Claude Covassi
Claude Covassi, né le et mort le , est un informateur du service secret suisse.
Biographie
modifierIndicateur de police et condamnations
modifierIl est enseignant de boxe thaïe[1].
Il travaille tout d'abord au sein de la police genevoise comme agent provocateur et comme indicateur dans le domaine du trafic de stupéfiants.
Il est réputé avoir empêché un attentat à l'aéroport de Genève sur un avion de la compagnie israélienne El Al en [2].
En , il est condamné à 8 mois de prison avec sursis pour trafic d'anabolisants en 2002 durant les leçons de boxe thaïe qu'il donnait[3].
Opération Memphis
modifierEn 2004, il est recruté par le biais de la Police cantonale genevoise[4] pour le service d'analyse et de prévention (fusionné en 2010 avec le Service de Renseignement Stratégique au sein du Service de Renseignement de la Confédération) pour espionner le Centre islamique de Genève pour l’opération Memphis[5].
Identifié par le nom de code « Menès » pour les services qui l’ont recruté en 2004, il doit glisser des documents dans l’ordinateur du Centre islamique, qui attesteraient d’un lien entre Hani Ramadan et Al-Zawahiri, le numéro 2 d’Al-Qaida, c’est-à-dire réaliser un kompromat. Mais après sa conversion à l’islam, il se sent en contradiction avec sa foi islamique, s'étant converti[6] d'abord sur ordre, puis sincèrement[7]. Il révèle alors l'inverse, des éléments musulmans manipulés servent de faux-nez à des services de renseignement pour faire des attentats[7]. Le , il informe Hani Ramadan de sa mission[8].
En 2006, Il déclenche l'affaire médiatique de l'opération Memphis mettant en cause Hani Ramadan[9].
Le , son cas fait l'objet d'une interpellation au Conseil national par le député Ueli Leuenberger[10].
Le , quelques jours après la première audition de l'ancien informateur, le conseiller national Ueli Leuenberger s'est fait voler sa mallette sur le quai de la gare, à Genève. A l'intérieur, son ordinateur portable, une pile de courriers à son nom et les documents que lui avait remis Claude Covassi. Leuenberger organise une rencontre entre Covassi et Dick Marty. Un autre parlementaire qui suit également le dossier, le conseiller national zurichois Daniel Vischer, président de la commission des affaires juridiques se fait lui aussi voler sa mallette[11].
Après enquête de la commission de gestion du parlement, certains de ses dires ne sont pas prouvés[12].
Après l’affaire
modifierIl travaille ensuite quelque temps pour le Service de renseignement stratégique[13].
Par la suite, il est fondateur du site mecanopolis.org[14].
Il serait mort des suites d'un excès de stupéfiants chez un tiers[15],[16].
Liens externes
modifierNotes et références
modifier- ↑ http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/20828490.
- ↑ Swiss agent who saved El Al plane fears colleagues, Ronen Bodoni, 21.05.06, Yediot Aharonot.
- ↑ Swiss Spy in a War of Words, 22 mai 2006, par Sebastian Rotella, Los Angeles Times.
- ↑ « Mort d’un ex-indic », La Liberté, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Hani Ramadan dans le collimateur des services suisses, par Aude Marcovitch, 30/05/2006, Le Figaro.
- ↑ https://www.tdg.ch/la-taupe-du-centre-islamique-seme-la-panique-720449532901.
- 1 2 « Suisse : Confession de l’agent secret qui a espionné le centre islamique de Genève », sur Saphirnews (consulté le ).
- ↑ https://www.letemps.ch/opinions/covassi-lespion-disait.
- ↑ Affaire Claude Covassi: l’ex-informateur genevois est mort, 10.02.2013, Tribune de Genève.
- ↑ (de) « Startseite », sur parlament.ch (consulté le ).
- ↑ Valérie DUBY et Alain JOURDAN Tribune de Genève - 20 février 2007.
- ↑ lundi19 novembre 2012 Espion renégat, Claude Covassi réapparaît et dérape sur Internet, par Alexis Favre, Le Temps.
- ↑ Affaire de l’informateur du Centre islamique de Genève Rapport de la Délégation des Commissions de gestion, p. 32.
- ↑ Mecanopolis répond aux allégations de l'hebdomadaire le Point, 4 septembre 2011.
- ↑ 20 minutes, L'ex-espion victime d'une overdose, RLE, .
- ↑ « L'ex-informateur genevois Claude Covassi est mort à l'âge de 42 ans ».