Colin Harvey

footballeur anglais

Colin Harvey, de son nom complet James Colin Harvey, né le à Liverpool en Angleterre, est un footballeur international anglais devenu entraîneur et formateur. Milieu de terrain, il effectue l'essentiel de sa carrière de joueur à l'Everton FC, avec lequel il remporte la Coupe d'Angleterre en 1966 et le championnat d'Angleterre en 1970. Aux côtés d'Alan Ball et de Howard Kendall, il appartient au trio de milieux de terrain surnommé la « Holy Trinity », devenu emblématique dans l'histoire du club et associé au jeu de passes de la « School of Science »[1],[2].

Colin Harvey
Statue en bronze de Colin Harvey représenté en tenue de footballeur.
Statue de Colin Harvey appartenant au monument consacré à la « Holy Trinity » d'Everton, près de Goodison Park.
Biographie
Nom James Colin Harvey
Nationalité Britannique
Nat. sportive Anglais
Naissance (81 ans)
Liverpool (Angleterre)
Période pro. 1963-1976
Poste Milieu de terrain
Parcours senior1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1963-1974 Everton
1974-1976 Sheffield Wednesday
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1971 Angleterre 1 (0)
Parcours entraîneur
AnnéesÉquipe Stats
1987-1990 Everton
1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés.
2 Matchs officiels.

Après un passage à Sheffield Wednesday, il met un terme à sa carrière de joueur en 1976 et rejoint l'encadrement d'Everton. Il y travaille d'abord auprès des jeunes, puis avec l'équipe réserve, avant de devenir l'adjoint de Howard Kendall pendant la période la plus titrée du club dans les années 1980. Il succède à Kendall comme entraîneur principal en 1987, remporte le Charity Shield la même année et conduit Everton aux finales de la Full Members' Cup et de la Coupe d'Angleterre en 1989. Redevenu ensuite adjoint, Harvey retrouve à la fin des années 1990 la formation, domaine dans lequel il privilégie l'accès à l'équipe première plutôt que les seuls résultats des compétitions de jeunes. Il encadre notamment l'équipe victorieuse de la FA Youth Cup en 1998 et joue un rôle dans le développement de Wayne Rooney[3],[4]. Sa relation avec Everton s'étend ainsi sur cinq décennies[5].

Carrière de joueur

modifier

Everton

modifier

Supporter d'Everton depuis l'enfance, Harvey grandit à proximité de Goodison Park et fréquente le Boys' Pen, espace du stade réservé aux jeunes spectateurs. Il rejoint le club comme apprenti en 1961 après avoir brièvement commencé à travailler comme employé administratif du NHS[1]. Il dispute son premier match avec l'équipe première en septembre 1963, à dix-huit ans, lors d'un déplacement sur le terrain de l'Inter Milan en Coupe des clubs champions européens. Everton s'incline 1-0 au San Siro. Un compte rendu du Liverpool Daily Post présente alors le jeune joueur comme un travailleur infatigable appelé à partager des tâches offensives et défensives[6]. Harvey s'installe ensuite progressivement dans le groupe et joue son premier match de championnat quelques mois plus tard face à Blackburn Rovers[5],[7].

D'abord utilisé dans un rôle offensif, Harvey recule ensuite au milieu de terrain. Durant la saison 1965-1966, il s'impose parmi les joueurs importants de l'équipe de Harry Catterick. Il inscrit à la 78e minute le seul but de la demi-finale de la Coupe d'Angleterre contre Manchester United à Burnden Park, puis participe à la finale remportée 3-2 par Everton contre Sheffield Wednesday au stade de Wembley[1],[8],[9]. Deux ans plus tard, il dispute une nouvelle finale de Coupe d'Angleterre, perdue 1-0 après prolongation contre West Bromwich Albion[10].

