Confession religieuse

type d'organisation religieuse

Une confession religieuse ou dénomination religieuse est un sous-groupe à l'intérieur d'une religion qui opère sous un nom, une tradition et une identité communs.

Terminologie

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En français, le mot confession peut notamment désigner une appartenance religieuse[1].

Dans une approche de pluralisme, le terme confession représente un regroupement religieux autonome dans une religion[2],[3].

Hindouisme

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Dans l'hindouisme, une confession peut faire référence shivaïsme, le shaktisme et le Vaishnava[4],[5].

Judaïsme

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Dans le judaïsme, une confession peut faire référence aux courants orthodoxe, Massorti, libéral, reconstructionniste[6].

Christianisme

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L’appellation confession chrétienne est parfois utilisée pour parler des principales branches du christianisme, soit le catholicisme, le christianisme orthodoxe et le protestantisme (avec sa branche évangélique)[7],[8],[9],[10],[11]. Le christianisme orthodoxe est organisé en Églises autocéphales indépendantes les unes des autres d’un point de vue juridique et spirituel[12].

Le terme « dénomination » est également utilisé dans le même sens, particulièrement dans le protestantisme, qui, particulièrement dans sa branche évangélique, est composé de diverses dénominations qui sont autonomes, même si la majorité a des liens de coopération avec d’autres dénominations aux niveaux national et mondial[13],[14],[15],[16].

Interconfessionnel

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Selon le dictionnaire, le terme « interconfessionnel » signifie « qui transcende les confessions, qui ne dépend pas d’elles ». Une personne interconfessionnelle se considère comme chrétienne et se perçoit comme faisant partie de la communauté des chrétiens, sans être liée à une confession particulière. Il existe également des communautés religieuses et des associations interconfessionnelles qui sont, elles aussi, indépendantes de toute confession et qui se fondent presque exclusivement sur la Bible pour leur enseignement (ces communautés s’inscrivent toutefois presque toutes dans le courant protestant au sens large et moins dans le courant catholique ou orthodoxe, car elles défendent généralement le principe réformateur de sola scriptura).

C’est surtout dans les pays anglophones que les « Non-Denominational Churches » (en anglais non-denominational, « non liées à une confession » ; à ne pas confondre avec l’anglais un-denominational, « non confessionnel », c’est-à-dire sans confession) jouent un rôle croissant depuis le milieu du XXe siècle. Le terme « interconfessionnel » ne doit donc en aucun cas être assimilé aux deux notions de « sans confession » ou « œcuménique ». Les œuvres œcuméniques peuvent toutefois mener des activités interconfessionnelles dans différents domaines.

Parmi les exemples connus de communautés et d’œuvres interconfessionnelles, on peut citer entre autres l’Armée du Salut, la Communauté des Frères Moraves, l’Association Gideon, l’Église ICF, les Jesus Freaks et les Calvary Chapels.

Dans l'islam, une confession peut faire référence au sunnisme et au chiisme, deux courants de l'islam[17].

Notes et références

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  1. Dictionnaire Larousse, Définition du mot confession, consulté le 5 juin 2023.
  2. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau: Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, Genève, 2005, p. 365.
  3. Oxford dictionaries, Denomination, UK, consulté le 28 décembre 2016.
  4. (en) Lance Nelson (2007), An Introductory Dictionary of Theology and Religious Studies (Editors: Orlando O. Espín, James B. Nickoloff), Liturgical Press, (ISBN 978-0814658567), pages 562–563.
  5. (en) Julius J. Lipner (en) (2009), Hindus: Their Religious Beliefs and Practices, 2nd Edition, Routledge, Abingdon-on-Thames, (ISBN 978-0-415-45677-7), pages 377, 398.
  6. (en) Thomas M. Leonard, Encyclopedia of the Developing World, Routledge, Abingdon-on-Thames, 2013, p. 895.
  7. (en) Robert S. Ellwood, The Encyclopedia of World Religions, Infobase Publishing, (ISBN 978-1-4381-1038-7, lire en ligne), p. 115.
  8. (en) Altamira Press et William H. Swatos, Encyclopedia of Religion and Society, Rowman Altamira, , 134–136 p. (ISBN 978-0-7619-8956-1, lire en ligne).
  9. (en) Bruno Becchio et Johannes P. Schadé, Encyclopedia of World Religions, Foreign Media Group, (ISBN 978-1-60136-000-7, lire en ligne).
  10. (en) Russell E. Richey, Denominationalism Illustrated and Explained, Wipf and Stock Publishers, , 1–9 p. (ISBN 978-1-61097-297-0, lire en ligne).
  11. (en) Rose Publishing, Denominations Comparison, Rose Publishing Inc, (ISBN 978-1-59636-539-1, lire en ligne).
  12. (en) Everett Ferguson, Encyclopedia of Early Christianity: Second Edition, Routledge, Abingdon-on-Thames, 2013, p. 841.
  13. (en) Henrik Enroth, Douglas Brommesson, Global Community?: Transnational and Transdisciplinary Exchanges, Rowman & Littlefield Publishers, USA, 2015, p. 125.
  14. (en) William A. Dyrness, Veli-Matti Kärkkäinen, Global Dictionary of Theology: A Resource for the Worldwide Church, InterVarsity Press, USA, 2009, p. 294.
  15. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau: Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, Genève, 2005, p. 22, 365.
  16. (en) William H. Swatos, Peter Kivisto, Encyclopedia of Religion and Society, Rowman Altamira, USA, 1998, p. 383.
  17. (en) Aaron W. Hughes, Muslim Identities: An Introduction to Islam, Columbia University Press, (ISBN 9780231531924, lire en ligne), p. 62.

Voir aussi

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