Grignan-les-adhémar

appellation satellite des cotes du rhone
(Redirigé depuis Coteaux du Tricastin)

Un grignan-les-adhémar[4] est l'une des AOC faisant partie du vignoble de la vallée du Rhône, produisant du vin rouge, rosé et blanc. Son terroir s'étend sur 21 communes de la Drôme, au sud de Montélimar sur les garrigues et les contreforts du Tricastin. Grignan-les-adhémar est la nouvelle appellation des « coteaux du Tricastin » (qui a existé de 1973 à 2010).

Grignan-les-adhémar
Image illustrative de l’article Grignan-les-adhémar
Vignes et lavande en Tricastin.

Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1973
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de la vallée du Rhône
Localisation Drôme (Drôme provençale)
Saison deux sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été) et deux pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps
Climat méditerranéen sous influence du mistral
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 289 heures (à Vinsobres)
Sol molasses marneuses et sableuses et terrasses du Quaternaire
Superficie plantée 1 195 hectares (en 2024)[1]
Cépages dominants grenache N[2], syrah N, viognier B, marsanne B, etc.
Vins produits 73 % rouge, 15 % rosé et 11 % blanc
Production 38 391 hectolitres (en 2024)[1]
Pieds à l'hectare minimum 4 000 pieds/ha[3]
Rendement moyen à l'hectare 32 hl/ha (en 2024)[1]
Site web grignan-adhemar-vin.fr

Le grignan-les-adhémar est un vin d'assemblage, tant en rouge (plus de 70 % de la production en 2020-2024) qu'en rosé (plus de 15 %) ou en blanc.

Histoire

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Antiquité

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À l’époque augustéenne, dans la Provincia, est fondée la « Colonia Julia Augusta Tricastinorum »[5].

Sur ordre de Vespasien, en 77, le territoire d’Orange, alors cité du Tricastin, est cadastré[6]. Le cadastre B, le plus complet, couvre la partie septentrionale d’Orange, c’est-à-dire l’actuel Tricastin. Sur certaines parcelles, l’inscription TRIC RED (tricastinis redditarei publicae) signale les terres et les vignes que les autorités rendirent aux Tricastini.

Les quatre tonneaux de Saint-Pierre-de-Colonzelle.

La plus importante unité viti-vinicole de l'antiquité, la villa du Mollard a été mise au jour au sud de Donzère. Elle s’étendait sur deux hectares. L’entrepôt des vins de 70 x 15 m contenait deux travées abritant 204 dolia. L’exploitation a été datée entre 50 et 80 de notre ère.

Il ne fait aucun doute que tout ou partie de sa production fut expédiée par le Rhône en tonneaux, à l’exemple de la scène représentée sur la stèle de Colonzelle (Ier siècle) toute proche. Située sur le porche d’un prieuré clunisien, elle représente le levage de quatre tonneaux et leur embarquement sur un navire marchand.

Moyen Âge

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Tombeaux de Dom Mayeul et Dom Odilon, son successeur à Cluny, dans l'église de Souvigny.

En 680, l’abbé Lambert de Fontenelle quitte sa charge pour devenir archevêque de Lyon. Huit ans plus tard, le prélat fonde à Donzère un monastère qui replante l’antique vignoble[7].

Le Xe siècle fut celui de l'abbaye de Cluny. En 954, l’abbaye reçoit des Adhémar des « villae », avec leurs vignes, champs et bois, situées dans le Tricastin. En 958, Conrad le Pacifique cède à Cluny l’abbaye de Saint-Amand de Clansayes, près de Montségur-sur-Lauzon. Cette donation est confirmée, un an plus tard, par le roi Lothaire.

En 993, tandis que la « villa Sancti Restituti » (Saint-Restitut) augmente la manse viticole du siège épiscopal du Tricastrinus, le comte Lambert d’Adhémar donne à dom Maïeul, abbé de Cluny, des « villæ » avec leurs vignes dans le terroir du Tricastin.

Raymond de Turenne, par Girolamo di Benvenuto, fresque de l’Ospedale Santa-Maria della Scala à Sienne.