À partir de l'arrivée d'Alan Ball en 1966, Harvey est associé à Ball et Howard Kendall au cœur du jeu d'Everton. Le trio, surnommé la « Holy Trinity », est présenté rétrospectivement comme l'incarnation de la précision et de l'intelligence de jeu traditionnellement associées à la « School of Science » du club[2],[11]. Harvey explique plus tard que l'arrivée de Ball, champion du monde avec l'Angleterre, l'incite à travailler davantage pour élever son propre niveau[12].

Lors de la saison 1969-1970, une infection à l'œil droit écarte Harvey des terrains pendant plusieurs semaines. Il revient toutefois à temps pour participer à la fin du championnat et inscrit, le , le second but de la victoire 2-0 contre West Bromwich Albion qui assure mathématiquement le titre à Everton[1],[5]. L'équipe de Catterick est ensuite régulièrement citée parmi les grandes équipes anglaises de son époque, notamment pour la qualité de son milieu de terrain[13]. En août suivant, Harvey participe également au Charity Shield 1970, remporté 2-1 contre Chelsea[14],[15].

À partir de 1971, sa carrière est davantage perturbée par des douleurs à la hanche, qu'il attribue d'abord à l'aine. Elles réduisent progressivement sa capacité à s'entraîner[12]. Après onze saisons avec l'équipe première d'Everton, il quitte le club en septembre 1974 pour Sheffield Wednesday[5].

Sheffield Wednesday

modifier

Harvey rejoint Sheffield Wednesday en 1974. Il dispute 45 rencontres de championnat et inscrit deux buts sous le maillot des Owls[16]. Ses douleurs persistent et un spécialiste diagnostique une hanche arthritique. Harvey explique par la suite qu'il pouvait encore jouer le week-end, mais devait parfois attendre plusieurs jours avant de reprendre l'entraînement[12]. Cette affection contribue à la fin de sa carrière de joueur en 1976[5].

Équipe d'Angleterre

modifier

Déjà sélectionné avec l'équipe d'Angleterre des moins de 23 ans, Harvey ne compte qu'une seule sélection avec l'équipe d'Angleterre A. Elle intervient le contre l'équipe de Malte, lors des éliminatoires du Championnat d'Europe 1972. Sur la pelouse sablonneuse de l'Empire Stadium de Gżira, l'Angleterre s'impose 1-0 grâce à un but de Martin Peters[17],[18]. Harvey ne marque pas et ne connaît plus d'autre sélection. En 2000, The Guardian cite son unique cap et l'absence totale de sélection de Kendall comme exemples du faible nombre de sélections accordées au célèbre milieu d'Everton de cette période[19].

Style de jeu

modifier

Harvey évolue d'abord comme attaquant intérieur avant de s'installer dans un rôle de milieu de terrain complet. Il se décrit rétrospectivement comme un joueur « box-to-box », davantage chargé de courir, récupérer et construire que de marquer[12]. Les sources contemporaines et rétrospectives soulignent son endurance, son contrôle du ballon, son premier toucher et la précision de sa distribution. Sa capacité à parcourir de longues distances tout en conservant une grande qualité technique lui vaut à Everton le surnom de « White Pelé »[5],[1].

Au sein de la « Holy Trinity », l'activité de Harvey complète notamment le jeu d'Alan Ball et d'Howard Kendall. La presse britannique présente plus tard ce trio comme l'un des milieux dominants de la fin des années 1960 et comme une expression du football de passes historiquement associé à Everton[2]. Harvey lui-même considère Ball comme le meilleur joueur avec lequel il a évolué à Goodison Park[1].

Carrière d'entraîneur et de formateur

modifier

Éducateur puis adjoint de Howard Kendall

modifier

À l'issue de sa carrière de joueur, Harvey retourne à Everton en 1976 au sein de l'encadrement de Billy Bingham. Il travaille principalement avec les jeunes et participe notamment à la formation de joueurs tels que Gary Stevens, Kevin Ratcliffe et Kevin Richardson[5]. En 1977, son équipe atteint la finale de la FA Youth Cup, mais s'incline 1-0 sur l'ensemble des deux manches contre Crystal Palace[20].

