Comité national de salut public
Le Comité national de salut public (CNSP) est le nom de la junte militaire qui dirige la Côte d'Ivoire du 24 décembre 1999 au 1er août 2000, après le coup d'État qui renverse le président Henri Konan Bédié. Présidé par le général Robert Guéï, le CNSP suspend la Constitution et assume les pouvoirs législatif et exécutif jusqu'à la promulgation d'une nouvelle Constitution.
Contexte
modifierLe 23 décembre 1999, une mutinerie de soldats réclamant de meilleures conditions de vie éclate à Abidjan, menée par Tuo Fozié. Le mouvement se transforme rapidement en coup d'État: le lendemain, le président Henri Konan Bédié est destitué et quitte le pays. Le général Robert Guéï, ancien chef d'état-major mis à la retraite forcée par Bédié en 1997, est appelé par les mutins pour prendre la tête du mouvement, bien qu'il n'en ait pas été l'instigateur[1],[2].
Création et composition
modifierLe CNSP est formé le 25 décembre 1999. Les sources divergent sur son effectif exact: certains articles parlent de neuf membres, tous militaires, d'autres de dix[3]. Le général Guéï en assure la présidence[4]. Parmi les autres membres identifiés par la presse figurent l'intendant général Lassana Palenfo (numéro deux du comité, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité), le général Abdoulaye Coulibaly (numéro trois, ministre des Transports), le général Mathias Doué, le capitaine de vaisseau Henri César Sama (ministre de la Communication), le général Pascal Konan, le lieutenant-colonel Mouassi Grena, le capitaine de corvette Saint-Cyr Djikalou, le maître principal Zohin Honoré (ministre des Eaux et Forêts) et le lieutenant Boka Yapi, chargé de la sécurité du président Guéï[5].
Notes et références
modifier- ↑ « RFI - Côte dIvoire - Robert Gueï face à son passé », sur www1.rfi.fr (consulté le )
- ↑ « Le général Gueï a créé un Comité national de salut public composé de neuf hauts chefs militaires, tandis que Konan Bédié se prépare á quitter le pays », sur www.sangonet.com (consulté le )
- ↑ Bernard Contamin et Bruno Losch, « Côte d'Ivoire : la voie étroite », Politique africaine, Karthala, vol. 77, no 1, , p. 117–128 (ISSN 0244-7827, DOI 10.3917/polaf.077.0117, lire en ligne, consulté le )
- ↑ FABIENNE POMPEY, « Le nouvel homme fort de la Côte d'Ivoire met à contribution les partis politiques », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jean-Pierre Maury, « Côte d'Ivoire Ordonnance n°1/99 PR du 27 décembre 1999, portant suspension de la Constitution et organisation provisoire des pouvoirs publics. »
[article], sur Digithèque MJP, (consulté le )