Au XIIe siècle, les princes d’Orange édifient le château de Suze-la-Rousse ; ce château est aujourd’hui le siège de l’Université du vin.

Lors de sa guerre en Valdaine[8], le , Raymond de Turenne fait déposer à Valence une plainte contre la ville de Montélimar. Il accuse le Conseil de la Ville d’avoir saisi un convoi lui appartenant. Il réclame l’annulation de cette prise et qu’on lui rende ses dix-neuf mulets chargés de blé, de fromages et de « vin de benne »[9]. Ce « vin de benne » prouvait pourtant que ce convoi avait une origine douteuse. Ce type de vin était obtenu par récupération du jus lors du transport des « tombadou » (bennes à vendange) au seigneur décimateur. Il coulait par saignée – méthode utilisée pour obtenir actuellement des vins rosés – et était recueilli par les paysans grâce à des seaux judicieusement placés. Il était encore appelé « vin couladou ».

Période moderne

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La marquise de Sévigné, qui vécut longtemps, auprès de sa fille à Grignan, comparait les raisins du terroir à « des grains d’ambre qui vous feraient fort bien tourner la tête si vous en mangiez sans mesure ».

Période contemporaine

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Reconnus en AO-VDQS le , ces vins bénéficient d’une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis le sous le nom de « coteaux du Tricastin ».

S'estimant handicapés par la petite taille de leur vignoble et souffrant de la confusion avec la centrale nucléaire du Tricastin, les vignerons du Tricastin ont demandé l'autorisation de rebaptiser « grignan-les-adhémar » leur appellation. Ils l'ont obtenue, à titre exceptionnel, le mercredi . L'AOC existait depuis 1973, tandis que le complexe nucléaire a été implanté à partir de 1974[10]. Le dernier cahier des charges a été publié le [3].

Vignoble

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Aire d'appellation

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Orographie et géologie

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Ce terroir viticole s'étend du pied du Baronnies à la vallée du Rhône. Il est établi sur différents petits massifs et vallées structurant la plaine du Tricastin, partie de la Drôme provençale. Le vignoble fait le lien entre la vallée du Rhône et les collines sédimentaires qui s’adossent au massif des Préalpes du sud..

Le terroir du grignan-les-adhémar est d'une grande diversité géologique[11].

Quatre formations géologiques se distinguent au sein de l’aire d’appellation :

  • des galets ronds, charriés et polis par le Rhône. Les vins issus de ces sols se distinguent par leur complexité, leur générosité et leur richesse d’expression;
  • les hautes terrasses du Rhône (150 à 200m), aux sols argilo-calcaires, donnant aux vins élégance et rondeur alliées à la puissance;
  • des terrains très caillouteux ou des graves. Dans ces terres argileuses, les vins s’arment de fermeté et s’habillent de robes sombres.
  • En bordure du Rhône, des terrasses alluviales. Les vins issus de ces sols seront marqués par l’élégance et la souplesse en bouche.

Le climat du Tricastin est un climat que l'on peut qualifier de type méditerranéen avec un net renforcement du mistral en hiver et une sécheresse particulièrement affirmée pendant l'été. Les hivers sont cependant de manière générale plus doux que dans le nord de la Drôme et de l'Ardèche mais plus frais qu'en Provence où l'on peut noter une différence de deux à trois degrés en moyenne. Les températures peuvent donc être très chaudes pendant l'été et les averses brutales, la vallée du Tricastin étant située entre le Piémont cévenol (Gard - Ardèche) et le Nyonsais-Baronnies (Drôme - Vaucluse).

Au sud du défilé de Donzère, le climat de la vallée du Rhône qui domine dans ce terroir viticole est méso-méditerranéen avec renforcement du mistral et une sécheresse d'été plus affirmée. Les hivers sont plus doux que dans le nord du département. La température moyenne est de 5 °C en janvier et de 23 °C en juillet. Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout :

  • le mistral assainit le vignoble ;
  • la saisonnalité des pluies est très marquée ;
  • les températures sont très chaudes pendant l'été.