Lorsque Howard Kendall devient entraîneur d'Everton en 1981, Harvey est nommé responsable de l'équipe réserve. En novembre 1983, Kendall le promeut dans l'encadrement de l'équipe première. Cette décision est rétrospectivement associée au redressement sportif qui précède les succès des saisons suivantes[1]. Dans Kendall's Glory Years, l'ancien capitaine Mike Lyons attribue à Harvey une influence importante auprès de Kendall et relie sa promotion à l'amélioration rapide des performances de l'équipe[21]. Kendall souligne également le rôle de Harvey dans le recrutement de Peter Reid, l'un des joueurs déterminants de la période[22].

Entre 1984 et 1987, Everton remporte la Coupe d'Angleterre en 1984, le championnat en 1985 et en 1987, ainsi que la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1985[1]. Harvey travaille quotidiennement sur le terrain avec Kendall ; il explique par la suite privilégier un encadrement directement impliqué dans les séances, interrompant au besoin les exercices pour corriger le placement ou un geste[12]. Des joueurs de cette époque conservent cette influence : en 2014, Neil Adams indique encore utiliser dans son propre travail d'entraîneur des séances tactiques apprises auprès de Kendall et des consignes données par Harvey[23].

Entraîneur principal d'Everton

modifier

Après le titre de 1987, Kendall souhaite retrouver les compétitions européennes dont Everton est privé depuis le drame du Heysel et quitte le club pour l'Athletic Bilbao[22]. Le président Philip Carter choisit Harvey afin d'assurer une continuité interne. Selon Paul McParlan, Carter l'avait déjà approché pendant que Kendall négociait avec Barcelone ; Harvey avait alors indiqué qu'il resterait à Everton si le poste de manager lui était proposé[24]. Il hérite donc d'une équipe championne d'Angleterre mais toujours exclue des compétitions européennes en raison du bannissement des clubs anglais consécutif au Heysel[25].

Son premier match officiel se conclut par la victoire d'Everton 1-0 contre Coventry City lors du Charity Shield 1987 à Wembley[26],[15]. Pour sa première saison, le club termine quatrième du championnat et atteint les demi-finales de la Coupe de la Ligue[27],[5].

À l'été 1988, Harvey entreprend une importante reconstruction de l'effectif. Everton recrute notamment Tony Cottee pour environ 2,2 millions de livres, alors un record britannique, ainsi que Pat Nevin et Stuart McCall[28]. Everton ne termine que huitième du championnat 1988-1989, mais atteint deux finales à Wembley. Le club perd d'abord la finale de la Simod Cup 4-3 après prolongation contre Nottingham Forest, puis celle de la Coupe d'Angleterre 1989 3-2 après prolongation contre Liverpool[29],[30].

Cette fin de saison est profondément marquée par la tragédie de Hillsborough. Le , Everton reçoit Liverpool pour le premier match de compétition disputé par ce dernier depuis le drame, dix-huit jours auparavant. Harvey se souvient en 2025 avoir alors douté que le football puisse reprendre aussi rapidement ; il décrit également la finale de Coupe d'Angleterre contre Liverpool, jouée quelques semaines plus tard, comme particulièrement difficile dans ce contexte[1].

Harvey renouvelle encore l'effectif à l'été 1989, avec notamment les arrivées de Mike Newell, Norman Whiteside et Martin Keown. Everton débute bien la saison et se rapproche de la tête du championnat à l'automne, avant de perdre de sa régularité et de terminer sixième[5]. Un mauvais début de saison 1990-1991 entraîne finalement son renvoi le . Six jours plus tard, Howard Kendall revient à Everton et Harvey accepte de redevenir son adjoint[31].

Adjoint après 1990

modifier

Harvey reste l'adjoint de Kendall jusqu'au départ de celui-ci en décembre 1993[32]. Après ce second départ de Kendall, il poursuit brièvement sa carrière dans plusieurs clubs. En 1994, il travaille dans l'encadrement d'Andy King à Mansfield Town[33]. En novembre de la même année, il rejoint Oldham Athletic comme adjoint de son ancien coéquipier Graeme Sharp. Les deux hommes démissionnent en février 1997[34]. Harvey devient ensuite pendant quelques mois l'adjoint d'Adrian Heath à Burnley[35].

