Consonne fricative
En phonétique articulatoire, une consonne fricative ou constrictive est un type de consonne obstruante, produite par resserrement de la bouche, du pharynx ou de la glotte sans qu'il y ait fermeture complète de ceux-ci, comme c'est le cas pour les occlusives. La friction peut être produite par différents organes et combinaisons (lèvres, langue, voile du palais, dents contre lèvres, dents contre langue, dos de la langue contre luette…)[1].
Il convient de ne pas confondre les fricatives avec les spirantes, pour lesquelles le resserrement du chenal expiratoire est moindre. Dans un stade plus ancien de la terminologie linguistique, toutefois, ces deux termes étaient souvent traités comme synonymes.
Liste des fricatives pulmoniques de l'alphabet phonétique international (API)
modifierCorrespond au th anglais.
Alvéolaires (ou sifflantes)
modifierLes sifflantes apico-alvéolaires sont produites par le rapprochement de la pointe de la langue vers la région alvéolaire. On peut diviser cette variété de sifflantes en trois catégories, selon que le dessus de la langue (anglais), son extrémité (castillan) ou la partie antérieure de son dos (français) entre en jeu ; la qualité du son en est sensiblement altérée.
Post-alvéolaires (ou chuintantes)
modifierPost-alvéolo-vélaire
modifier- [ɧ] (non voisée)
Rétroflexes (ou sifflantes)
modifierLa pointe de la langue est dirigée vers le haut et vers l'arrière ; la partie inférieure de la langue se rapproche de la partie antérieure du palais. En fait, cette rétroflexe est souvent réalisée chuintante, car le canal creusé par la langue est généralement insuffisamment étroit pour produire une sifflante à coup sûr.
Fricatives non pulmoniques
modifierRemarque sur la terminologie
modifierEn phonétique articulatoire, les fricatives sont nommées constrictives. Ce terme indiquant réellement une caractéristique articulatoire, et le terme fricative indique une impression auditive, tout comme bien d’autres termes traditionnels de cette page (sifflante, chuintante, etc.), qui ne renseignent nullement sur la manière de produire les sons concernés.
Notes et références
modifier- ↑ Derivery, Nicole., La phonétique du français, Paris, Seuil, , 62 p. (ISBN 2-02-029876-7 et 9782020298766, OCLC 37891478, lire en ligne)