Cora Vaucaire

chanteuse française

Cora Vaucaire est une chanteuse interprète française née Geneviève Marguerite Collin le à Marseille et morte le à Paris 15e[1],[2].

Cora Vaucaire
Cora Vaucaire en 1946 (photo studio Harcourt).
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Geneviève Marguerite Collin
Surnom
La Dame blanche de Saint-Germain-des-Prés
Pseudonyme
Cora VaucaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Période d'activité
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Conjoint
Autres informations
Genre artistique
Distinction

Surnommée par le journaliste Maurice Ciantar[3] la « Dame blanche de Saint-Germain-des-Prés », elle s'est également produite à ses débuts sous le pseudonyme de Michèle Dax[4].

Biographie

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Carrière

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Elle a longtemps interprété les textes de Jacques Prévert sur scène, étant la créatrice des Feuilles mortes[5]. Elle a participé à faire connaître Barbara à une époque où celle-ci ne chantait pas ses propres textes (Dis, quand reviendras-tu ?, Attendez que ma joie revienne), Léo Ferré (Les Forains) ainsi que le québécois Raymond Lévesque (Quand les hommes vivront d'amour).

Défendant un répertoire sans concessions, elle reprend des chansons du Moyen Âge (La Complainte du Roy Renaud, Le roi a fait battre tambour), crée La Complainte de la Butte dans le film French Cancan de Jean Renoir en 1955 et interprète Trois petites notes de musique dans le film Une aussi longue absence d'Henri Colpi sur un scénario de Gérard Jarlot et Marguerite Duras (Palme d'or au festival de Cannes 1961). Ce film l'oblige à sortir d'une période particulièrement sombre en lui faisant rassembler, en quelques heures, les forces qui lui restaient pour chanter avec réalisme la fameuse complainte alors que le film était déjà « bouclé » avec une autre interprète.

Elle chante des chansons du répertoire du café-concert : Harry Fragson (Je ne peux pas), Yvette Guilbert (Quand on vous aime comme ça), et reprend Le Temps des cerises ; elle chante L'Internationale devant des usines en grève.

Accueillie au Japon dans les années 1980, elle se produit encore dans les années 1990 dans un dépouillement au sommet de son art : à l'Olympia en 1991, au théâtre Déjazet (Théâtre Libertaire de Paris) en 1992, à la Comédie des Champs-Élysées en 1997 et au théâtre des Bouffes-du-Nord en 1999. Elle chante également au festival du Marais en 1975 et 1981.

Il faut aussi souligner son interprétation de plusieurs autres chansons phares, telles que : Le Pont Mirabeau (poème de Guillaume Apollinaire, musique de Léo Ferré), Maintenant que la jeunesse (poème de Louis Aragon, musique de Lino Léonardi) ou L'Écharpe (paroles et musique de Maurice Fanon).

Vie privée

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Elle était l'épouse du parolier Michel Vaucaire (1904-1980).

Elle est incinérée le au cimetière du Père-Lachaise[6].

Discographie

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Albums studio

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  • 1956 : Les Jardins de Paris (Pathé)
  • 1956 : Chansons pour ma mélancolie (Pathé)
  • 1964 : Complainte du Roy Renaud (Pathé)
  • 1972 : Plaisir d'amour (Le Chant du monde)
  • 1976 : Heureusement on ne s'aimait pas (Festival)

Albums en public

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Compilations

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Hommages

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Une rue du 18e arrondissement de Paris porte son nom (rue Cora-Vaucaire) en sa mémoire, ainsi qu'à Marseille (3e arr.).

Notes et références

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Sources

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Références

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  1. « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
  2. « Décès de la chanteuse Cora Vaucaire », sur le Figaro.fr.
  3. « Cora VAUCAIRE / SES PLUS JOLIES CHANSONS » [archive du ], sur EPM MUSIQUE (consulté le )
  4. Nom de scène qu'elle a gardé jusqu'en 1945. Source : catalogue général de la Bnf.
  5. La BnF répertorie son enregistrement des Feuilles mortes sur disque 78 tours 25 cm du label Le Chant du Monde datant de 1950 où elle est accompagnée au piano par Philippe-Gérard : notice no FRBNF37813471 du catalogue général.
  6. Précision apportée par Martin Pénet dans la rubrique Le Boudoir musical de l'émission de radio Pas la peine de crier diffusée sur France Culture le . Le bureau des inhumations du cimetière du Père-Lachaise ne dispose pas, au , d'informations indiquant ce qu'il est advenu des cendres.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Cora Vaucaire par Gilles Costaz, coll. « Chansons d'aujourd'hui », no 21, Éditions Seghers, Paris, 1973
  • Cora Vaucaire, une symphonie inachevée par Françoise Piazza, Lettres du Monde, 1979
  • Cora Vaucaire, l'intemporelle, entretiens avec Martin Pénet, Éditions de Fallois, Paris, 2006
  • Gianni Lucini, Luci, lucciole e canzoni sotto il cielo di Parigi - Storie di chanteuses nella Francia del primo Novecento), Novara, Segni e Parole, 2014, 160 p. (ISBN 978-88-908494-4-2)
  • Cora Vaucaire, en clair-obscur par Françoise Piazza, Nos Enchanteurs, 2021

Articles connexes

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Liens externes

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