Retour à la formation

modifier

Harvey est de retour à Everton au plus tard en juin 1997, comme responsable du développement des jeunes[36]. Avec Andy Holden, il encadre l'équipe qui remporte la FA Youth Cup en 1998 contre Blackburn Rovers, 5-3 sur l'ensemble des deux rencontres. Cette génération comprend notamment Francis Jeffers, Richard Dunne, Leon Osman, Tony Hibbert et Danny Cadamarteri[37],[38].

Dans un portrait publié par The Independent en 1999, Harvey explique que le succès en compétition chez les jeunes n'est pas une fin en soi : la mission de l'académie est, selon lui, de préparer des joueurs capables de rejoindre durablement l'équipe première. Il insiste sur l'apprentissage d'une bonne technique de base, souhaite former des joueurs compétitifs capables de pratiquer un football attrayant et préfère, lorsque les circonstances le permettent, intégrer progressivement les jeunes dans une équipe première stable[3]. Il exprime également son souhait de voir le club s'appuyer largement sur des joueurs locaux formés dès l'enfance à Everton[3].

Harvey joue un rôle particulier dans le développement de Wayne Rooney. Celui-ci le décrit comme sa première grande influence dans le football professionnel et explique qu'une intervention de Harvey à l'adolescence l'a convaincu de délaisser la boxe et certaines distractions pour se consacrer entièrement au football[4]. Harvey le fait évoluer avec l'équipe des moins de 19 ans alors qu'il n'a que quatorze ans[39]. En 2002, son équipe atteint de nouveau la finale de la FA Youth Cup, perdue 4-2 sur l'ensemble des deux manches contre Aston Villa[40],[38].

Harvey quitte Everton en 2003, notamment en raison de problèmes persistants à la hanche. Le club lui accorde un match de jubilé contre le Bologne FC le , remporté 3-0 par Everton[41],[42]. En novembre 2007, il reprend une activité dans le football en devenant recruteur en chef de Bolton Wanderers[5],[43].

Approche de l'entraînement et de la formation

modifier

La conception de l'entraînement de Harvey se caractérise par une forte présence sur le terrain. Comparant ses méthodes à celles de Harry Catterick, dont les entraîneurs exécutaient souvent les consignes sans que le manager participe quotidiennement aux séances, Harvey défend au contraire un encadrement directement impliqué sur le terrain, dans lequel l'entraîneur observe les exercices et intervient sur la technique ou le placement[12]. Son travail auprès de Kendall s'inscrit dans cette logique, et certains joueurs de la période 1980 conservent par la suite ses indications tactiques dans leur propre carrière d'entraîneur[23].

Avec les jeunes, Harvey distingue nettement la performance immédiate et la formation à long terme. Il considère les joueurs arrivant à l'académie comme une matière encore à façonner et fait de l'accès à l'équipe première l'objectif prioritaire. Sa méthode accorde une place centrale à la technique de base, à la compétitivité, au jeu collectif et à l'intégration progressive dans un environnement stable[3]. Cette philosophie se retrouve dans la génération victorieuse de la FA Youth Cup 1998 et dans le parcours de Rooney, dont Harvey identifie très tôt le potentiel[37],[4].

Statistiques

modifier

Les chiffres ci-dessous correspondent aux rencontres de championnat. Harvey dispute au total 365 matchs de championnat en club et inscrit 20 buts[5],[16].

Statistiques en championnat
ClubPériodeMatchsButs
Everton1963-197432018
Sheffield Wednesday1974-1976452
Total1963-197636520

Avec l'équipe d'Angleterre A, il compte une sélection et aucun but en 1971[18].

