libiamo ne' lieti calici et le Chœur des bohémiennes de La traviata, ou encore la Marche triomphale d'Aida[1].

Chœur des gitans
Œuvres de Giuseppe Verdi
Image illustrative de l’article Chœur des gitans
Giuseppe Verdi, vers 1850

Genre Musique classique, musique symphonique, opéra romantique
Nb. d'actes 2e acte, scène 1, de son opéra Le Trouvère
Musique Giuseppe Verdi
Texte Salvatore Cammarano et Leone Emanuele Bardare
Langue originale Italien
Sources littéraires El Trovador d'Antonio García Gutiérrez
Effectif Chœur et orchestre symphonique
Durée approximative 2:54
Dates de composition Vers 1852 en musique classique
Création
Teatro Apollo de Rome
Interprètes
Fichier audio
Verdi - Le Chœur des gitans, Il trovatore
noicon

Histoire

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Ce célèbre air grandiose d'opéra est inspiré de l'air du Chœur des bohémiennes[2] de l'opéra La traviata de Verdi, de la même époque, et des œuvres tragiques majeurs du romantisme du XIXe siècle[3].

Résumé du 2e acte (« La Gitane ») de ce mélodrame lyrique d'opéra romantique tragique[4] :

Plácido Domingo (le comte de Luna), Anna Netrebko (Leonora), et Francesco Meli (Manrico), au Festival de Salzbourg en Autriche.

La bohémienne intrigante Azucena[5] est assise avec son fils adoptif Manrico autour du feu de son camp de gitans en Espagne (qui chantent cet air « Le Chœur des gitans forgerons »). Elle lui révèle alors comment sa mère a été condamnée à mort un jour à tort à brûler vive au bucher pour sorcellerie par le comte de Luna (père). Elle lui demande de la venger sans lui dire que le comte est en réalité son véritable père (à qui elle l'a enlevé à la naissance, puis l'a élevé comme son propre fils en attendant patiemment l'heure de sa cruelle et funeste vengeance). Il lui répond avoir entendu une voix du ciel, le suppliant d'épargner la vie du comte[6].

Le comte de Luna (fils) est amoureux de Leonora, qui aime Manrico (qui se fait passer pour un chevalier-troubadour). Manrico vient la sauver du couvent pour l'épouser, et engage alors le combat en duel à mort avec son rival le comte de Luna (fils) qui le condamne à mort (seule Azucena sait qu'ils sont en réalité frère)...

Reprises et adaptations

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Ce titre est repris entre autres avec succès en version instrumentale swing-jazz « Anvil Choris » par le big band américain de Glenn Miller, chez Bluebird Records (1943)[7].

Au cinéma

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Notes et références

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  1. [vidéo] « Giuseppe Verdi - Choeur des Forgerons - au Metropolitan Opera de New York », sur YouTube
  2. [vidéo] « Giuseppe Verdi - La Traviata - Chœur des bohémiennes », sur YouTube
  3. « Le Trouvère », sur www.olyrix.com (consulté en ).
  4. « Le Trouvère by Giuseppe Verdi - Chœur des Gitans », sur www.tous-a-lopera.fr (consulté en ).
  5. « Chœur des bohémiens », sur demos.philharmoniedeparis.fr (consulté en ).
  6. « Le Chœur des gitans - Extrait du Trouvère de Giuseppe Verdi », sur www.choralecapella.fr (consulté en ).
  7. [vidéo] « Glenn Miller - Anvil Chorus », sur YouTube.

Voir aussi

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Liens externes

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