Jean-François-Charles de Molette
Jean François Charles de Molette, comte de Morangiès (ou marquis), né le à Lanuéjols (Lozère) et mort le (9 messidor an IX) à Saint-Alban-sur-Limagnole [1],[2], est un militaire français et seigneur de l'une des plus grandes baronnies du Gévaudan.
| Jean François Charles de Morangiès Comte de Morangiès, baron de Saint-Alban | ||
Blason de la maison des Molette de Morangiès. | ||
| Naissance | Lanuéjols, Lozère |
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| Décès | (à 73 ans) Saint-Alban-sur-Limagnole, Lozère |
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| Origine | ||
| Grade | Sous-lieutenant des Gendarmes de la garde; colonel du régiment de Languedoc (infanterie), maréchal de camp | |
| Conflits | Guerre de succession d’Autriche Guerre de Sept Ans raid sur Rochefort bataille de Minden |
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| Distinctions | Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis | |
| Famille | Molette de Morangiès | |
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Après avoir combattu pendant la Guerre de Sept Ans, il est emprisonné à la Conciergerie en 1773 pour une affaire de dettes. Voltaire prend sa défense devant le Parlement de Paris. Il meurt roué de « coups et de mauvais traitements par des gredins » à 73 ans, selon son acte de décès [3].
Bien que souvent présenté comme suspect dans l'affaire de la Bête du Gévaudan en raison de sa réputation d'escroc et de ses mœurs légères, il n’existe aucune preuve contre lui.
Biographie
modifierSa famille
modifierJean-François-Charles est l'un des quatre fils de Pierre-Charles de Molette, marquis de Morangiès et comte de Saint-Alban, et de Louise-Claudine de Châteauneuf-Randon, baronne de Tournel. La riche famille siège aux États de Languedoc. Il est titré baron de la Guarde-Guérin, seigneur de Villefort, Senechas, Puylaurens, le Bois du Mont, et de La Baume.
Carrière militaire
modifierMousquetaire du roi à l'âge de 14 ans, il entre dans le corps des Gendarmes de la garde du roi Louis XV, au début de l'année 1744[4],[5]. Il participe à la guerre de succession d’Autriche[6]. Son supérieur dira de lui : « c'est un bon sujet, sage et appliqué. Il n'a pas de lumières bien étendues, mais il est attaché à ses devoirs et il a de quoi faire un bon officier. »[7].
Il épouse en 1753 Marie-Paule-Thérèse de Beauvilliers de Saint-Aignan, fille de duc. Elle donne naissance à deux garçons.
La guerre de Sept Ans éclate. Morangiès commande le régiment d'Infanterie-Languedoc avec le grade de colonel[8].
Son père, le marquis de Morangiès, perd la bataille de Minden [9], échec cuisante de l'armée française qui lui vaudra de tomber en disgrâce à la Cour. Louis XV ne fera rien pour arranger la situation, jusqu'en 1765.
Lorsque le comte de Morangiès quitte le service, il est promu au rang de Maréchal de camp, et devient commandeur de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis[10] à la suite de ses états de service. Ayant probablement contracté la tuberculose pendant la guerre, il se fait soigner en cure de retour en Gévaudan, à Bagnols-les-Bains[11],[12].
Procès et humiliation
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Jean-François Charles de Molette obtint de son père, par contrat devant notaire, une « avance sur héritage » au détriment de ses frères et sœurs.

En 1766, le comte prend ses distances avec le Gévaudan pour se retirer à Paris dans son hôtel particulier situé rue Saint-Jacques [13]. En 1771, il emprunte une importante somme d'argent sous prétexte de l'investir dans l'amélioration d'une terre qu'il possède dans le Midi. La famille Verron, se désignant comme banquiers, affirme avoir prêté trois cent mille livres au comte, argent qu'il n'aurait jamais rendu à cause de ses dettes. L'affaire va aux tribunaux.
La confrontation entre le puissant seigneur et la famille de classe moyenne prend une dimension symbolique et soulève de nombreux débats passionnés dans toute la capitale[14],[15]. Pour beaucoup, le charme et les manières raffinées du comte masquent la réalité d'un pouvoir reposant sur le recours à la violence et l'intimidation. Les avocats des Verron citent le comte de Morangiès comme étant « un homme né dans le plus grand monde (...), imposant [avec un ton de confiance des] promesses faciles [pour] flatter les inférieurs, leur donner une plus haute opinion d'eux-mêmes et les rendre dupes de leur amour-propre aux dépens de leur fortune »[16].