Palmarès

modifier

Comme joueur

modifier

Avec Everton :

Comme entraîneur

modifier

Avec Everton :

Comme formateur

modifier

Avec l'équipe de jeunes d'Everton :

Postérité

modifier

La place de Harvey dans l'histoire d'Everton demeure particulièrement liée à la « Holy Trinity » qu'il forme avec Howard Kendall et Alan Ball au milieu de terrain de l'équipe championne d'Angleterre en 1970. Dans les récits consacrés à l'histoire du club, le trio est régulièrement associé à l'idéal de jeu de la « School of Science » et à l'une des périodes les plus appréciées de Goodison Park[2]. Une statue des trois joueurs, réalisée par le sculpteur britannique Tom Murphy, est dévoilée en mai 2019 devant l'église St Luke, sur Goodison Road, à proximité immédiate de Goodison Park[44]. Le monument reste sur place lorsque l'équipe masculine d'Everton quitte Goodison Park en 2025[45].

La longévité de son association avec Everton constitue l'autre dimension majeure de sa postérité : supporter du club dans son enfance, il en devient successivement apprenti, joueur de l'équipe première, éducateur, responsable de l'équipe réserve, entraîneur adjoint, entraîneur principal puis responsable de la formation. The Guardian présente en 2025 cette continuité comme un élément central de son héritage et souligne que Harvey a participé, sous des fonctions différentes, aux deux grandes équipes d'Everton de 1970 et des années 1980 ainsi qu'à l'émergence de plusieurs générations de jeunes joueurs[1]. Son influence comme formateur est également revendiquée par Rooney, qui le cite parmi les personnes déterminantes au début de sa carrière[4].

