Chapelle des Jésuites de Cambrai
La chapelle des Jésuites de Cambrai est un édifice religieux aujourd'hui désaffecté se trouvant sur la place du Saint-Sépulcre à Cambrai, dans le département français du Nord.
| Chapelle des Jésuites | |
La chapelle des Jésuites sur la place Saint-Sépulcre, à Cambrai. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Culte catholique |
| Type | Chapelle jésuite désaffectée, aujourd'hui musée d'objets et d'art religieux. |
| Rattachement | Archidiocèse de Cambrai |
| Début de la construction | 1679 |
| Fin des travaux | 1694 |
| Architecte | Jean Bégrand |
| Style dominant | Architecture baroque |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Hauts-de-France |
| Département | Nord |
| Ville | Cambrai |
| Coordonnées | 50° 10′ 22″ nord, 3° 13′ 51″ est |
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|
La chapelle, construite de 1679 à 1692 en annexe d’un collège jésuite, est de style baroque. Elle est classée monument historique en 1920.
La chapelle est desservie par le réseau de transports urbains de la Communauté d'agglomération de Cambrai appelé TUC, par les lignes 5 et N3 (arrêt Cathédrale), ainsi que la ligne N1 (arrêt Porte de Paris)[1],[2].
Contexte historique : existence d'une première chapelle gothique
modifierÀ la demande du premier archevêque de Cambrai Maximilien de Berghes, les jésuites arrivent dans la ville, d'abord comme prédicateurs (1561). Ils y fondent ensuite un collège, ouvert le . Étant favorablement reçus et malgré des problèmes financiers, les jésuites construisent un petit édifice religieux pour les activités pastorales et spirituelles accompagnant généralement leur enseignement. En un an (1574-1575), la chapelle de style gothique est achevée. Dédiée à Saint Michel Archange, elle est consacrée par l'archevêque de Cambrai Louis de Berlaymont le jour de Pâques 1575.
Dans l'esprit du Concile de Trente, qui requiert une meilleure formation du clergé, Louis de Berlaymont demande également aux jésuites qu’ils se chargent d’un séminaire. Par manque d'hommes, le Supérieur général décline cette proposition.
Historique de la chapelle baroque
modifierConstruction d'une nouvelle chapelle
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Un siècle plus tard après la construction de la chapelle gothique, l'édifice religieux est jugé trop petit. L'archevêque François Van der Burch (1616-1644) avait laissé en testament une somme considérable pour le projet d'une nouvelle chapelle. Les travaux ne commencent cependant que le , grâce au dynamisme du recteur Guillaume de Waha. L'architecte en est le frère jésuite Jean Bégrand. Les travaux sont très lents : sept ans plus tard, les fondations sortent à peine du sol. En 1692, la façade est achevée et la chapelle est inaugurée sous le rectorat de Jean Sonius. Il faut encore deux ans pour que l'édifice soit vraiment terminé. Quant à la décoration intérieure, les sculptures, les peintures, les autels et le mobilier occuperont tout le XVIIIe siècle.
Expulsion des jésuites et période révolutionnaire
modifierExpulsés de France par le parlement de Paris en 1761, les jésuites sont défendus cependant par le parlement de Flandres, à Douai, qui dans un mémorandum envoyé en 1762, demande le maintien de la Compagnie de Jésus. Ce parlement doit cependant céder et l'arrêt d’expulsion est décidé. Fin , l'inventaire de la chapelle est fait. Les jésuites sont expulsés des lieux le .
Le collège anciennement jésuite passe donc par diverses mains. Le clergé séculier s'en occupe à partir de 1766. En 1791, le corps professoral ayant refusé la constitution civile du clergé, il est remplacé en bloc. L'abbé assermenté de 1791 est lui-même remplacé par un laïc en 1792. C'est la désorganisation. Les élèves et séminaristes quittent le collège ou n'y reviennent pas. Par deux fois, la bibliothèque est lestée de nombre de ses livres. Le a lieu la dernière distribution des prix.
Finalement, les bâtiments sont réquisitionnés pour le logement des troupes révolutionnaires. Le tribunal révolutionnaire s'installe au collège. La chapelle sert d'abord de prison aux prévenus et, plus tard, de magasin de fourrage pour le maître des postes.
Restauration
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En 1836, l'évêque Louis Belmas acquiert la propriété de la chapelle pour en faire le grand séminaire de son diocèse de Cambrai. Le , l'édifice religieux est reconsacrée puis ouverte à nouveau au culte.
Une nouvelle crise surgit avec la loi de séparation des Églises et de l'État, en 1905. Lors de l'expulsion du grand séminaire le , le coadjuteur Delamaire est arrêté[3]. Les bâtiments sont alors transformés en caserne. Durant la Première Guerre mondiale la chapelle est utilisée comme salle de cinéma. De 1918 à 1931, elle est rendue au culte catholique alors que la cathédrale de Cambrai, qui a fort souffert de la guerre est en chantier de reconstruction.
La chapelle des Jésuites, classée en 1920 et rachetée par le diocèse en 1927, devient en 1958 un musée d'objets et d'art religieux.
Classement
modifierLa procédure de classement s'est déroulée en plusieurs phases :
- la chapelle fait l'objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [4] ;
- la façade (avec la toiture) fait l’objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [4] ;
- la façade sur rue (et la toiture) du bâtiment de l'ancien Grand Séminaire fait l'objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [4] ;
- la grande salle du Tribunal Révolutionnaire fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [4] ;
- le mur se prolongeant sur la rue des Écoles, les façades et toitures de l'aile sud et de l'aile perpendiculaire côté rue Louis-Renard, les deux escaliers avec leurs rampes en bois et la salle du XVIIIe siècle avec son décor au rez-de-chaussée de l'aile sud, la cour intérieure et le jardin sont inscrits depuis le [4].
- La façade.
- Vue de la Cathédrale
Culture populaire et anecdotes
modifierRéférences
modifier- ↑ « Horaires lignes de bus TUC », sur tuc-cambresis.fr (consulté le ).
- ↑ « Plan du réseau TUC » [PDF], sur tuc-cambresis.fr, (consulté le ).
- ↑ Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 51.
- 1 2 3 4 5 Notice no PA00107400, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Diablo IV | Cathédrale de Diablo | Concours bêta » (consulté le )