Brouillé avec sa famille, le comte de Morangiès est emprisonné à la Conciergerie le . Les célèbres philosophes Voltaire et Simon-Nicolas-Henri Linguet prennent sa défense devant le Parlement de Paris[17],[18]. Condamné lors d'un premier procès, il est acquitté au second et sort de prison[19]. Mais le verdict en sa faveur fut très impopulaire, comme en témoigne un dessin cloué sur la porte du procureur, le représentant pendu à une potence[20].
En 1774, la fortune familiale lui revient au décès de son père. L'accès du château de Saint-Alban lui étant refusé par ses frères désavantagés par cet héritage, il s'enfuit à Metz.
Le scandale de son second mariage
modifierAprès son procès, Jean-François Charles de Morangiès se laisse séduire par sa domestique, Louise-Antoine Fontaine. Cette dernière, déjà mariée à un dénommé François Fremain, utilise quatorze identités différentes; son nom véritable étant Marie-Louise Josephe de Lespignières. Elle va alors abuser de sa crédulité en lui faisant reconnaître une fille, qui n'est pourtant pas de lui. Cette dernière grandit avec le fils aîné du comte, François-Paul (alors actuel marquis de Morangiès). Ils se lient ensemble « d'une amitié très étroite ». La femme Fremain accuse le jeune homme d'inceste et de viol, avant d’essayer de lui faire épouser sa prétendue « sœur ». Le jeune marquis refuse en prétextant qu'un noble ne peut s'allier à une roturière[21].
Marie-Louise de Lespignières menace alors de partir si son amant ne la demande pas en mariage. D'abord réticent, Jean-François Charles finit par accepter. Ils fuient à Francfort, où a lieu la cérémonie le : De Lespignières devient ainsi la « comtesse de Morangiès », et sa fille prend le nom de Marie de Noblair de Molette de Morangiès. La rumeur de ces noces arrive aux oreilles de la famille du comte, à Saint-Alban, qui découvre les activités criminelles de cette femme en interrogeant son ancien mari, François Fremain dit « Jaquin » [22].
Le , après une longue enquête et un procès au Châtelet qui soulève les débats sur la bigamie, la « comtesse » avoue avoir usé de fausses identités et abusé de la confiance du comte de Morangiès pour l'épouser et obtenir ses biens. Jean-François Charles apprend également que Marie n'est pas sa vraie fille[23]...
Marie-Louise de Lespignières est attachée pendant plusieurs heures à un poteau en place de Grève, marquée au fer rouge, puis incarcérée à l'hôpital de la Salpêtrière[24]. Le comte de Morangiès n'est pas jugé innocent pour autant, et finit une nouvelle fois en prison. En 1791, les deux amants se retrouvent et emménagent finalement à Saint-Alban au grand malheur de la famille du comte. Sa femme, comparaîtra devant le jury d'accusation de Marvejols[25],[26].
Décès
modifierJean-François Charles de Morangiès est assassiné le (9 messidor an IX), à l'âge de 73 ans. Il est noté sur son acte de décès qu'il fut tué « par la suite de coups et mauvais traitements par certains gredins » à quatre heures du soir [27].
La Bête du Gévaudan
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En 1764, dans le Gévaudan (Lozère/Haute-Loire) et en Auvergne, une Bête attaque les femmes et les enfants. De nombreux soldats, troupes royales et chasseurs sont mobilisés, sans succès. Les journaux d'Europe, comme La Gazette de France, Le Courrier d'Avignon ou La Gazette de Cologne (Zeitung von Köln), se passionnent pour cette histoire et publient des centaines d'articles en quelques mois[28]. La rumeur évoque une hyène échappée d'un cirque, un loup-garou, voire un châtiment divin[29].