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (en) Andy Hunter, « Colin Harvey: ‘How do you go from being a kid watching Everton to having a statue?’ », sur The Guardian, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 (en) Jonathan Wilson, « A brief guide to ... Everton, and why they think they deserve better », sur The Guardian, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 (en) Alex Hayes, « Football: Harvey the happy harvester », sur The Independent, (consulté le )
  4. 1 2 3 4 (en) Daniel Taylor, « Wayne Rooney rueful of past England mistakes as 100th cap approaches », sur The Guardian, (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (en) James Corbett, « Harvey, Colin », sur Everton Encyclopedia (consulté le )
  6. (en) « September 1963 », sur Blue Correspondent (consulté le )
  7. (en) « Colin Harvey Football Player Statistics », sur 11v11.com (consulté le )
  8. (en) « Manchester United 0 v 1 Everton », sur MUFCInfo.com, (consulté le )
  9. 1 2 (en) « Everton v Sheffield Wednesday, 14 May 1966 », sur 11v11.com, (consulté le )
  10. 1 2 (en) « Everton v West Bromwich Albion, 18 May 1968 », sur 11v11.com, (consulté le )
  11. (en) David Lacey, « Ball was a combatant who became a craftsman without losing his essential tenacity », sur The Guardian, (consulté le )
  12. 1 2 3 4 5 6 (en) « Colin Harvey – An Evertonian Life », sur Everton FC Heritage Society (consulté le )
  13. (en) Paul Wilson, « Everton’s Harry Catterick is the forgotten great of British managers », sur The Guardian, (consulté le )
  14. 1 2 (en) « Little charity on display - Chelsea v Everton 1970 Charity Shield », sur Chelsea Heritage Partnership, (consulté le )
  15. 1 2 3 4 (en) « England - List of FA Charity/Community Shield Matches », sur RSSSF (consulté le )
  16. 1 2 (en) « Colin Harvey », sur Doing The 92 (consulté le )
  17. (en) « Shadows from the past: Match of the century memories », sur Times of Malta, (consulté le )
  18. 1 2 (en) « European Championship 1972 (Details) », sur RSSSF (consulté le )
  19. (en) David Lacey, « Diamonds for trumps and Macca dummy », sur The Guardian, (consulté le )
  20. 1 2 (en) Steve Zocek, « The FA Youth Cup Campaign of 1976/77 », sur Everton FC Heritage Society, (consulté le )
  21. (en) Steve Zocek, Kendall's Glory Years : In Their Own Words, Pitch Publishing, , 320 p. (ISBN 978-1-83680-143-6), p. 20
  22. 1 2 (en) Simon Hart, « Howard Kendall: Bolt from the Blue », sur The Independent, (consulté le )
  23. 1 2 (en) Simon Hart, « Neil Adams’ unavailing relegation battle has let him spread wings with Canaries this season », sur The Independent, (consulté le )
  24. (en) Paul McParlan, The Forgotten Champions : Everton's Last Title, Pitch Publishing, , 336 p. (ISBN 978-1-78531-866-5), p. 19
  25. (en) « Howard Kendall obituary », sur The Guardian, (consulté le )
  26. 1 2 (en) « Everton's Record in 1987-88 », sur Everton Results (consulté le )
  27. (en) Steven Pye, « When Everton took three replays to beat Sheffield Wednesday in FA Cup », sur The Guardian, (consulté le )
  28. (en) Steven Pye, « How the season began 30 years ago: TV money, transfers and Tony Cottee », sur The Guardian, (consulté le )
  29. 1 2 (en) « Everton football club match record: Simod Cup 1989 », sur 11v11.com (consulté le )
  30. 1 2 (en) « Liverpool v Everton, 20 May 1989 », sur 11v11.com, (consulté le )
  31. (en) John Ashdown, « Gary Johnson will find it tough bringing happy days back to Yeovil », sur The Guardian, (consulté le )
  32. (en) « Football: Gabriel plugs the gap at Goodison », sur The Independent, (consulté le )
  33. (en) Phil Shaw, « Football: King gambles on reviving the Stags », sur The Independent, (consulté le )
  34. (en) Nick Duxbury, « Football: Barcelona deadline for Robson », sur The Independent, (consulté le )
  35. (en) « Clarets bosses are fans of Rovers! », (consulté le )
  36. (en) Alan Nixon, « Everton to fall back on Kendall », sur The Independent, (consulté le )
  37. 1 2 (en) « Wayne Rooney’s goal for Everton v Arsenal in 2002: ‘He was a flippin’ Roy of the Rovers’ », sur The Guardian, (consulté le )
  38. 1 2 3 (en) « Previous FA Youth Cup winners and Finals list », sur The Football Association (consulté le )
  39. (en) « Wayne Rooney: skill development », sur England Football Learning, (consulté le )
  40. 1 2 (en) Alex Hayes, « Rooney crashes Villa graduation day », sur The Independent, (consulté le )
  41. (en) « Everton v Bologna, 2003-04 Pre-Season Friendly », sur ToffeeWeb, (consulté le )
  42. (en) « Thomas Gravesen of Everton », sur Getty Images, (consulté le )
  43. (en) « African talent on review », sur Cayman Compass, (consulté le )
  44. (en) « Statue of Everton Legends to be unveiled », sur ITV News Granada, (consulté le )
  45. (en) « Everton fans on the end of a Goodison era: ‘I’ll be thinking about my dad, my brothers, my son’ », sur The Guardian, (consulté le )

Bibliographie

modifier

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Graham Betts, England Player by Player : A Compilation of Every Player Ever to Have Played for England, Green Umbrella Publishing, , 276 p. (ISBN 978-1-905009-63-3, OCLC 226063344) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Colin Harvey et John Keith, Colin Harvey's Everton Secrets : 40 Years at Goodison from Catterick to Moyes, Trinity Mirror Sport Media, , 400 p. (ISBN 978-0-9546871-6-8)
  • (en) Simon Hart, Here We Go : Everton in the 1980s: The Players' Stories, deCoubertin Books, , 288 p. (ISBN 978-1-909245-83-9)
  • (en) Paul McParlan, The Forgotten Champions : Everton's Last Title, Pitch Publishing, , 336 p. (ISBN 978-1-78531-866-5)
  • (en) Steve Zocek, Kendall's Glory Years : In Their Own Words, Pitch Publishing, , 320 p. (ISBN 978-1-83680-143-6)