Clo Marra
Clotilde Guieu dite Clotilde Marra ou Clo Marra[Note 1], née le à Maison-Blanche (Algérie française) et morte à une date indéterminée après 1936, est une chanteuse et une actrice française de théâtre et de cinéma muet des années 1900 et 1910.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
Après 1936 |
| Nom de naissance |
Clotilde Marie Henriette Guieu |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Période d'activité |
- |
Biographie
modifierJeunesse et famille
modifierClotilde Marie Henriette Guieu naît en 1889 en Algérie[1], fille d'Henri Guieu, employé, et de Victorine Henriette Dumolard, sans profession, tous deux originaires de Grenoble, mariés à Alger quatre mois plus tôt[2]. En novembre 1892, sa mère accouche d'une seconde fille, Marguerite Augustine, à Saint-Sorlin (Saône-et-Loire)[3], tandis que son père réside toujours en Algérie à Mouzaïaville. Le couple divorcera trois ans plus tard en janvier 1896.
En 1906, Victorine Guieu, devenue institutrice, vit avec ses deux filles à Craponne, près de Lyon[4]. Clotilde Guieu y obtient cette année-là son brevet élémentaire[5]. On les retrouve toutes les trois domiciliées dans le 5e arrondissement de Marseille au 82, rue de l'Olivier, lors du recensement de la population de la ville en 1911.
Après avoir obtenu un deuxième accessit de diction au Conservatoire de Marseille en juillet 1909[6], Marguerite Guieu devient chanteuse, danseuse puis actrice sous le nom de Madge Derny[Note 2],[7],[8],[9].
Carrière
modifierClotilde Guieu début sa carrière en 1908 sous le pseudonyme Clotilde Marra[10], du nom de sa grand-mère paternelle morte deux ans avant sa naissance[2]. Elle tourne pendant dix ans dans plus d'une trentaine de films, presque exclusivement sous la direction de Georges Monca, et pour l'essentiel dans la série Rigadin au côté de Charles Prince qui y interprète le rôle-titre.
Sa carrière au théâtre est beaucoup plus brève, s'étendant de 1912 à la veille de la guerre de 1914-1918, et se réduisant à une demi-douzaine de rôles de commères dans des revues de différents music-halls et cabarets parisiens.
Son dernier film, Rigadin dans les Alpes, sort en [11]. Sa carrière ne reprend pas après son mariage en 1921 et on perd sa trace en , après qu'elle a assisté à une revue aux Ambassadeurs[12].
Les dernières années
modifierVeuve depuis décembre 1931[13] d'Amédée Georges Rousseau, un industriel qu'elle avait épousé dix ans plus tôt[14], Clotilde Guieu vit au 12, rue du Dobropol dans le 17e arrondissement de Paris lors du recensement de 1936[15]. Elle avait alors 47 ans. Les date et lieu de son décès demeurent inconnus.
Filmographie partielle
modifier- 1908 : La Journée d'un billet de banque de cent francs de Georges Monca
- 1909 : Le Roman d'une bottine et d'un escarpin de Georges Monca
- 1909 : Rigadin et la Jolie Manucure de Georges Monca : la manucure
- 1909 : La Dot d'Herminie de Georges Monca
- 1910 : Le Legs ridicule de Georges Monca
- 1910 : Mannequin par amour de Georges Monca
- 1912 : Rigadin n'a jamais aimé le cinéma de et avec Georges Monca
- 1913 : Rigadin au téléphone de Georges Monca
- 1914 : Le Voyage de Corbillon de Georges Monca : Irma
- 1914 : Madame Rigadin, modiste de Georges Monca : l'amie[16]
- 1914 : La Petite chapelière de Georges Monca : Madame Chartrain
- 1914 : Les Trente Millions de Gladiator de Charles Prince, d'après le vaudeville d'Eugène Labiche : Suzanne de La Bondrée
- 1915 : Rigadin a la goutte de Georges Monca : la fiancée
- 1915 : Rigadin n'est pas un espion de Georges Monca : Madame Schwankeim
- 1915 : Comment Rigadin se fait aimer de Georges Monca : Clotilde de Belmont
- 1915 : Rigadin et Miss Margaret (Rigadin et Miss Marguett) de Georges Monca
- 1915 : Comment Rigadin se fait aimer de Georges Monca
- 1915 : Rigadin et la Jolie Manucure de Georges Monca
- 1915 : Rigadin n'est pas un espion de Georges Monca
- 1915 : Rigadin bandit de Georges Monca : la fille du chef des bandits
- 1915 : Un mariage à la baïonnette de Georges Monca : Mademoiselle Dupont
- 1916 : Rigadin aime la musique de Georges Monca : la violoncelliste
- 1916 : La Voisine de Rigadin de Georges Monca : Madame Rigadin
- 1916 : La Servante de Rigadin de Georges Monca
- 1916 : Rigadin et les Deux dactylos de Georges Monca : une des deux dactylos
- 1916 : Le Sourire de Rigadin de et avec Georges Monca
- 1916 : Le Coup de minuit de et avec Maurice Poggi : Madame des Tourelles[17]
- 1917 : Le Toutou de la danseuse de Georges Monca[18]
- 1917 : Chez la modiste / Rigadin chez la modiste de Georges Monca : Madame Cassoulet
- 1917 : Deux maris, deux femmes et un commissaire (réalisateur anonyme : Georges Monca ?) : Madame Lebateux
- 1917 : Les Deux Jaloux de Georges Monca
- 1917 : La Marmite norvégienne de Georges Monca : Pomponette[19]