Le comte de Morangiès, révolté de voir sa province « désolée par un cruel animal qui ne deviendra que plus violent à mesure que l'hiver deviendra plus fort », demande à être mis à la tête d'une troupe d'officiers avec l'autorité requise sur les communautés de la région, « pour le bien de l'ordre public ». Mais sa demande est refusée, et c'est le capitaine Duhamel, capitaine aide-major des dragons du régiment de Clermont-Prince qui est chargé de chasser la Bête. Le nom du comte de Morangiès reste cité dans de nombreuses correspondances :
« (...) Je partis une heure avant le jour avec M. le comte de Morangiès pour exécuter la chasse particulière que nous avions projetée et pour laquelle j’avais envoyé des ordres à 17 paroisses[30]. »
« On fit une chasse générale pour tâcher de détruire cette pernicieuse Bête. Toute la noblesse du pays était commandée par le comte de Morangiès, maréchal de camp[31]. »
« (…) [la Bête] attaque près du château de St.-Alban, appartenant au comte de Morangiès, un jeune homme de 19 à 20 ans, sans lui faire heureusement d’autre mal que beaucoup de peur[32]. »
En septembre 1765, François Antoine, porte-arquebuse de Louis XV, tue un énorme loup sur le domaine de l'abbaye royale des Chazes. Le loup est empaillé et porté à Paris devant le Roi qui aussitôt déclare la Bête morte. Les journaux et la Cour se désintéressent de l'affaire. Mais trois mois plus tard, le massacre recommence en Gévaudan, cette fois dans l'indifférence générale. Le , Jean Chastel, paysan du village de La Besseyre-Saint-Mary, tue un énorme canidé de 50 kilos. Passé cette date, plus aucune mort due à un animal mangeur d'hommes ne fut recensée en Gévaudan[33].
Accusations contre le comte de Morangiès
modifierEn 1910, le docteur Paul Puech, professeur de gynécologie à l'université de médecine de Montpellier, développe l'hypothèse d'un tueur sadique qui aurait profité de la confusion pour assouvir ses pulsions[34],[35].
En 1936, le romancier Abel Chevalley met en avant la culpabilité du comte de Morangiès : « J’aurai à revenir sur cet affreux personnage depuis lors tristement célèbre. Mais nous ignorions alors qu’il fût aux abois et déjà vautré dans la crapule de Paris… après les sordides affaires qui l’auraient dû conduire en prison pour le reste de ses jours… ». Jean-Antoine Chastel, fils du paysan Jean Chastel, est également évoqué[36].
Alain Decaux, Gérard Ménatory ou Jean-Jacques Barloy évoquent également un sadique opérant sous le couvert d'une haute protection. En 1988, Raymond-Francis Dubois émet l'hypothèse d'un chien de guerre recouvert d'un gilet (ou cuirasse) en peaux de sanglier le protégeant des balles et des couteaux. Selon lui, le monstre a été dressé à tuer par un noble du Gévaudan prénommé Charles[37],[38].
En 1992, dans La Bête du Gévaudan, l'innocence des loups, l'essayiste Michel Louis accuse le comte de Morangiès d'être un militaire déchu, calculateur et dénué de scrupules : « La culpabilité de Jean-François de Morangiès est pour moi une conviction, mais, faute de preuves, je continuerai à appeler « comte » le noble de haut rang qui fut avec Antoine Chastel à l’origine de l’affaire (...) À travers la bête, le comte pouvait assouvir à la fois une vengeance et une soif de puissance frustrée. La confusion dramatique engendrée par sa terrible création dut lui procurer un sentiment de puissance fantastique. La revanche d’un sadique mégalomane »[39]. Michel Louis développe de nouveau sa théorie en 2011 lors d'une émission de Franck Ferrand[40].
Parmi les hypothèses avancées :
- Un penchant pour le sadisme, à la manière du marquis de sade ou de Gilles de Rais.
- Une vengeance familiale contre Louis XV pour avoir écarté son père, le marquis Pierre-Charles de Morangiès, de Versailles.
- Un complot de la noblesse du Gévaudan contre le pouvoir royal. Peut-être en lien avec les Grands jours d'Auvergne, procès de 1664 à 1667 pour condamner les abus commis par la noblesse. Les coupables, principalement de cruels seigneurs qui volaient ou torturaient les paysans, ont été exécutés, leurs domaines confisqués ou rasés[41],[42].
La figure du comte de Morangiès comme « fou sadique », ou « complotant contre le Roi », appartient surtout à la fiction. Ces théories ne sont pas soutenues par les historiens, faute de sources sérieuses. Au cours des trois décennies qui ont suivi l’affaire de la « Bête du Gévaudan », et malgré ses nombreux démêlés judiciaires, il n’a jamais été suspecté de meurtres ou d'insurrection .
