Credo d'amour
Credo d'amour est une mélodie pour voix et piano d'Emmanuel Chabrier composée en 1883 sur un poème d'Armand Silvestre.
| Credo d'amour D 45 | |
Première page du manuscrit autographe. | |
| Genre | mélodie française |
|---|---|
| Musique | Emmanuel Chabrier |
| Texte | Armand Silvestre |
| Langue originale | français |
| Dates de composition | 1883 |
| Dédicataire | Mme W. Enoch |
| Partition autographe | BnF (Ms. 15206) |
| Publication | 1883 Enoch et Costallat |
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Présentation
modifierCredo d'amour est composé à La Membrolle en 1883 sur un poème d'Armand Silvestre (tiré de Vers pour être chantés ; incipit : « Je crois aux choses éternelles »)[1]. À cette époque, le compositeur, qui a quarante-deux ans, orchestre España[2].
La partition, dont le manuscrit autographe ne porte à l'origine que le titre « Credo » (« d'amour » ayant été ajouté « vraisemblablement par opportunisme commercial[3] », relève Roger Delage), est dédiée à Madame Wilhelm Enoch, à qui le compositeur donne des leçon de solfège et de chant[1],[3].
L'œuvre est la première mélodie éditée de Chabrier[4],[2]. Elle est publiée en 1883 par Enoch et Costallat (puis dans Emmanuel Chabrier, Mélodies, vol. 2, Heugel, 1997), en deux versions : l'une pour « ténor ou soprano » et l'autre pour « baryton ou mezzo-soprano »[1].
Commentaires
modifierRoger Delage relève l'« ampleur majestueuse » de la partition, « sa vocalité un peu extérieure, l'absence de réelles difficultés, aussi bien pour le chanteur que pour l'accompagnateur, [qui] ne pouvaient qu'engager Enoch et Costallat à l'inscrire à leur important catalogue de mélodies[2] ».
Pour Gérard Condé, la mélodie, « dont la raideur se veut peut-être un antidote aux alanguissements suggérés par le propos[5] », présente un « archaïsme [...] à la Bach[5] ».
Dans le catalogue des œuvres d'Emmanuel Chabrier établi par Roger Delage, Credo d'amour porte le numéro D 45[1].
Références
modifier- 1 2 3 4 Delage 1999, p. 705.
- 1 2 3 Delage 1999, p. 334.
- 1 2 Delage 1999, p. 335.
- ↑ Delage 1999, p. 706.
- 1 2 Condé 1994, p. 117.
Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Ouvrages généraux
modifier- Gérard Condé, « Emmanuel Chabrier », dans Brigitte François-Sappey et Gilles Cantagrel (dir.), Guide de la mélodie et du lied, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 916 p. (ISBN 2-213-59210-1), p. 115-118.
. - Roger Delage, « Mélodies, d'Emmanuel Chabrier », dans Marc Honegger et Paul Prévost (dir.), Dictionnaire des œuvres de l'art vocal : G-O, Paris, Bordas, coll. « Marc Honegger », (ISBN 2-04-016340-9), p. 1239-1240.
Monographies
modifier- Roger Delage, Emmanuel Chabrier, Paris, Fayard, , 767 p. (ISBN 2-213-60508-4).
. - Francis Poulenc et Jean-Philippe Biojout, Emmanuel Chabrier, Paris, Bleu nuit éditeur, coll. « horizons » (no 100), , 175 p. (ISBN 978-2-35884-134-4).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :