Introduction

Portal România

Armoiries de la Roumanie
Portail traditionnel en bois

La Roumanie est un pays de l'Union européenne, situé au sud-est de l'Europe, à cheval sur les Carpates et le bas-Danube, riverain de la mer Noire et voisin de la Hongrie et de la Serbie à l'ouest, de l'Ukraine et de la République de Moldavie au nord et à l'est, et de la Bulgarie au sud. Par son histoire, la Roumanie appartient à la fois à l'Europe centrale (région transylvaine), à l'Europe orientale (région moldave) et aux Balkans (région valaque). Roumanie et République de Moldavie, qui partagent la même langue, les mêmes traditions populaires, culinaires et musicales, et une longue histoire commune, sont les seuls pays de langue romane en Europe centrale et sud-orientale, où prédominent les langues slaves.

Paysage des Carpates Vieille ville de Sighișoara

Centre ancien de Bucarest Architectures superposées à Bucarest

Maison d'hôte dans la réserve naturelle des bouches du Danube Côte de la mer Noire aux bouches du Danube

Mémorial des victimes du totalitarisme Église orthodoxe en bois

Lumière sur...
La princesse Élisabeth de Roumanie en 1914.
La princesse Élisabeth de Roumanie en 1914.

Élisabeth de Roumanie (en roumain : Elisabeta a României et en grec moderne : Ελισάβετ της Ρουμανίας), princesse de Roumanie puis, par son mariage, reine des Hellènes, est née le à Sinaia, en Roumanie, et morte le à Cannes, en France. Membre de la maison de Hohenzollern-Sigmaringen, elle est l'épouse du roi des Hellènes Georges II, avec lequel elle règne sur la Grèce de 1922 à 1924.

Élevée par son grand-oncle et sa grand-tante, le roi Carol Ier de Roumanie et la reine Élisabeth de Wied, la princesse Élisabeth développe, en grandissant, un caractère introverti, qui l'isole socialement. Mariée à l'héritier du trône de Grèce en 1921, elle n'éprouve pour lui aucune passion et souffre des turbulences politiques que traverse son pays d'adoption après la Première Guerre mondiale. Propulsée sur le trône de Grèce avec son époux en 1922, la jeune femme s'implique dans l'aide aux réfugiés micrasiates qui affluent à Athènes du fait du désastre de la guerre gréco-turque. La montée du climat révolutionnaire a cependant raison de sa santé et c'est avec soulagement qu'elle quitte le royaume hellène avec Georges II en . Le couple royal s'installe alors à Bucarest, où il apprend finalement sa déposition le .

En Roumanie, Élisabeth et Georges II s'éloignent et le couple finit par se séparer, avant de divorcer en 1935. Très proche de son frère, le roi Carol II de Roumanie, la princesse se constitue alors une importante fortune, en partie due aux conseils financiers avisés de son amant, le banquier Alexandru Scavani. Après la mort de sa mère, la reine Marie de Saxe-Cobourg-Gotha, en 1938, et jusqu'à la déposition de Carol II, en 1940, elle joue par ailleurs le rôle de première dame de Roumanie. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Élisabeth noue des liens étroits avec le parti communiste roumain et complote ouvertement contre son neveu, le jeune Michel Ier, ce qui lui vaut le surnom de « tante rouge » du souverain. Elle n'en est pas moins chassée de Roumanie au moment de la proclamation de la république populaire, en 1947. Exilée, la princesse s'installe en Suisse, puis à Cannes, dans le Sud de la France. Elle noue alors une relation amoureuse avec Marc Favrat, un jeune homme de trente ans son cadet qu'elle finit par adopter avant de s'éteindre, en 1956.

Géographie

Géographie de la Roumanie - (C)

Carte physique et des régions historiques de Roumanie
Carte administrative roumaine avec les 41 Județe.

Montagnes - (C)

les Carpates - les Alpes de Transylvanie - les Carpates occidentales roumaines - les Carpates orientales - les monts Apuseni - les monts Rodna

Cours d'eau - (C)

le Danube - la Tisa - le Prut - le Mureș - le Siret - l'Olt - le Someș - la Ialomița - l'Argeș - le Timiș - le Jiu

Plateaux

le Plateau transylvain - le Plateau moldave

Lacs- (C)

le Lac de Snagov - le Lac Bâlea - le Lac Săruleşti - le Lac Izvorul Muntelui

Côtes

la mer Noire - les bouches du Danube - les limans

Parcs nationaux et naturels - (C)

Delta du Danube - Massif du Bihor - Gorges du Bicaz-Hășmaș, Hațeg, Retezat

Régions traditionnelles - (C)

la Moldavie (Moldova) - la Valachie (Țara Românească) - la Transylvanie (Ardeal, Transilvania)

Échelons territoriaux - (C)

NUTS I: les 4 Macro-régions - NUTS II: les 8 Régions économiques, culturelles et historiques (regiuni de dezvoltare) - NUTS III: les 41 Judeţe (C) - NUTS IV: les municipalités (Municipalităţi), les villes (Orașe) (C) et les communes (comune) - NUTS V les arrondissements (ocoluri) des communes et les secteurs (sectoare) des municipalités.

