Claude de L'Estoile
Claude de L'Estoile, né le à Paris où il est mort le , est un dramaturge et poète français.
| Fauteuil 25 de l'Académie française | |
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Biographie
modifierTroisième fils de Pierre de L'Estoile, le précepteur Michel Fouet est chargé, en 1610, de lui enseigner, ainsi qu’à son frère Hiérosme, l’écriture et la musique. En décembre de la même année, alors qu’il penchait une chandelle allumée pour regarder dans un coffre, la flamme s’est communiquée à sa collerette, lui consumant le visage. Il est resté défiguré à jamais, à la suite de cet accident, qui a failli lui coûter la vie. Son père a déploré d’autant plus cet accident que l’enfant, le plus beau et le plus adroit de sa fratrie, était sur le point d’entrer comme page chez la princesse de Montpensier[1].
Il se consacre tout entier à la poésie et aux belles-lettres. Au nombre des cinq auteurs que le cardinal de Richelieu employait à la composition de ses œuvres dramatiques[1], il collabore avec François Le Métel de Boisrobert, Pierre Corneille, Jean Rotrou et Guillaume Colletet aux pièces dites « des cinq auteurs », L'Aveugle de Smyrne et La Comédie des Tuileries, jouées en 1638. Ceci lui vaut d’être admis, parmi les premiers, à l’Académie française nouvellement créée par le cardinal, en 1634. On lui doit l’examen de la versification du Cid, quand l’Académie a entrepris la critique de cette pièce[1].
Il est l'auteur d'odes et de stances ainsi que de deux pièces de théâtre, La Belle Esclave, tragi-comédie parue en 1643, et L'Intrigue des filous, comédie parue en 1644. Une troisième pièce, Le Secrétaire de Saint-Innocent, est restée inachevée. Il a produit par ailleurs deux ballets, Le Ballet du naufrage heureux et Maistre Galimathias, représentés devant le roi en 1626.
Paul Pellisson a dit de lui que
« lorsqu'il avoit composé un ouvrage, il le lisoit à sa servante (comme on dit aussi de Malherbe) pour connoître s'il avoit bien réussi, croyant que les vers n'avoient pas leur entière perfection, s'ils n'étoient remplis d'une certaine beauté, qui se fait sentir aux personnes même les plus rudes, & les plus grossières. [...] Il étoit d'une complexion extraordinairement portée à l'amour, & cette passion fit presque tous les troubles & tous les maux de sa vie. [...] Il travailloit avec un soin extraordinaire, & repassait cent fois sur les mêmes choses ; de là vient que nous avons si peu d'ouvrages de lui[2]. »
Par la suite, il a été seigneur du Saussay et de la Boissinière. De son vivant, son père, demeurait avec lui à l'hôtel de Saint-Clair, au 40 rue Saint-André-des-Arts, dont il a hérité, avec sa fortune.
Œuvres
modifier- Le Ballet du naufrage heureux sur Gallica, 1626.
- Maistre Galimathias… sur Gallica, 1626.
- Vers sur le sujet du ballet du Roi sur Gallica, 1627.
- La Comédie des Tuileries sur Gallica, 1638.
- lire en ligne sur Gallica, 1638.
- La Belle Esclave sur Gallica, 1643.
- L'Intrigue des filous sur Gallica, 1644.
Notes et références
modifier- 1 2 3 Gustave Brunet, « Notice sur Pierre de L'Estoile », dans Gustave Brunet, Paul Bonnefon (d) (éds.), Mémoires-journaux de Pierre de L'Estoile, t. 12, suivie d'une étude biogr. et d'une table analytique, Paris, Alphonse Lemerre, , 12 vol. in-8º (lire en ligne), p. xxxv-xxxvi.
- ↑ Paul Pellisson, Histoire de l'Académie françoise, vol. I, 1653, p. 306-307.
Liens externes
modifier- Ressources relatives au spectacle :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative aux beaux-arts :