Claude Robinson
Claude Robinson, né le à Montréal, est un dessinateur québécois. Il est notamment l'auteur de Robinson Curiosité, duquel a été dérivée, illégalement[1], la télésérie Robinson Sucroë[2].
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Jeunesse et formation
modifierClaude Robinson naît le à Montréal[3]. Cadet d'une famille de quatre enfants, il grandit à Duvernay[3]. Il quitte l'école après sa onzième année et devient graphiste dans une imprimerie[3]. Suivant des cours du soir, il s'inscrit à l'École des arts graphiques de Montréal[3]. Il est engagé comme professeur d'arts plastiques à l'école secondaire Vanier de Duvernay[3]. En 1972, il part pour l'Europe[3]. Il revient à Montréal en 1975 et fonde Les Productions Nilem[3]. En 2016, il est nommé membre d'honneur de l'Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ)[4].
Saga juridique contre Cinar
modifierÀ partir de 1982, en revenant d'une expédition au Labrador, Claude Robinson commence à développer son idée d'une série nommée Les Aventures de Robinson Curiosité[3]. Il présente son travail préliminaire (tableaux, croquis) à différentes personnes, dont Micheline Charest et Ronald Weinberg, de Cinar, et Christophe Izard, de France Animation[3]. En , Robinson constate qu'une nouvelle série télévisée créée par Cinar, Robinson Sucroë, reprend les grandes lignes de son œuvre[3]. Robinson entame alors des démarches judiciaires pour plagiat[3]. Le , Cinar est reconnue coupable de violation du droit d'auteur pour la création et diffusion frauduleuse de la série et est condamnée à verser 5,2 millions de dollars à Claude Robinson[2]. Le jugement est porté en appel. En , un groupe soutenant les efforts judiciaires de Robinson est mis en ligne : Opération Claude Robinson[5]. Le , la Cour d'appel du Québec maintient la condamnation pour plagiat de Cinar et diminue les indemnités à 2,7 millions de dollars[6]. En août, Claude Robinson annonce qu'il compte porter sa cause en Cour suprême[7]. Le , la Cour suprême du Canada annonce qu'elle entendra la cause Robinson contre Cinar, France Animation, Ravensburger Film et RTV[8]. Le , la Cour suprême du Canada confirme le jugement de la Cour d'appel du Québec et ordonne au consortium formé notamment de Cinar et France Animation de payer 4 millions de dollars pour avoir plagié l'œuvre de Robinson[9]. En 2017, en reconnaissance de la bataille juridique qu'il a mené, il est décoré de l'Ordre national du Québec[10].
Notes et références
modifier- ↑ Josée Boileau, « Affaire Robinson - Du culot ! », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Alec Castonguay, « Cinar et ses complices sont condamnés à verser 5,2 millions au créateur plagié », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 « Qui est Claude ? »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur clauderobinson.org, .
- ↑ Roseline Cloutier, « Info-SARTEC : bulletin de la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma », Info-SARTEC, vol. 13, no 2, (lire en ligne).
- ↑ Personnel de rédaction, « Opération Claude Robinson »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), Opération Claude Robinson, (consulté le ).
- ↑ Caroline Touzin, « Claude Robinson contre Cinar: les dommages réduits », La Presse, (lire en ligne).
- ↑ Christian Latreille, « Claude Robinson ira devant la Cour suprême », sur Radio-Canada, .
- ↑ « La Cour suprême examinera le conflit entre Claude Robinson et Cinar », sur Radio-Canada, .
- ↑ Joël-Denis Bellavance, « La Cour suprême donne raison à Claude Robinson », La Presse, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Claude Robinson », sur Ordre national du Québec, (consulté le ).