Claude Gozlan

peintre et lithographe français (1930-2006)

Claude Gozlan, né le à Tunis et mort le à Paris, est un artiste peintre et lithographe français.

Claude Gozlan
Claude Gozlan en 2003.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Claude Hai Abraham GozlanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Biographie

modifier

Claude Gozlan, né à Tunis en 1930, est d'abord, de 1953 à 1956, décorateur de théâtre. Sa première manière en peinture se rattache à l'expressionnisme[1]. Déjà renommé en son pays, il doit quitter la Tunisie en 1961[2].

La SNCF lui demande de créer sa carte de vœux pour l'année 1971. Parallèlement, elle demande à Salvador Dalí la création des affiches des régions françaises. À cette occasion, Claude Gozlan rencontre Dalí. Ce dernier veut faire de Gozlan son disciple, le considérant comme « son fils artistique et spirituel ». Les impératifs de Gozlan l'empêchent cependant d'accepter : « Gozlan a refusé, le Maître s'est fâché »[3].

Il est le sujet d'une émission Radioscopie de Jacques Chancel, le [1].

Œuvres

modifier

  • L'Homme blessé (1958)
  • La Rue (1959)
  • Agadir (1960)
  • Lumière du matin sur le petit village ou quand les derniers rêves s’envolent… la misère est moins triste au soleil (1970)
  • Naissance (1974)
  • La Grande Prêtresse (1975)[1]
  • Rêve Bleu (1975)
  • Le Palais des chimères (1976)
  • L'Étrangère (1979)[1]
  • Les Vieux (hommage à Jacques Brel, 1979)[4]
  • Rencontre du 4e Type (1982)
  • Le Gardien (1989)
  • Les Conteurs (1993)
  • Contes et Légendes (1994)
  • Pierrette au masque (1997)

Expositions

modifier

Expositions personnelles

modifier
  • Galerie L'Échelle 30, Paris, 1968.
  • Galerie André Roussard, Paris, 1972.
  • Galerie Salammbo, Paris, 1986.
  • Espace Pierre-Cardin, Paris, 1989.

Expositions collectives

modifier

Réception critique

modifier
  • « Il fut, après ses débuts classiques, attiré par le surréalisme, y alliant des réminiscences de Dali avec un expressionnisme qui lui est naturel, et qui va caractériser ses peintures de l'après-guerre. Il réalise par la suite une peinture dans un style résolument fantastique. » - Bénézit[5]
  • « Toute l'œuvre précieuse et rare de Claude Gozlan est ainsi imprégnée de symboles et de signes que lui-même parfois n'arrive guère à déchiffrer, mais cette beauté explosive reste encore assez secrète ; pas pour longtemps, je crois, car pour un tel artiste , qu'il le veuille ou pas, et Gozlan, avec son existence retirée et son horreur des mondanités ne fait vraiment rien pour les attirer, les trompettes de la renommée finissent toujours par retentir de tout leur éclat. » - Donatella Micault[1]

Collections publiques

modifier

Références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 Donatella Micault, « Un peintre, une œuvre », Le Nouvelliste, , p. 2 (ISSN 2235-0411).
  2. « La quête onirique de Claude Gozlan », Arabies, , p. 60 (ISSN 1772-6638).
  3. Michèle Stouvenot, « Indiscrétions », L'Aurore, .
  4. « L'hommage des peintres à la chanson contemporaine », Le Nouvelliste, , p. 2 (ISSN 2235-0411).
  5. 1 2 3 Bénézit 1999, p. 348.

Annexes

modifier

Bibliographie

modifier

Liens externes

modifier