Cinéma et télévision
modifierLe Pacte des loups (2001)
modifierL'acteur Vincent Cassel est « Jean‑François de Morangias », librement inspiré du comte de Morangiès. Après la guerre de Sept Ans et un séjour en Afrique, pris de fortes fièvres, il sombre dans la folie et rejoint les « loups de Dieu », un pacte entre certains aristocrates et hommes d’Église du Gévaudan contre Louis XV et les intellectuels des Lumières. Pour ne pas attirer les soupçons de son propre père (Jean Yanne), Jean‑François simule une infirmité en cachant l’un de ses bras dans un corset. Il nourrit une obsession pathologique, maladive, incestueuse, pour sa sœur Marianne (Émilie Dequenne).
La « Bête » du film, ramenée d'Afrique, est dressée par Jean‑François, tout comme ce dernier est la marionnette du curé Henri Sardis (Jean-François Stévenin), instigateur de ce pacte obscur.
La Bête du Gévaudan (2003)
modifierL'acteur Vincent Winterhalter est le « comte de Morangies », présenté comme un aristocrate raffiné qui cache sa cruauté sous le masque d’un loup. Le comte s'amuse des codes sociaux et perpétue des meurtres déguisé en « cannibale ». Une mâchoire en fer transforme chaque meurtre en mise en scène incriminant le loup [43].
Morangiès bénéficie de la protection de sa cousine, maîtresse de Louis XV, ce qui lui assure une impunité presque totale au sein des cercles de pouvoir. Trop lâche pour dénoncer la vérité, le marquis d’Apché (Maxime Leroux), inspiré du véritable Jean-Joseph d'Apcher, garde le silence sur ces crimes atroces. Ce silence complice souligne la corruption des institutions.
Le costume de « la Bête » fonctionne comme métaphore : il masque l’identité sociale de l'aristocrate pour révéler une nature bestiale et perverse. Cette obsession du comte pour les « mondes nouveaux » renvoie à l'imaginaire et l'exotisme colonial du XVIIIe siècle.
Références
modifier- ↑ AD 48 - Registre d'état-civil de Saint-Alban-sur-Limagnole - Décès 1801 - vue 9/62
- ↑ AD 48 - Registre d'état-civil de Saint-Alban-sur-Limagnole - Sépultures 1801 - vue 1/2
- ↑ Registre de Saint-Alban-Marvejols, AD de la Lozère.
- ↑ Compagnies des gendarmes (1680-1772, Hussard du Marais, Paris)
- ↑ État militaire de France, années 1760-1783, volume 1
- ↑ Archives des États militaires de France
- ↑ Défense et illustration du comte de Morangiès - Serge Colin (2001)
- ↑ Le Régiment de Languedoc, Histoire de l'infanterie française Tome IV - Librairie militaire Dumaine (1876)
- ↑ « Commandant à Minden, il fut assiégé le 4 mars (1758) et se rendit prisonnier de guerre avec sa garnison » (Chronologie Historique- Militaire, Tome Cinquième, Chez Claude Hérissant Imprimeur Libraire rue Notée Dame à la Croix d'or, & aux trois Vertus.)
- ↑ Historique de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis - Jean-François d’HOZIER (1817) - Bibliothèque nationale
- ↑ Archives des cures de Bagnols-les-Bains, BNF, Paris
- ↑ Historique de la station de Bagnols-les-bains http://www.bagnols-les-bains.com/historique.html
- ↑ Le Droit civil français suivant l'ordre du Code civil, C.B.M. Toullier.
- ↑ Les Causes célèbres de la France prérévolutionnaire, Sarah Maza, Fayard, 1997
- ↑ Les Mémoires judiciaires et l'opinion publique à la fin de l'Ancien Régime, Sarah Maza, 1987
- ↑ Mémoire pour demoiselle Geneviève Gaillard et François Liegard Dujonquay...contre le comte de Morangiés, Paris, 1772
- ↑ Précis du procès de M. le comte de Morangiès, contre la famille Verron – Voltaire (1773) - Bibliothèque nationale
- ↑ Déclaration de Voltaire sur le procès - Œuvres complètes de Voltaire, tome 29, Édition Garnier, 1879
- ↑ Les Procès du comte de Morangiès - Marc Chassaigne (1930)
- ↑ Les Causes célèbres de la France prérévolutionnaire, chap. 1, Imaginaire sociale et crise politique 1771-1773, Sarah Maza, Fayard, 1997
- ↑ Histoire de Louise-Antoine Fontaine, condamnée...pour s'être mariée avec le comte de Morangiés...du vivant de son premier mari (Bailly et libraires du Palais royal, 1788)
- ↑ Les Grandes Affaires criminelles de la Lozère, Marie-Pascale Vincent, 2006.
