Corsaires français

Autorisés par une lettre de course du Roi de France

Les corsaires étaient autorisés à attaquer des navires d'un état en guerre avec la France, en particulier les navires de commerce afin de saboter l'économie du pays ennemi, au nom de la couronne française. Pris à l'abordage, les navires et leur cargaison étaient saisis et vendus aux enchères. Une partie servait à payer les droits à la couronne (la lettre de marque). Le capitaine corsaire en gardait la grande partie pour lui-même et son équipage. Bien qu'ils ne soient pas des membres de la marine française, les corsaires étaient considérés comme des combattants légitimes, à la grande différence des pirates.

La statue de Robert Surcouf à Saint-Malo, désigne l'Angleterre.

Le commandant du navire corsaire était en possession d'une lettre de marque ou lettre de course, les officiers et l'équipage se conduisaient selon les règles de guerre de l'époque.

Étymologie

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Le mot « corsaire » vient directement de l'expression française « lettre de course », le mot « corsaire » emprunté à l'italien corsaro. Cela dérive du latin cursus, qui signifie « parcours » (comme dans voyage ou expédition)[1].

Les corsaires français illustres (par ordre chronologique)

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Joannis de Suhigaraychipy

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Joannis de Suhigaraychipy (1643-1694).

Joannis de Suhigaraychipy, dit « Croisic », naît vers 1643 à Hendaye. Il a servi sous Louis XIV.

Il meurt au large de Terre-Neuve le

Jean-Bernard de Pointis

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Jean-Bernard de Pointis.

Jean-Bernard Louis de Saint-Jean, baron de Pointis, seigneur de Champigny-Chamussay et Sainte-Julitte, dit « Jean-Bernard de Pointis », naît à Vouvray le .

Il est un officier de marine et corsaire français du XVIIe siècle. Formé par Duquesne et Tourville, il s'illustre par la prise de Carthagène, le .

Il termine sa carrière avec le grade de chef d'escadre des armées navales.

Il meurt à Champigny le .

Jean Bart

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Jean Bart (1650-1702), corsaire dunkerquois.

Jean Bart (Jan Bart ou Jan Baert en flamand), naît le à Dunkerque (comté de Flandre). Ce corsaire est célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV.

En 1690, il brise le blocus de Dunkerque.

En , Jean Bart reprend aux Hollandais un énorme convoi de cent-dix navires chargés de blé que la France avait acheté à la Norvège. Il sauve ainsi la France de la spéculation et de la famine[2].

Jean Bart meurt le à Dunkerque (Flandre française).

Marc Antoine de Saint-Pol

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Marc Antoine de Saint-Pol.

Marc-Antoine de Saint-Pol, seigneur de Hécourt, dit le « chevalier de Saint-Pol », nait en 1665 probablement à Souzy-la-Briche (Essonne).

Il est un officier de marine et aristocrate du XVIIe siècle. Compagnon d'armes de Jean Bart, il est capitaine de l'escadre des vaisseaux du roi à Dunkerque. Il donna son nom à la ville voisine, Saint-Pol-sur-Mer.

Il est tué au combat le .

René Duguay-Trouin

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René Duguay-Trouin (1673-1736), corsaire malouin.

René Duguay-Trouin naît à Saint-Malo en 1673. Il est le fils d'un riche armateur. Il prend une flotte de 64 navires.

Après La capture de l'amiral Wassenaër (1696), Duguay-Trouin entre dans la Marine royale comme capitaine de frégate (1697). Il est honoré en 1709 pour avoir capturé plus de 300 navires marchands et 20 navires de guerre. En , à la tête d'une escadre, il attaque le port de Rio de Janeiro.

Duguay-Trouin devient "Lieutenant-Général des Armées Navales du Roi" (titre équivalent à celui d'amiral), et Commandeur de l'Ordre de Saint-Louis.

Il meurt paisiblement en 1736.

Georges-René Le Pelley de Pléville]

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Georges-René Pléville Le Pelley, corsaire granvillais.

Georges-René Le Pelley de Pléville, dit « le Corsaire à la jambe de bois », surnommé après la Révolution « Pléville Le Pelley », naît à Granville le .

Il est un officier de marine, gentilhomme et homme politique des XVIIIe et XIXe siècles. Il est gouverneur du port de Marseille, vice-amiral, ministre de la Marine et des Colonies du au , sénateur, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de l'ordre de Cincinnatus.

Il est l'un des premiers grands officiers de l'ordre national de la Légion d'honneur.

Il meurt à Paris le .

Robert Surcouf

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Robert Surcouf (1773-1827), corsaire malouin.

Robert Surcouf naît le à Saint-Malo. Il est un corsaire et un armateur. Embarqué dès l'âge de treize ans, il devient ensuite capitaine corsaire. Il harcèle les marines marchandes et militaires britanniques, non seulement sur les mers d'Europe, mais aussi sur celles des Indes.

Avec 18 hommes et quatre canons, le Cartier de Robert Surcouf capture le Triton (150 hommes et 26 canons). En , à bord de la Confiance, une frégate de 24 canons, Surcouf et ses 160 hommes abordent et capturent le Kent jaugeant 1 200 tonneaux, 40 canons, 437 hommes[3].

Il est nommé membre de la Légion d'honneur le 26 prairial an XII (). Il devient l'un des plus riches et plus puissants armateurs de Saint-Malo et un grand propriétaire terrien. Il meurt le à Saint-Servan.

Dubocage de Bléville, Pépin de Belle-Isle, Pradère-Niquet

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Notes et références

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Académie française, Dictionnaire : Corsaire (lire en ligne)
  • Léon Guérin, Les marins illustres de la France, Marizot, , 448 p., p. 280
  • Auguste Romieu, « Une croisière de Surcouf », Revue de Paris, no 41,‎ , p. 108-121

Liens externes

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