Corneille Lahure

général belge

Corneille Lahure, né le à Avin, alors situé dans le département de l'Ourthe de la première République française, et mort le à Ixelles, en Belgique, est un militaire des forces armées belges.

Corneille Lahure
Félix Corneille Alexis Lahure
Corneille Lahure
Portrait en médaillon du lieutenant général Corneille Alexis Lahure

Naissance
Bruxelles
Décès (à 81 ans)
Ixelles
Allégeance Drapeau des Pays-Bas Royaume uni des Pays-Bas
Drapeau de la Belgique Royaume de Belgique
Arme Cavalerie
Grade Lieutenant général
Années de service –
Commandement Division de Cavalerie
Conflits Guerre de Java
Conquête de l'Algérie
Autres fonctions Aide de camp des rois Léopold Ier et Léopold II
Inspecteur général de la Gendarmerie
Famille Louis Joseph Lahure (oncle)
Auguste Lahure (fils)

Il effectue sa carrière dans la cavalerie néerlandaise puis belge et la termine avec le grade de lieutenant-général.

Biographie

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Aimée Victoire Jeannette Duvivier

Félix Corneille Alexis Lahure est le fils de Germain Lahure, capitaine d'artillerie, et de Joséphine Lannée. Il est le père du colonel Auguste Lahure et le neveu du général Louis Joseph Lahure.

Il débute dans la carrière militaire en tant qu'adjudant dans le régiment de cuirassiers de la cavalerie des forces armées du Royaume uni des Pays-Bas, en garnison à Bruxelles. Il part en tant que volontaire pour les Indes néerlandaises et est affecté au régiment de hussards du 7de Oost-Indische Huzaren[1]. S'y distinguant, le général Josephus Jacobus van Geen (nl) le promeut sous-lieutenant en 1825 et il reçoit la croix de 4e classe de l'ordre militaire de Guillaume et la médaille de Java (de) pour sa bravoure pendant les cinq années de la guerre de Java. Il passe lieutenant en 1829.

Après son retour des Indes en 1830, année de la révolution belge, il rejoint la jeune armée belge et est promu capitaine en 1832. Il reçoit de Léopold Ier la mission d'organiser le corps des Guides, dont il devient major en 1838.

En 1833, il épouse Aimée Victoire Jeannette Duvivier, fille du ministre Auguste Duvivier et de Narcisse Gantois. Ils ont un fils, Auguste Lahure (1835-1891), qui devient colonel et auteur d'études sur les questions militaires et coloniales. Il est explorateur au Maroc et devint secrétaire général de la Croix-Rouge au Congo belge[2],[3].

Après avoir rencontré le duc d'Orléans à Bruxelles, il est le premier de seize officiers belges à demander l'autorisation de rejoindre l'Algérie. Le ministre de la Guerre lui accorde le , en le chargeant spécialement d'étudier l'organisation de la cavalerie française, sa manière de servir en campagne et « les dispositions que les circonstances spéciales où elle se trouvait en Algérie l'obligeaient à prendre en raison de la nature des localités, du climat et de l'ennemi qu'elle avait à combattre ». Il est également désigné comme le répondant sur place des officiers belges. Attaché comme volontaire à l'état-major du duc d'Orléans, il se distingue durant la campagne et reçoit la Légion d'honneur[réf. nécessaire].

Nommé officier d'ordonnance du roi Léopold en 1843, il et promu lieutenant-colonel en 1844 puis colonel et commandant du 1er régiment de lanciers en 1847. Il prend le commandement du 1er régiment de guides en 1851.

Général-major le 12 janvier 1853, il lui est offert le sabre d'honneur, qui porte les dates de ses principaux faits d'armes, ainsi que les noms des cinquante-quatre officiers des Guides, que conserve le musée de la porte de Hal. Commandant la 2e brigade de la division de grosse cavalerie, et provisoirement de la division elle-même, il devient aide de camp du Roi le 21 mars 1855, qui le charge, à ce titre, de plusieurs missions d'ordre familial et confidentiel.

Inspecteur général de la Gendarmerie, membre du comité consultatif permanent de la cavalerie et commandeur de l'ordre de Léopold en 1859, il est promu lieutenant-général en 1861 et prend la tête de la 1ère division de Cavalerie en 1863, année de sa promotion au grade de grand officier de l'ordre de Léopold. Aide de camp du roi Léopold II, après avoir contribué puissamment à la promotion et à l'organisation de la cavalerie, il est admis à la retraite le 13 juillet 1866.

En 1871, il est admis dans la noblesse héréditaire belge, avec le titre de baron transmissible à tous ses descendants.

Distinctions

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Publications

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  • Les Indes Orientales Néerlandaise. Souvenirs du général Baron A.F. Lahure, .
  • Général baron Lahure, Les Indes orientales néerlandaises: l'île des Célèbes : souvenirs., Bruxelles, Librairie européenne C. Muquardt, (lire en ligne).

Bibliographie

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  • A. Duchesne, Baron Corneille Lahure, 1800-1882, général, in: Biographie nationale de Belgique, T. XXXIV, Brussel, 1969
  • J. R. Leconte, « Le major Corneille-Alexis Lahure et les officiers belges en Algérie (1840) », dans Carnet de la Fourragère, t. VII, n° 3, , p. 244-259.
  • P. Ceulemans, « Les idées du général Lahure sur l'œuvre civilisatrice de la Belgique en Afrique (1880) et l'opinion publique », dans Zaïre, t. XIII, n" 8, Louvain, p. 813-822

Voir aussi

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Liens externes

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Notes et références

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  1. ↑ (nl) « Hure, Corneil Alexus la (Lahure, F.C.A.) », sur Ridders Militaire Willems-Orde (consulté le )
  2. ↑ A. DUCHESNE, Baron Auguste Lahure, 1835-1891, colonel d'état-major et écrivain, in: Biographie nationale de Belgique, T. XXXIV, Brussel, 1969.
  3. ↑ A. ENGELS, Baron Auguste Lahure, 1835-1891, colonel d'état-major, in: Biographie coloniale belge, T. V, Brussel, 1958