Villes - (C)

Bucarest (C) (P) - Constanța - Iași - Cluj - Timișoara - Craiova - Brașov - Sibiu - Ploiești - Galați - Brăila
Culture

Culture roumaine - (C)

Mihai Eminescu, poète emblématique puisant à la fois aux sources de la culture classique et de la culture traditionnelle des pays roumains.

La culture de la Roumanie comprend :

Beaux-Arts

Sculpteur (C) : Constantin Brâncuși, Matei Negreanu ...
Peintre (C) : Nicolae Grigorescu, Nicolae Tonitza, Ion Țuculescu...
Architecte (C) : Toma T. Socolescu, Ion Mincu, Károly Kós...

Cinéma - (C)

Actrices et acteurs (C) : Liviu Ciulei, Anamaria Marinca, Maia Morgenstern, Elvire Popesco...
Scénaristes (C) : Radu Mihaileanu, Cristian Mungiu, Corneliu Porumboiu, Francisc Munteanu...
Réalisateurs (C) : Cristian Mungiu, Jean Negulesco, Lucian Pintilie, Dan Pita, Corneliu Porumboiu, Cristi Puiu...
Festivals (C) : Festival international du film de Transylvanie, Comedy Cluj

Danse - (C)

Œufs de Pâques peints Ouă încondeiate
Alunel, Hora, Învârtita, Ponturi...

Littérature - (C)

Écrivains (C) : Mihai Eminescu, Lucian Blaga, Mihail Sadoveanu, Tristan Tzara, Hélène Vacaresco, Panaït Istrati, Emil Cioran, Eugène Ionesco, Mihail Sebastian, Mircea Eliade, Nichita Stănescu, Dumitru Tsepeneag, Ion Luca Caragiale, Isidore Isou...

Musique roumaine:

Musiciens (C) : Musique classique : Ciprian Porumbescu, Georges Enesco, Dinu Lipatti, Clara Haskil, Marcel Mihalovici, Radu Lupu, Leontina Vaduva… ; Musique folklorique : Gheorghe Zamfir, Taraf de Haïdouks... ; Rock : Grimus, Luna Amară... ; Jazz et blues : Eugen Cicero, Florin Niculescu, Nightlosers...

Sciences - (C)

Scientifiques : Grigore Antipa, Victor Babeș, Mihai Băcescu, Petre Mihai Bănărescu, Dimitrie Cantemir, Henri Coandă, Jean Cantacuzène, Nicolae Georgescu-Roegen, Constantin Levaditi, Alexandru Marinescu, Teodor T. Nalbant, Dumitru Peligrad, Emil Racoviță...


Traditions populaires - (C)

Mărțișoare, Œufs peints de Pâques, Colinde, Miorița, Strigoi, Vârcolaci.

Gastronomie - (C)

Borsec, Bortsch, Brânză de burduf, Caltaboș, Cașcaval, Chiftele, Ciorbă, Ciorbă de burtă, Ciorbă de perișoare, Clătită, Colivă, Cordon bleu, Covrigi, Cozonac, Drob, Fasole cu cârnați, Ghiudem, Joffre (pâtisserie), Lebăr, Loukoum, Mititei, Mujdei, Murături, Mămăligă, Năsal, Palincă, Papanași, Pască, Pastramă, Salată de icre, Sarmale, Saucisses de Pleșcoi, Sfințișori, Socată, Telemea, Tobă, Țuică, Urdă, Zacuscă
Image

Comme d'autres pays, pour des causes géographiques, climatiques, environnementales mais surtout historiques, la Roumanie a affronté diverses difficultés, connu et combattu des tyrannies, participé à des guerres, persécuté des populations et subi des persécutions, et une partie de ses citoyens vit encore sous le seuil de pauvreté, manquant de formation et d'éducation. En conséquence, son image est, comme celles d'autres pays, contrastée.

Tag anti-totalitaire sur un mur à Bucarest (2013).
Tag anti-corruption sur un mur à Bucarest (2013).

Comme d’autres pays qui ont connu ou connaissent des difficultés et des tragédies, la Roumanie aussi est l’objet, d’une part d’un capital de sympathie, mais d’autre part d’une « légende noire » faite de stéréotypes, de phobies et de préjugés où s’entremêlent Dracula (mythe qui n’est d’ailleurs pas roumain), Ion Antonescu (le « Pétain roumain », comme il se définissait lui-même[1], la Shoah (qui occulte l’histoire des Juifs en Roumanie, si ancienne et si riche), Ceaușescu (souvent présenté comme un dictateur nationaliste, alors qu’il était communiste et que la dictature avait commencé bien avant son accession au pouvoir), ses orphelinats et la misère d’une partie de la population (dont certains Roms, alors que la majeure partie de ceux-ci est intégrée, fait partie des travailleurs et n'émigre donc pas).