- ↑ Extrait du registre du Parlement, du 25/04/1788, d'après le procès du 26/07/1787.
- ↑ Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la République..., p. 204, L.P. Bachaumont, 1788.
- ↑ Journal Politique de Manneheim (faisant suite à la Gazette des Deux-Ponts) no 197, 1801.
- ↑ Folle histoire, les aristos du crime, Bruno Fuligni, 2014
- ↑ Constaté par Augustin Euralvin, maire de Saint-Alban, faisant les fonctions d'officier public de l’État civil, du dixième jour du mois de messidor, l'an neuf de la république française, AD de la Lozère.
- ↑ Histoire du méchant loup, 3 000 attaques sur l'homme en France XVe – XXe siècle - Jean-Marc Moriceau, (Fayard, 2007)
- ↑ La Bête du Gévaudan - François Fabre, Jean Richard (2006)
- ↑ Lettre du capitaine Duhamel à l'évêque de Mende, 12/02/1765 (Actes du congrès de la Fédération historique du Languedoc)
- ↑ Le Courrier d'Avignon, 26/02/1765
- ↑ Le Courrier d'Avignon, 26/03/1765
- ↑ La Bête du Gévaudan à travers 250 ans d'images - Éric Mazel, Pierre-Yves Garcin
- ↑ Qu'était la Bête du Gévaudan, Puech, Académie des sciences et lettres de Montpellier, 1911
- ↑ Michel Meurger, « Du côté des loups (IV) : Garous et meneurs de loups littéraires. De Jeannot-Grandes-Dents à Antoine Chastel », Le Visage Vert, Cadillon, Le Visage vert, no 29, , p. 59-62.
- ↑ Abel Chevalley, La Bête du Gévaudan, Paris, Gallimard, coll. « Les histoires extraordinaires », 1936.
- ↑ Vie et mort de la Bête du Gévaudan – Dubois (1988)
- ↑ Le Livre de la Bête, L’Enfer n’a pas de portes – Dubois (1989)
- ↑ La Bête du Gévaudan – Michel Louis (1992, Perrin 2003)
- ↑ Au cœur de l'Histoire, Europe 1 émission du 9 juin 2011
- ↑ Les Grands Jours d'Auvergne : désordres et répression au XVIIe, Arlette Lebigre, Hachette, 1976
- ↑ Pièces fugitives pour servir à l'histoire de France - Hugues-Daniel Chaubert, 1759
- ↑ L'éternel retour de la Malebête : appropriations télévisuelles et cinématographiques du mythe de la Bête du Gévaudan, Bernard Papin, CNRS Éditions, 2024.
- ↑ L'original non colorisé date de 1764, Bibliothèque nationale, Histoire de France, titre original : « Figure de la Bête féroce que l'on croit être une hyène ».
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Marc Chassaigne, Les Procès du comte de Morangiès, Paris, Gallimard, coll. « Histoires extraordinaires » (no 4), , 229 p. (présentation en ligne).
- Serge Colin, « En marge de la Bête du Gévaudan, défense et illustration du comte de Morangiès », Bulletin historique historique publié par la Société Académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire, t. LXXIX, , p. 107-121 (lire en ligne).
- (en) Sarah Maza, « The Véron-Morangiès Affair, 1771-1773 : The Social Imagery of Political Crisis », Historical Reflections / Réflexions Historiques, vol. 18, no 2 « The Maupeou Revolution : The Transformation of French Politics at the End of the Old Regime », , p. 101-135 (JSTOR 41298953).
- John Renwick, Voltaire et Morangiés (1772-1773) ou les Lumières l'ont échappé belle, Oxford, The Voltaire Foundation, coll. « Studies on Voltaire and the Eighteenth Century » (no 202), , 166 p. (ISBN 978-0-7294-0267-5, présentation en ligne).