Collégiale Saint-Hadelin de Celles

édifice religieux belge

La collégiale Saint-Hadelin de Celles est un édifice religieux catholique situé au cœur du village belge de Celles (commune de Houyet) en province de Namur. Construite au XIe siècle, elle constitue un exemple remarquable de l'art mosan. Elle se distingue par la remarquable conservation de ses dispositions architecturales médiévales.

Collégiale Saint-Hadelin
Image illustrative de l’article Collégiale Saint-Hadelin de Celles
La collégiale Saint-Hadelin, à Celles.
Présentation
Culte catholique
Dédicataire Saint Hadelin
Type Église paroissiale
Rattachement Diocèse de Namur
Début de la construction XIe siècle
Style dominant roman
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1947, no 91072-CLT-0003-01)
Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine exceptionnel (2009, 2022, no 91072-PEX-0001-04)
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Ville Celles
Coordonnées 50° 13′ 44″ nord, 5° 00′ 29″ est

Carte

Historique

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Selon la tradition rapportée dans la documentation patrimoniale, un premier oratoire (oratorium) aurait été fondé vers 670 par saint Hadelin, au fond du vallon de la Lesse. Cette fondation religieuse aurait ensuite accueilli un chapitre de douze chanoines séculiers. Vers 1030-1040, les chanoines entreprennent la construction de l'église actuelle. Celle-ci s'inscrit dans la production architecturale de l'art mosan de l'époque préromane et ottonienne. Elle présente des affinités avec l'ancienne abbatiale d'Hastière, reconstruite vers 1033-1035[1].

En 1338, les chanoines quittent Celles avec leur chapitre pour s'établir à Visé. À la suite de ce départ, l'église perd progressivement de son importance et tombe dans un relatif oubli. Cette situation contribue paradoxalement à la préservation de son architecture médiévale, demeurée presque intacte jusqu'au XIXe siècle. C'est durant ce siècle que s'ajoute la chapelle funéraire de la famille de Beaufort, construite entre 1857 et 1859 contre le croisillon nord, ainsi qu'une sacristie néoromane édifiée en 1905[1].

Description

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Architecture extérieure

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L'édifice se caractérise par des volumes sobres, francs et peu articulés, dominés par une tour occidentale massive. Celle-ci, opaque et de forme compacte, présente un caractère défensif qui contraste avec la simplicité générale de la construction[1].

L'architecture témoigne d'une conception où la masse des maçonneries et la sobriété des formes jouent un rôle essentiel. Les murs extérieurs sont rythmés par des arcades aveugles et des lésènes ou pilastres, qui soulignent les volumes sans masquer la structure intérieure[1].

Organisation intérieure

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L'église adopte un plan basilical à trois nefs, composées de cinq travées. La nef centrale est séparée des bas-côtés par des piliers à impostes ou des colonnes, tandis que les murs sont percés de fenêtres étroites. La nef est couverte d'une charpente en bois apparente. Le transept, relativement bas, s'inscrit dans la tradition architecturale carolingienne, notamment par sa disposition en prolongement du vaisseau. Sa toiture se prolonge jusqu'au pignon oriental[1].

Le sanctuaire principal, situé à l'est, est voûté en cul-de-four et surmonte une crypte plus vaste, destinée notamment aux sépultures et aux activités liées au pèlerinage. Son abside semi-circulaire est éclairée par des baies qui renforcent la sobriété de l'ensemble. Une seconde crypte, aménagée sous la tour occidentale et remaniée vers 1590-1591, constitue une disposition relativement rare. Dans sa paroi orientale se trouve une niche destinée à recevoir une châsse contenant des reliques[1].

Intérêt architectural

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L'intérêt de la collégiale réside dans la conservation de ses dispositions du XIe siècle. L'édifice témoigne de l'évolution de l'architecture mosane : si sa structure demeure largement fidèle à son état médiéval, certains éléments annoncent une recherche plus développée sur le traitement des surfaces murales, notamment dans l'abside centrale[1].

Classement

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La collégiale est classée au Patrimoine majeur de Wallonie depuis 1947 et au Patrimoine exceptionnel depuis 2009.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Luc F. Genicot, Julien Maquet (dir.) et Guy Focant, « L'église Saint-Hadelin », dans Le patrimoine médiéval wallon, Namur, Institut du patrimoine wallon, , 632 p. (ISBN 2-9600421-2-3), p. 35-36

Voir aussi

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Bibliographie

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  • L'Architecture Romane en Belgique, sous la direction de Laurent Deléhouzée, éditions Racine, Bruxelles, 2000
  • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 22, t. 2 : Wallonie, Namur, arrondissement de Dinant, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 960 p. (ISBN 2-87009-637-2, lire en ligne), p. 773-776

Articles connexes

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Liens externes

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