Cover girl

femme dont la photo figure sur la couverture de nombreux magazines

Une cover girl (mot prononcé en français [kɔ.vɛʁ.ɡœʁl] Écouter) est une jeune femme dont la photo figure sur la couverture d'un magazine[1]. Elle peut être mannequin, célébrité ou artiste. Le terme n'est généralement pas employé pour qualifier l'apparition occasionnelle ou exceptionnelle d'une personne en pemière page de couverture.

Une cover girl en première page du magazine Australian Woman's Mirror, (14 novembre 1939)

Apparition du terme

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Frances Vorne alias "The Shape" en pin-up de couverture de Yank, the Army Weekly, (23 février 1945)

Aux États-Unis

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Le terme, inventé par le directeur d'agence de mannequins américain Harry Conover (en), est apparu pour la première fois, en anglais américain, vers 1899[2].

En France

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Selon le lexicographe Jean Tournier, le mot s'est diffusé en France à partir de 1946, dans le sens de « jeune femme qui pose pour des photographies de magazine, notamment pour l'illustration de la couverture ». Il est formé de girl « fille » et de cover « couverture ». Il constitue un emprunt intégré. L'équivalent masculin, cover-boy, est apparu en 1956[3].

Pour sa part, le haut fonctionnaire Alfred Gilder, dans son livre En vrai français dans le texte paru en 1999, proposait, entre autres traductions, « demoiselle de couverture »[4].

Typologie des cover girls

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Les cover girls sont une caractéristique des magazines d’intérêt général dans la culture américaine, tant pour les hommes que pour les femmes, avec quelques exceptions décrites ci-dessous.

Ce sont les célébrités qui font la couverture de magazines tels que Redbook pour dont la clientèle est plutôt féminine, ou Gentlemen's Quarterly, Maxim, Health[5] ou Esquire pour les périodiques masculins. Ces célébrités incluent les têtes couronnées ou l'aristocratie pour accroitre le caractère de reconnaissance.

Cover girl versus pin-up

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La cover girl se distingue de la pin-up, laquelle peut également faire la couverture de certains magazines. Une pin-up (forme raccourcie de pin-up girl, en français « fille épinglée ») est en effet une représentation de femme, dessinée ou photographique, dans une pose attirante ou « sexy ». La pin-up véhicule une image de charme et d'érotisme, alors que la cover girl, plus généraliste, n'a pas cette vocation sexuellement provocatrice.

Certains magazines féminins présentent un modèle totalement inconnu ou peu connu du grand public, mais qui représente le style du magazine, comme Seventeen. Cette tendance se reflète également dans les magazines pour hommes tels que Men's Fitness ou Sports Illustrated.

Une troisième catégorie de magazines utilise un modèle ou un mannequin aisément reconnaissable du fait de sa présence ou visibilité dans les magazines de mode ou la publicité, sans pour autant être une célébrité. C'est la stratégie souvent adoptée par le magazine ELLE.

Dans la plupart des cas, l’objectif est toujours de maximiser les ventes tout en exprimant une certaine différenciation, et en portant les valeurs du titre ou de la marque.

Pour de nombreuses aspirantes cover girls, faire la couverture d'un magazine est une occasion extrêmement lucrative[6].

Approches et stratégies éditoriales

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Les décisions éditoriales pour affirmer le positionnement du magazine sur son marché influencent de manière décisive la représentation des cover girls.

Au xxe siècle, de nombreux magazines féminins mettent en scène des personnalités royales ou aristocratiques. Dans les années 1980 et 1990, Diana, princesse de Galles, faisait régulièrement la une des couvertures. Mais généralement photographiée par des paparazzi, il ne s'agissait pas strictement d'une image de cover girl. Il y avait cependant des exceptions où des portraits autorisés de la royauté, tels que Diana, la princesse Béatrice de York et Elizabeth II, faisaient la couverture de Vogue, Tatler et Harper's Bazaar. Malgré les plaintes du public contre une telle exploitation dans les années 1990, les éditeurs n'ont pas hésité à utiliser de telles redevances lorsque cela était possible.

De nouveaux magazines masculins fondés au cours des années 1980, tels que Arena et Gentlemen's Quarterly, ne mentionnent que très rarement des femmes en couverture. Ces magazines sont considérés comme « non sexuellement provocateurs », ce qui éloigne délibérément ces périodiques du courant traditionnel. La première édition d’Esquire comportait notamment une photographie de Brigitte Bardot, âgée de plus de trente ans. Toutefois, cette tendance a changé au cours des années 1990, initialement avec Loaded au Royaume-Uni, puis FHM. L’édition britannique de GQ a finalement été contrainte de faire de même[7].

Plus tard, Peter Howarth, rédacteur en chef britannique de Esquire, a décidé de censurer les femmes à moitié nues des couvertures du magazine afin de différencier encore une fois la marque de la concurrence. Le résultat a été une baisse immédiate des ventes mais une augmentation des recettes publicitaires, le magazine ayant réussi à attirer des annonceurs pour des produits au passionnément plus haut de gamme qu'auparavant[8].

La cover girl à travers les âges

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Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Notes et références

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  1. (en) Imogen Fox, « Is this the perfect magazine cover girl? », The Guardian, (lire en ligne, consulté le ).
  2. (en) John Bertram et I︠U︡riĭ Leving, Lolita : the story of a cover girl : Vladimir Nabokov's novel in art and design, Print Books, (OCLC 841672492).
  3. Jean Tournier, Les mots anglais du français, Belin, Paris, 1998, p. 535, rubrique « cover-girl ».
  4. Alfred Gilder, En vrai français dans le texte, le cherche-midi éditeur, 1999, p. 90, rubrique « cover-girl ».
  5. (en) « I’m the January 2016 Health Magazine Cover Girl! », sur blogilates.com (consulté le ).
  6. (en) « 'Maxim Cover Girl' Competition : Win $25,000 And Be On The Cover of Maxim Magazine », sur Maxim, (consulté le ).
  7. Laurie Bergeron, « La «cover girl» du magazine Maxim est encore plus belle au naturel », Le Journal de Montréal, (lire en ligne, consulté le ).
  8. Gender, Race, and Class in Media: A Text-Reader, Gail Dines, Jean M. Humez (2003) https://books.google.fr/books?isbn=076192261X