La station météorologique de Visan (sur l'aérodrome, à 141 mètres d'altitude : 44° 20′ 12″ N, 4° 54′ 19″ E)[12] fournit les moyennes ci-dessous.

Relevés à Visan de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 9,6 11,1 15,4 18,7 22,9 27,2 30,4 30 24,7 19,5 13,6 10,2 19,4
Moyenne 5,7 6,5 10,1 13 17 21 23,7 23,5 19 14,8 9,6 6,4 14,2
Minimale moyenne 1,8 1,9 4,7 7,3 11,1 14,8 17,1 16,9 13,3 10 5,6 2,5 8,9
Nombre de jours avec gel 9,7 8,8 2,8 0,2 0 0 0 0 0 0,2 2,8 8,5 33
Précipitations
Hauteur (mm) 56,7 40,6 45 67,7 64,8 45,7 39,8 54,6 108,4 102,1 99,1 48,2 772,7
Source : Météo-France[13].

Encépagement

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Les cépages autorisés pour le vin rouge sont le grenache N[2] et la syrah N comme cépages principaux et le bourboulenc B, le carignan N, le cinsault N, la clairette B, le grenache B, la marsanne B, le marselan N, le mourvèdre N, la roussanne B et le viognier B comme cépages accessoires. Le grenache N et la syrah N doivent représenter au moins 70 % du total de l'encépagement.

Les cépages du rosé sont identiques, à l'exception du cinsault N qui intègre les cépages principaux, qui doivent représenter également 70 % de l'encépagement.

Enfin, pour les blancs, les cépages principaux sont le viognier B, le grenache B, la marsanne B et la roussanne B, et les cépages accessoires sont le bourboulenc B et la clairette B,

La spécificité du vignoble de l'appellation d'origine contrôlée grignan-les-adhémar réside dans sa forte proportion de syrah N par rapport aux autres appellations de la vallée du Rhône méridionale.

Méthode culturales et réglementaires

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Le cahier des charges de l'appellation spécifie que l'écartement entre les rangées de vigne doit être supérieur à 2,5 mètres afin d'atteindre une densité de plantation supérieure à 4 000 pieds/hectare[3].

Le rendement visé par le cahier des charges est de 48 hectolitres par hectare pour les vins rouges et de 52 hl/ha pour les vins blancs et rosés. Le rendement butoir est de 58 hl/ha[3].

Volumes

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Les données de production des années récentes, telles que publiées par les Douanes, sont[1] :

Annéegrigan-les-adhémar rougegrigan-les-adhémar roségrigan-les-adhémar blanc
superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha)superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha)superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha)
202096935 262361818 365461445 05135
202188534 799391587 360471305 22140
202288831 059351968 517431375 41640
202393633 097351777 805441385 50740
202488728 090321615 875361494 42730

Gastronomie

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Domaine de Montine, AOC grignan-les-adhémar.
Château Bizard, AOC grignan-les-adhémar.
Étiquette Coteaux du Tricastin.
AOC tricastin Hautes Terres.

Sur des sols calcaires, les vins se caractérisent par l'intensité de leurs arômes, ainsi que par leur élégance, leur rondeur et leur puissance. Ceux où domine l'argile donnent des vins plus structurés et d'une couleur soutenue. La présence de sable apporte plus de légèreté qui prédominera, celle de galets permet d'obtenir des vins plus complexes marqués par leur structure tannique et dégageant des arômes puissants.

Les vins rouges (un peu plus de 70 % de la production), avec leur robe intense, sont recommandés dans l'accompagnement des viandes rouges, du gibier ou de fromages de caractère. Il est conseillé de les déguster à une température de 16 à 18 °C. Ils se gardent entre trois et huit ans. Ils présentent à l'agitation un nez de fruits rouges et d'épices qui évolue avec l'âge vers des arômes d'anis, de réglisse et de cuir. En bouche, ces vins possédant, sont en rondeur et en onctuosité.

Les vins rosés accompagnent agréablement de la charcuterie et des poissons, se gardent 1 à 2 ans et se servent entre 10 et 12 degrés. La robe rosée de ces vins peut se décliner du saumoné au rose soutenu des akènes de cynorrhodon. Leur nez, aux nuances complexes de fruits rouges, évolue vers des notes moelleuses de fruits à noyau et d’amandes, tandis que leur bouche ample et ronde révèle des touches épicées.

