Conservatoire à rayonnement régional de Tours

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Le Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Tours (ou « Conservatoire Francis Poulenc ») est un établissement d'enseignement artistique, agréé et contrôlé par la Direction générale de la Création artistique du ministère de la Culture et de la Communication. Il propose des cours dans trois spécialités : musique, chorégraphie et art dramatique.

Conservatoire à rayonnement régional de Tours
Description de cette image, également commentée ci-après
L'entrée du conservatoire Francis Poulenc.
Histoire et statut
Fondation 1876
Type Établissement public d'enseignement artistique spécialisé
Administration
Composante Ville de Tours, département d'Indre-et-Loire, région Centre-Val de Loire, État
Code UAI 0371131D
Directeur Stéphane Béchy
Études
Population scolaire 1 500 (2011-2012)
Enseignants 92 professeurs et assistants spécialisés d'enseignement artistique (2011-2012)
Niveaux délivrés Conservatoire à rayonnement régional
Formation Musique, danse, art dramatique (détails)
Options 1er, 2e et 3e cycle pratique amateur, 3e cycle spécialisé (DEM)
Localisation
Ville Tours
Pays Drapeau de la France France
Site web http://www.conservatoiretours.fr
Coordonnées 47° 23′ 39″ nord, 0° 41′ 48″ est

Carte

Le CRR de Tours est représenté par la direction régionale des Affaires culturelles (DRAC).

Histoire

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L'École de musique de Tours a été créée en 1876, et compte 18 élèves. Elle devient « École nationale de musique » en 1885 et obtient le statut de succursale du conservatoire de Paris en 1925 ; elle compte alors 400 élèves et 17 professeurs. En 1968, elle reçoit le label de « Conservatoire national de région ». Un décret du Ministère de la Culture, paru au Journal Officiel du , le classe « Conservatoire à Rayonnement Régional »[1],[2].

Le Conservatoire accueille le dispositif des « classes à horaires aménagés » (CHAM) musique et danse en 1974 (les CHAM de danse ayant été créées en 1967[3]).

Le Conservatoire est installé dans le couvent des Ursulines depuis , au cœur du quartier historique de Tours. En 2019, la ville de Tours entreprend des travaux de réhabilitation afin de permettre l'extension des bâtiments disponibles, notamment par la rénovation de la chapelle[4].

Directeurs

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  • Pierick Houdy (1955-1960)
  • Jacques Albrespic (1960-1975)
  • Alfred Herzog (1975-1983)
  • Michel Camatte (1983-1989)
  • Jean-Pierre Seguin (1990-1995)
  • Jean Dekyndt (1996-2000)
  • Jean-Marc Cochereau (2001-2010)[5]
  • Christophe Wallet (2010-2019)[6]
  • Victoria Ducret-Pottiez (2020-2021)[7]
  • Stéphane Béchy depuis 2022

Présentation

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Le Conservatoire et ses 92 professeurs accueillent 1 500 élèves[2] sur 4 sites dans la ville de Tours.

Diplômes délivrés

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Le conservatoire décerne un certificat d'études musicales et un certificat d'études chorégraphiques, ainsi que les diplômes d’études chorégraphiques (DEC), musicales (DEM) et théâtrales (DET)[2].

Enseignement

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Dans le domaine musical, le conservatoire délivre un enseignement concernant les cordes (violon, alto, violoncelle, contrebasse), les bois (flûtes, hautbois, basson, saxophone, clarinette), les cuivres (cor, trompette, trombone, tuba) ainsi que les instruments polyphoniques (piano, guitare, harpe, orgue, percussions). Il propose des classes de chant, d’écriture et de composition musicales, ainsi qu’un atelier consacré au jazz[2].

Les danses classique, contemporaine et jazz, ainsi qu’un cursus d’art dramatique, comprenant une formation à l'expression scénique, sont proposés[8].

Partenariats

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Le conservatoire, en partenariat avec l’Éducation nationale, s’inscrit dans un cycle de classes à horaires aménagés. L'école primaire Francis Poulenc et le collège et lycée Paul-Louis-Courier participent à ce programme[2],[9],[10].

