Cora Stuart Wheeler
Cora Stuart Wheeler, née le 6 septembre 1852 à Rockford et morte le 10 mars 1897 à Newton, est une poétesse et autrice du XIXe siècle américaine. Elle est l'une des nouvellistes les plus célèbres de son époque. C'est au cours de la guerre civile, comme une fille dans la salle de réunion de son père au Capitole, lors de la présidence d'Abraham Lincoln, que les idées se forment, qui évoluent pour donner naissance à la poésie de ses dernières années. Wheeler, une femme de lettres et journaliste renommée de son époque, écrit des vers, des traits d'humour, des biographies ainsi que des histoires audacieuses et palpitantes[1]'[2].
Biographie
modifierEnfance et formation
modifierCora Stuart Wheeler naît le 6 septembre 1852 à Rockford. Sa mère, Harriet Norton, de qui elle hérite de son talent poétique, meurt lorsque Cora est âgée de deux ans. Ses deux parents sont nés en Nouvelle-Angleterre, sa mère est d'origine écossaise[3].
Cora Stuart Wheeler fréquente le Sanctuaire national de sainte Elizabeth Ann Seton d'Emmitsburg, puis le monastère de la Visitation de Georgetown, où elle passe les dernières années de la guerre civile. Durant la dernière année de la guerre, et, accompagnée d'un groupe d'élèves de couvent, d'un balcon, elle est témoin de l'examen final de l'Union Army, dont les rangs comprennent quatre de ses frères[1][3]. Elle se trouve au Théâtre Ford avec son père, à Washington, lorsque le président Lincoln est abattu[3]. Elle fréquente ensuite le Howland College de Springport, une école menée sous le patronage des Quakers[3].
Vie privée
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Dix-huit mois après avoir quitté ce collège-là, elle épouse Alfred Jonathan Harwi, un morave[4]. Ils donnent naissance à trois enfants, dont l'un, une fille, Edith, survit[5]. Avec le père de Cora, Mr. Harwi se lance ensuite dans le commerce de matériel et d'outils agricoles dans le Missouri[4]. Elle vit au milieu des moraves pendant deux ans, et déménage ensuite au Sud-ouest[3].
À partir de 1882, elle établit son domicile permanent avec son père ainsi que sa fille à Boston, dans le Massachusetts, où elle tient des salons[3]. Elle est également membre de la Société d'entraide féminine (Ladies' Aid Society) ainsi que du Castilian Club[5].
Carrière
modifierDes déboires professionnels en 1882, alors qu'elle se trouve dans le Connecticut, l'obligent à trouver un emploi. Elle commence à donner des récitations ainsi que des séances de lecture, et écrit ensuite pour le Hartford Courant dans le bureau de Charles Dudley Warner. À l'été 1883, elle écrit sa première histoire, « Twixt cup and Lip » (« Entre la tasse et les lèvres »), et son acceptation rapide par le Chicago Tribune comme article primé lui donne l'impulsion nécessaire afin de devenir écrivaine[1][6]. Cette année-là, sous le nom de plume « Trebor Ohl », elle contribue régulièrement par des articles au Cleveland Leader, au Kansas City Journal, ainsi qu'au Detroit Post, au Detroit Tribune, et au Detroit Free Press. Elle se tourne ensuite vers la biographie, et écrit les brèves vies de femmes importantes. Pendant un an, elle travaille comme critique d'art pour le Boston Evening Transcript[3].
En novembre 1885, accompagnée de six autres femmes, elle cofonde la New England Woman's Press Association. Outre toutes ses autres activités, elle fournit alors des articles spéciaux au Boston Daily Advertiser ainsi qu'au Boston Record, et au Providence Journal. En 1886, elle écrit une série d'esquisses sociales, dramatiques et littéraires pour un syndicat de Chicago, l'A. N. Kellogg Company, ainsi que des nouvelles, des sketches et émissions spéciales pour le Hartford Times, le Boston Globe, le New York Herald, ainsi que d'autres journaux, qui trouvent aussitôt faveur. Elle édite le Yankee Blade en ce temps-là, et fournit en grande partie l'humour de la rubrique « Portfolio » de l'American Magazine[3].
Elle devient également notable en tant qu'autrice très connue du grand public. Les notices biographiques la concernant parues dans « Daughters of America or Women of the Century » doivent être rassemblées en vue de leur publication sous forme de livre, tout comme ses nouvelles, « The Fardel's Christmas » (« Le Noël des Fardel »), « The Bings' Baby » (« Le bébé des Bing »), « The White Arrow » (« La Flèche blanche »), et d'autres. Pendant six ans, elle écrit sous son propre nom. Son meilleur ouvrage, sinon le plus volumineux, est sa poésie ; or, elle fait preuve d'une grande diversité de talents dans tous les domaines de la prose, qu'elle préfère. Elle publie, de temps en temps, des paroles et des vers dans Harper's Magazine, The Century Magazine, Ladies' Home Journal, The Youth's Companion, Wide-Awake, ainsi que d'autres publications littéraires[3].
Elle fait cours à Boston, Hartford et New York sur « Authors Whom I Have Known » (« Auteurs que j'ai connus »), « Moravians As I Lived Among Them » (« Les Moraves, tels que je les ai côtoyés »), « Cervantes » (« Cervantès »), « Legends and Superstitions » (« Légendes et superstitions ») et « Fallacies of Family Life » (« Les idées fausses sur la vie de famille »)[3]. Les conférences ainsi que les récitations comprennent de la musique[7].
En 1895, elle est responsable du pavillon du Massachusetts à la Cotton States and International Exposition à Atlanta[8].
Mort
modifierWheeler meurt au Newton-Wellesley Hospital de Newton, le 10 mars 1897[1].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cora Stuart Wheeler » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 (en) « Mrs. Cora Stuart Wheeler » [« Mme Cora Stuart Wheeler »], St. Louis Globe-Democrat, , p. 6
- ↑ (en) The Midland Monthly Magazine, J. Birgham, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (en) Frances Willard et Mary Livermore, « Cora Stuart Wheeler », dans Frances Willard, Mary Livermore, A Woman of the Century : Fourteen Hundred-seventy Biographical Sketches Accompanied by Portraits of Leading American Women in All Walks of Life [« Une femme du siècle : quatorze cent soixante-dix notices biographiques accompagnées de portraits de femmes américaines éminentes issues de tous les milieux. »], (lire en ligne)
- 1 2 (en) A Standard History of Kansas and Kansans, Lewis, (lire en ligne)
- 1 2 (en) « Burial of Cora S. Wheeler. Large Delegation Present from new England Women's Press Association. » [« Inhumation de Cora S. Wheeler. Importante délégation de la New England Women's Press Association présente. »], The Boston Globe, , p. 3
- ↑ (en) « Mrs. Cora Stuart Wheeler is Dead. Her First Prize Story was Printed in the Chicago Tribune. Dies in Massachusetts » [« Mme Cora Stuart Wheeler est décédée. Sa nouvelle primée a été publiée dans le Chicago Tribune. Elle s'est éteinte dans le Massachusetts. »], Chicago Tribune, , p. 2
- ↑ (en) The Opera Glass : A Musical and Dramatic Magazine [« L'Opera Glass : une revue musicale et dramatique »], Boston, (lire en ligne), p. 176
- ↑ (en) « Cora Stuart Wheeler Dead » [« Décès de Cora Stuart Wheeler »], Boston Post, , p. 8