Les vins blancs s'accordent bien avec des poissons et peuvent être servis en apéritif. Leur température de service se situe entre 13 et 14 degrés, leur durée de garde est d'un à deux ans. Les vins blancs, revêtus d'une élégante robe jaune pâle, proposent une palette florale allant du narcisse au chèvrefeuille en passant par la fleur de vigne. Ils se caractérisent par une bouche ample.

Économie

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Opérateurs

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L'appellation compte 27 domaines, 8 caves coopératives, 14 négociants et 1 négociant vinificateur[14].

Les domaines sont (liste non-exhaustive) [15] :

  • Château Bizard
  • Château de la Croix Chabrières
  • Château de la Robine
  • Domaine Almoric
  • Domaine La Bartavelle
  • Domaine Bonetto-Fabrol
  • Domaine des Caminottes
  • Domaine du Chardon bleu
  • Domaine du Brechon
  • Domaine Ferrotin
  • Domaine de Grangeneuve
  • Domaine Guiton
  • Domaine la Rouge Jouvence
  • Domaine Mazurd
  • Domaine de Montine
  • Domaine Ravel
  • Domaine Rozel
  • Domaine Saint-Guéry
  • Domaine Saint-Luc
  • Domaine Saint-Michel – La petite Verdière
  • Domaine du Serre des Vignes
  • Domaine Terres d’Émotions
  • Domaine Val de Berre
  • Domaines André Aubert
  • Domaine Escalin
  • etc.

Confrérie des Vignerons du Tricastin

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Médaille de la Confrérie des Vignerons du Tricastin.

Les membres de la Confrérie des Vignerons, capés et coiffés d'or et d'azur se veulent les héritiers de la confrérie « Saint-Vincent » qui avait été fondée à Donzère au XIVe siècle. Ils se réunissent pour leurs chapitres au château de Grignan, où a été établi le siège de la confrérie. Leur devise a été reprise d'une des maximes de Madame de Sévigné « May d'honneur que d'honneur ».

Fête de la truffe et des vins

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Depuis 1986, la commune de Saint-Paul-Trois-Châteaux organise chaque année une « fête de la Truffe et des Vins » au cours de laquelle se déroulent des dégustations dans le cadre d'un salon des vins, ainsi qu'une intronisation de personnalités par la confrérie. Celles-ci, comme tous les visiteurs, peuvent tout au long de la journée déguster de l'omelette aux truffes[16].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
  2. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris.
  3. 1 2 3 4 5 « Cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée « Grignan-les-Adhémar » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  4. Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  5. Le nom de Tricastinorum fut ensuite déformé en « Trois Châteaux », il se retrouve dans Saint-Paul-Trois-Châteaux.
  6. Sur ces cadastres romains, uniques au monde, étaient affichés publiquement afin que les particuliers restituent les terres publiques ou privées[pas clair] qu’ils s’étaient appropriés.
  7. Donzère devient une dépendance de Tournus à la fin du IXe siècle, les prieurés de la Motte de Galaure, la Garde-Adhémar et du Val des Nymphes lui sont rattachés.
  8. Cf. Tristan, le Bâtard de Beaufort.
  9. Cf. Baron de Coston, Histoire de Montélimar et des principales familles qui ont habité cette ville, T. 1. Montélimar, 1878.
  10. L'AOC Coteaux du Tricastin change de nom - Le Monde.
  11. « AOC Grignan-les-Adhémar | Vins Rhône », sur www.vins-rhone.com (consulté le )
  12. « 84150001 – VISAN – AERODROME » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  13. « Fiche 84150001 Visan » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  14. « Vignoble », sur AOC Grignan-les-Adhémar, (consulté le )
  15. « Caves », sur AOC Grignan-les-Adhémar, (consulté le )
  16. Fête de la truffe et des vins du Tricastin à Saint-Paul-les-Trois-Châteaux.

Voir aussi

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Liens externes

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Articles connexes

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