- 1918 : Un pneumatique urgent / Un pneu urgent, court-métrage (340 m) de Georges Monca
- 1918 : La Vengeance de Rigadin de Georges Monca
- 1918 : Numéro 30, série 10 de Georges Monca : la marraine[20]
- 1918 : La Femme de Rigadin de Georges Monca[21]
- 1919 : Rigadin dans les Alpes de Georges Monca[22]
Carrière au théâtre
modifier- 1912 : À vos souhaits !, revue en 2 actes et 3 tableaux de Robert Dieudonné, musique d'Édouard Mathé, à la Boîte à Fursy () : la normande / la commère[23]
- 1912 : La Revue de la boîte, revue en 2 actes et 3 tableaux de Robert Dieudonné, musique d'Édouard Mathé, à la Boîte à Fursy ()[24]
- 1913 : C'est fou !, revue en 2 actes et 5 tableaux de Robert Dieudonné et un tableau en vers d'Anna de Noailles, à la Comédie-Royale () : la commère[25]
- 1913 : Non !... Pas les mains !, revue en 2 actes de P.-L. Flers et Eugène Héros, musique de Marius Baggers, au théâtre des Ambassadeurs () : la commère[26]
- 1913 : Fais voir... Dis, revue en 46 tableaux d'André Dahl et Fernand Rivers, musique de Raphaël Beretta, au théâtre du Moulin-Rouge ()[27]
- 1914 : T'entends... Tangue !, revue de Saint-Granier, Léonce Paco et Gaston Secrétan, au cabaret de la Pie qui chante () : la commère[28]
Bibliographie
modifier- Catalogue des films français de fiction de 1908 à 1918 par Raymond Chirat et Éric Le Roy, éditions Cinémathèque française, Paris, 1995.
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Acte de naissance no 26, , Maison-Blanche, Algérie, Archives nationales d'outre-mer
- 1 2 Acte de mariage no 102, , Alger, Algérie, Archives nationales d'outre-mer
- ↑ Acte de naissance no 18 (vue 4/5). Archives départementales de Saône-et-Loire, état-civil de Saint-Sorlin (aujourd'hui La Roche-Vineuse), registre des naissances de 1892.
- ↑ Recensement de population, Craponne, , Archives départementales du Rhône (page 4)
- ↑ « Banlieue de Lyon », sur Gallica, Le Progrès, (consulté le ), p. 4
- ↑ "Comoedia" à Marseille. Conservatoire. Diction (classe des demoiselles). Comoedia, 10 juillet 1909, p. 5, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ « Jolies artistes... disparues ! », sur Gallica, Comœdia, (consulté le ), p. 3
- ↑ « Coiffeur de dames », sur Gallica, Le Courrier, (consulté le ), p. 5
- ↑ « Madge Derny », sur Les Archives du spectacle, (consulté le )
- ↑ Personal intelligence. Paris. Hotel Continental. New York Herald, 12 avril 1918, p. 2, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Pathé-Palace. L'Homme libre, 23 mai 1919, p. 2, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Montboron, « La soirée », Comœdia, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ Acte de décès no 5129 (vue 22/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 15e arrondissement, registre des décès de 1931.
- ↑ Acte de mariage no 1989 (vue 17/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-cil du 16e arrondissement, registre des mariage de 1921.
- ↑ Recensement de la population du 17e arrondissement, quartier des Ternes (vue 28/236). Archives en ligne de la Ville de Paris, registres du recensement de la population du 17e arrondissement, quartier des Ternes, année 1936.
- ↑ Annonce Pathé Frères. Ciné-Journal, 25 juillet 1914, pp. 30-31, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Bulletin L. Aubert. Ciné-Journal, 15 avril 1916.
- ↑ A travers les cinémas. Pathé-Palace. Le Gaulois, 10 février 1917, p. 4, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Pathé-Palace. Le Gaulois, 16 novembre 1917, p. 4, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Prince-Rigadin dans N° 30, série 10. Hebdo-Film, 3 août 1918, p. 11, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Spectacles divers. Au Pathé-Palace. A l'Omnia-Pathé. Le Figaro, 12 octobre 1918, p. 3, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Pathé-Palace. La Liberté, 23 mai 1919, p. 4, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Spectacles divers. Avant-première à la Boîte à Fursy. Le Gaulois, 12 octobre 1912, p. 3, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Concerts et spectacles. Le Journal, 1er décembre 1912, p. 5, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ A la Comédie-Royale. "C'est fou !". Comoedia, 31 mars 1913, pp. 1-2, lire en ligne sur Gallica. Avec une photographie de l'actrice.
- ↑ Spectacles. Avant-première. Ambassadeurs. Gil Blas, 31 mai 1913, p. 5, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Spectacles & concerts. Avant-première. Le Figaro, 23 décembre 1914, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Courrier des théâtres. Spectacles divers. La Pie-qui-Chante. Le Petit Parisien, 30 mars 1914, p. 5, lire en ligne sur Gallica.
Liens externes
modifier- Ressource relative à l'audiovisuel :