Professeurs et anciens élèves

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Affaire judiciaire

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Le , Pierre-Marie Dizier, chef de chœur du conservatoire[11] est mis en examen pour viol sur mineur et écroué. Il aurait violé, ou drogué, au moins six élèves, lors de week-ends qu'il organisait à Paris[12], à l'insu de la direction du conservatoire[13]. Le maire de Tours, Christophe Bouchet, réagit : « C'est vertigineux et épouvantable »[14]. La ville révoque le chef de chœur en [15].

Pierre-Marie Dizier avait fait l'objet d'une première plainte pour attouchements en 2002. Condamné à trois mois de prison avec sursis en 2005, il avait été relaxé par la cour d'appel en 2006[16]. Parents et collègues l'avaient soutenu par une pétition. La mairie avait dû le réintégrer en application de la décision de justice. En 2008, le tribunal administratif d'Orléans déboute Pierre-Marie Dizier de sa demande en indemnisation (pour la période de suspension de poste), en précisant : « La relaxe de la cour d'appel ne saurait remettre en cause le caractère de vraisemblance des faits reprochés ». La Nouvelle République du Centre note que le professeur diplômé en musique est aussi diplômé en biologie, ce qui expliquerait les pilules qu'il proposait aux élèves, contenant des somnifères[14].

Pierre-Marie Dizier se pend dans la nuit du 15 au , à la maison d'arrêt de Tours. Ce suicide éteint l'action judiciaire[17]. Le directeur du conservatoire, Christophe Wallet, réagit quelques jours avant son départ[18]. Une mère répond que son fils aurait été violé par Pierre-Marie Dizier, au sein même de l'établissement, pendant plusieurs années[19].

Notes et références

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  1. « Le conservatoire, haut lieu de la culture artistique », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 « Le site du CRR de Tours », sur conservatoiretours.fr (consulté le ).
  3. « Depuis 1876 – Alumni Poulenc 2025 » (consulté le )
  4. « clemilletinternational.com/fr/… »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).
  5. « Obituaires de janvier 2011 à juin 2011 », sur www.musimem.com (consulté le ).
  6. « https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/tours-une-nouvelle-directrice-au-conservatoire-francis-poulenc », sur lanouvellerepublique.fr (consulté le )
  7. « https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/une-nouvelle-directrice-pour-le-conservatoire-de-tours », sur lanouvellerepublique.fr (consulté le )
  8. « Page accueil CRR - Conservatoire de Tours », (consulté le )
  9. « Le CRR sur le site de la Cité de la musique », sur cite-musique.fr via Internet Archive (consulté le ).
  10. France 3 Centre-Val de Loire, « Dans les coulisses du conservatoire de Tours : les horaires aménagés », sur www.youtube.com,
  11. « A LA UNE / Un chef de chœur du conservatoire de Tours écroué pour viol sur mineur », sur Dailymotion, (consulté le ).
  12. « https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/conservatoire-de-tours-un-chef-de-choeur-ecroue-pour-viols-et-agressions-sexuelles », La Nouvelle République, (lire en ligne, consulté le )
  13. « Tours. Un professeur de chant mis en examen pour viols sur mineurs », Ouest-France.fr, (lire en ligne, consulté le )
  14. 1 2 Conservatoire de Tours : comment a-t-on pu laisser faire ?, Jacques Benzakoun, La Nouvelle République du Centre, 17 mars 2018
  15. « Le Conservatoire de Tours secoué par "l'affaire Dizier" », Info Tours.fr, (lire en ligne, consulté le )
  16. « L'ombre d'Outreau sur la première affaire ? », La Nouvelle République du Centre, (lire en ligne)
  17. « Conservatoire de Tours : le chef de chœur se suicide en prison », France Bleu, (lire en ligne, consulté le )
  18. Jacques Benzakoun, « https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/conservatoire-de-tours-le-directeur-parle-enfin », sur lanouvellerepublique.fr,
  19. J. Benzakoun, « https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/affaire-du-conservatoire-de-tours-mon-fils-a-ete-viole-pendant-des-annees », sur lanouvellerepublique.fr,

Annexes

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