Monastère de la Visitation de Georgetown

Le monastère de la Visitation de Georgetown est un monastère de l'Ordre de la Visitation situé à Georgetown, dans le district de Columbia, États-Unis d'Amérique.

Monastère de la Visitation de Georgetown
Image illustrative de l’article Monastère de la Visitation de Georgetown
Existence et aspect du monastère
Site web https://gvmonastery.org/
Identité ecclésiale
Présentation monastique
Fondateur Teresa Lalor
Ordre Ordre de la Visitation
Historique
Architecture
Localisation
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Subdivision administrative Washington
Coordonnées 38° 54′ 37,08″ nord, 77° 04′ 16,32″ ouest
Géolocalisation sur la carte : États-Unis
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Monastère de la Visitation de Georgetown
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Monastère de la Visitation de Georgetown

Historique

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Fondation

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Ce monastère a été fondé par Alice Lalor, issue du comté de Kilkenny, Irlande, ayant navigué jusqu'aux États-Unis en 1794 accompagnée de sa sœur, Madame Doran, l'épouse d'un marchand américain. Au cours du voyage, elle se lie d'amitié avec Maria Sharpe et Maria McDermott et, unies dans leur vocation, elles achètent une petite maison à Philadelphie et commencent leur vie communautaire sous la direction de Leonard Neale, ayant succédé à Lawrence Graessel et Francis Fleming, victimes de l'épidémie de la fièvre jaune de 1793[1].

Le retour de la fièvre en 1797 détruit leur maison, et Neale ayant été fait président de l'Université de Georgetown les invite à s'y installer. Lalor achète un petit chalet près de celui de trois nobles françaises de l'Ordre de Sainte-Claire, ayant échappé à la Terreur révolutionnaire et espérant fonder une maison sur la terre de leur asile. Neale place la Congrégation des Dames Pieuses, comme on les appelait, sous la Règle de Saint-François de Sales. Il a pour inspiration de faire progresser l'enseignement catholique[2].

Ouverture de l'école

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L'école ouvre le 24 juin 1799. La première pupille s'intitule Anna Smith, la première novice, Aloysia Neale. Leurs rangs sont immédiatement renforcés, les pupilles multipliées, et, en 1802, l'école est transformée en académie (désormais connue sous le nom d'École préparatoire de la Visitation de Georgetown). En 1804, les Clarisses retournent en France ; l'évêque Neale ainsi que son frère Francis Neale achètent leur propriété, leurs meubles, ainsi que leurs ouvrages, et fait partie des derniers endroits où les Règles de la Visitation ont été découvertes en 1812, après avoir vainement été recherché pendant des années par l'évêque, car Annecy a été emportée par la Terreur[2].

Aucune enceinte n'est observée dans un premier temps et les dames sont appelées Maîtresse ou Madame jusqu'en 1816 lorsque l'évêque Neale obtient du pape Pie VII le Bref daté du 14 juillet, élevant la communauté au rang de monastère. Les vœux solennels sont pris le 18 décembre 1816 par une trentaine de sœurs choristes, 4 sœurs laïques, ainsi qu'une sœur chargée des relations extérieures du monastère. John William Beschter, anciennement membre du chœur papal, les instruit aux chants de l'office et les Visitandines de Chaillot leur envoient un modèle de l'habit ainsi que des croix en argent[2].

Six mois plus tard, l'archevêque Neale meurt, mais avait nommé Joseph Picot de Limoëlan, un chouan ayant été impliqué dans l'attentat de la rue Saint-Nicaise, de Charleston, Caroline du Sud, en tant que directeur de la communauté. Il arrive le 13 janvier 1818 et consacre sa vie à sa nouvelle charge. Il vend sa propriété en Bretagne et fait don du produit, ainsi que sa pension française, dans le but de construire une nouvelle chapelle pour les sœurs. Cloriviere lui-même enseigne le français à l'académie, contribuant à augmenter les inscriptions. Il demande et obtient de son ami Charles X de France un retable, et par tous les moyens en son pouvoir assiste les sœurs dans leur pauvre école, la première école gratuite du district de Columbia[3][4][5].

Catharine Rigden donne le coup d'envoi des travaux de la chapelle, la fenêtre symbolique dont une partie est donnée par une dame en Caroline du Sud. Il s'agit de la première chapelle du Sacré-Cœur aux États-Unis. En 1819, le premier prospectus est publié sous les signatures d'Henrietta Brent, Jerusha Barber, et Joseph de Cloriviere ; en 1823, une nouvelle académie est construite, et en 1829, trois sœurs européennes arrivent.

Après Teresa Lalor

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Le 9 septembre 1846, Teresa Lalor meurt, ayant vu ses filles s'établir chez les Kaskaskias, à Mobile, St. Louis, Baltimore, et Brooklyn. En 1872, un nouveau bâtiment pour l'académie est érigé, et, en 1899, suite à un incendie, est agrandi.

L'archevêque Neale, Joseph de Cloriviere, Lalor, Sœur Joanna, Jeanne d'Iturbide et Huarte, ex-princesse du Mexique, ainsi que la trentaine de sœurs originelles reposent dans la crypte de la chapelle et sont enterrées dans les murs de ses fondations.

À la requête de Winfield Scott, l'académie est exemptée de saisie aux fins de l'activité hospitalière au cours de la guerre civile américaine. Sa fille, Virginia, ayant été none Visitandine, est enterrée dans le cimetière.

Esclavage

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Au XIXe siècle, les sœurs sont maîtresses de 121 esclaves afro-américains[6].

Anciens élèves notables

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Références

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  1. ↑ (en) Richard Henry Clarke, Lives of the Deceased Bishops of the Catholic Church in the United States, P. O'Shea, (lire en ligne)
  2. 1 2 3 « CATHOLIC ENCYCLOPEDIA: The Visitation Convent (Georgetown) », sur www.newadvent.org (consulté le )
  3. ↑ (en) George Parsons Lathrop et Rose Hawthorne Lathrop, A Story of Courage : Annals of the Georgetown Convent of the Visitation of The Blessed Virgin Mary [« Une histoire de courage : Annales du couvent de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie de Georgetown »], (lire en ligne)
  4. ↑ « Historique du premier attentat à la voiture piégée » Accès libre, sur Association française des victimes du terrorisme,
  5. ↑ (en) « A priest who tried to kill Napoleon is buried at a Georgetown girls school » [« Un prêtre qui a tenté de tuer Napoléon est enterré dans une école de filles de Georgetown. »] Accès payant, sur The Washington Post,
  6. ↑ (en) « The History of Enslaved People : Our commitment to the study, teaching, and remembrance of the history of enslaved people at Visitation » [« L'histoire des personnes réduites en esclavage : notre engagement envers l'étude, l'enseignement et la mémoire de l'histoire des personnes réduites en esclavage à Visitation. »] Accès libre

Liens externes

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