Criciova
Criciova (en hongrois : Kricsó) est une commune du județ de Timiș en Roumanie. Elle se compose de quatre villages : Cireșu, Cireșu Mic (déserté), Criciova (chef-lieu de la commune) et Jdioara.
| Nom officiel |
(ro) Criciova |
|---|---|
| Noms locaux |
(ro) Criciova, (uk) Кричова |
| Pays | |
|---|---|
| Județ | |
| Chef-lieu |
Criciova (d) |
| Superficie |
50,51 km2 |
| Altitude |
147 m |
| Coordonnées |
| Population |
1 493 hab. () |
|---|---|
| Densité |
29,6 hab./km2 () |
| Statut | |
|---|---|
| Chef de l'exécutif |
Cristian-Iosif Cătană (d) (depuis le ) |
| Contient les localités |
| Code postal |
307130 |
|---|---|
| Site web |
Histoire
modifierCriciova est mentionnée pour la première fois en 1444 sous le nom de Krychyowa[1], bien qu’elle soit bien plus ancienne. Les fragments de maçonnerie découverts sur place à la fin des années 1970 attestent que le village existe déjà à l’époque de la Dacie trajane[2].
La première mention écrite de Cireșu figure dans un diplôme hongrois de 1603, dans lequel elle apparaît sous le nom de Cziresul[1]. Marsigli mentionne dans ses notes datant de 1690 à 1700 la localité de Csíres ou Cserestömös, située dans la plaine alluviale du Timiș[1]. Vers 1900, des bûcherons ukrainiens commencent à s’installer au cœur du village, venus travailler dans les domaines des seigneurs hongrois. En 1964, Cireșu annexe l’ancien village de Cireșu Nou, qui comptait 129 habitants en 1966. De même, le hameau de Cireșu Mic, autrefois une colonie de mineurs ukrainiens, appartenait à Cireșu. Il est ensuite devenu un village indépendant, mais il est aujourd’hui complètement dépeuplé[3].
L'histoire de Jdioara est étroitement liée à la forteresse médiévale du même nom, située à environ un kilomètre au nord-est du village, sur l'un des sommets qui marquent la fin de la chaîne montagneuse en direction de la vallée du Timiș, dont il ne reste aujourd'hui que des ruines. Plusieurs hypothèses ont été avancées concernant sa fondation, parmi lesquelles celle de l'historien roumain Vasile Maniu (ro), qui affirme qu'elle avait été fondée aux IIe et IIIe siècles, pendant la colonisation romaine[4]. Des historiens hongrois ont avancé que le nom de la forteresse proviendrait de la famille hongroise Zydoy, qui l'aurait construite[4]. Il est certain que la première mention écrite de Jdioara remonte à 1320[1] mais il est très probable que la forteresse ait été construite avant cette date. Aux Xe et XIe siècles, la forteresse faisait probablement partie du voïvodat de Glad. La forteresse a subi deux sièges majeurs au cours de son histoire. Le premier a lieu en 1387, lorsque les nobles du Banat se révoltent contre l’autorité centrale et occupent la forteresse. La révolte est finalement réprimée, et la forteresse passe sous l'autorité du ban de Severin avec László Loszonczy nommé commandant des forteresses de Severin (en), d'Orșova et de Jdioara[5]. Le deuxième siège majeur a lieu en ; il est mené pendant plusieurs jours par les troupes de Michel le Brave[5]. La forteresse de Jdioara est détruite après le traité de Karlowitz, probablement en vertu des conditions de ce traité qui prévoient, entre autres, la destruction de toutes les forteresses du Banat.
Géographie
modifierDémographie
modifierPolitique et administration
modifierNotes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Criciova » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 M. Attila Szabó, Erdély, Bánság és Partium történeti és közigazgatási helységnévtára, Miercurea Ciuc, Pro-Print Kiadó,
- ↑ Doina Benea, « Cercetările arheologice de la Criciova, punctul Tramnic (jud. Timiș) (1979–1980) », Banatica, vol. 24, no 1, , p. 305–310 (lire en ligne)
- ↑ « Trei localități „fantomă” din Timiș încă mai apar în acte deși nu mai au niciun locuitor », Opinia Timișoarei,
- 1 2 Ioan Lotreanu, Monografia Banatului, Timișoara, Institutul de Arte Grafice „Țara”, , p. 226
- 1 2 Adrian Bejan, « Cetatea feudală Jdioara », Materiale și cercetări arheologice, no 14, , p. 514–523 (lire en ligne)