La Roumanie ne se résume pourtant pas à cette « légende noire » et il est caricatural, sinon raciste, de n’en retenir, comme le font certains média et même quelques responsables politiques, que les « voleurs de poules », les mendiants ou les antisémites. À ce compte, on pourrait mettre en exergue la « bête immonde » (Bertolt Brecht) de n’importe quelle nation. Deux exemples parmi bien d’autres :

  • les déclarations à caractère raciste, contraires à la réalité (selon Nicolae Păun, député et porte-parole du parti des Roms Partida le Romenge[2] et violant la Convention européenne des droits de l'homme (selon Viviane Reding, commissaire européenne à la Justice, aux Droits fondamentaux et à la Citoyenneté[3] concernant les Roms de Roumanie et leur situation, de certains dirigeants français comme Nicolas Sarkozy alors président de la République[4] ou Manuel Valls alors ministre[5];
  • l’article « L’Horreur est roumaine » de Marc Semo dans Libération du 26 février 2009 pour commenter la sortie de la traduction française du récit de Matatias Carp sur la Shoah en Roumanie[6]. Ce récit, par un témoin contemporain des faits, rédigé en roumain et hébreu et publié en Roumanie et en Israël, est sobre, précis et se garde de tout amalgame globalisant. Mais les commentaires de l’édition française visent à démontrer que la Shoah de Roumanie résulterait d’un « antisémitisme profond du peuple roumain », accusant ainsi l’ensemble de ce peuple d’adhérer aux thèses de son extrême-droite, historiquement incarnée par la « Garde de fer » et plus récemment par le parti « AUR » (3% aux élections européennes de 2024). Léon Volovici développe cette même thèse en rapprochant des textes antisémites en langue roumaine avec les crimes commis par ce pays avant août 1944[7].
    Lors d’une conférence de l’institut Erudio le 11 novembre 2009 à Paris, l’historien Neagu Djuvara a estimé que cette attitude favorise le nationalisme, la xénophobie, l’antisémitisme et « empêche la catharsis qui susciterait l’horreur chez les jeunes générations et les inciterait à prendre des moyens pour que cela ne recommence pas. Le jeune lecteur se trouve en effet accusé et culpabilisé d’être antisémite par le seul fait d’être né roumain » ; Djuvara ajoute que « si l’on appliquait cette position à la France, il faudrait considérer Gobineau, Maurras, Darnand, Doriot et le régime de Vichy comme indissociables de l’identité française ».
    Depuis que les Roumains peuvent voter librement, cette image du « roumain forcément nationaliste, d’extrême-droite, anti-rom et antisémite » est réfutée dans les urnes. Les plus hauts scores atteints par l’extrême-droite roumaine ont été les 33,17 % en l'an 2000 obtenues par le parti de la Grande Roumanie de Corneliu Vadim Tudor, ancien communiste devenu nationaliste europhobe (pic dû à la crise économique des années 1991 à 1996 avec des prix multipliés par 2400 et des billets de banque d’un million de lei pour environ 27 euros) et les 23% à l’élection présidentielle roumaine de 2024 du candidat pro-russe anti-européen Călin Georgescu (pic dû à l’influence des média russes et à la peur d’une extension de la guerre en Roumanie)[8]. Entre ces pics, l'extrême-droite rassemble autour de 10 % des voix aux différentes élections (voir les élections parlementaires roumaines de 2020 où l’extrême droite roumaine obtient 9,08 % des sièges[9].

En décembre 2006, soit 16 ans après la fin du régime communiste, la Fondation pour une Société ouverte avait publié un sondage (« Roumanie : le fantôme du communisme lutte jusqu’à la dernière minute », sur http://www.roumanie.com, ) indiquant que les Roumains considèrent le communisme réel, tel que le pays l'a connu, comme :

  • 12 % - une bonne idée aux conséquences globalement positives ;
  • 41 % - une bonne idée mal appliquée aux conséquences globalement négatives (53 % considèrent donc le communisme comme une bonne idée) ;
  • 34 % - une mauvaise idée aux mauvaises conséquences ;
  • 13 % - autre chose ou ne sait pas.

Ainsi la société roumaine refuse le rôle d’épouvantail que certains politiques lui assignent, et préfère rendre aux victimes un devoir de mémoire dans le but d’empêcher que se reproduisent les crimes du passé, quels qu’en soient les auteurs et les prétextes.

Ce portail et les articles auxquels il envoie, sont aussi là pour dépasser les préjugés roumanophobes et, sans rien cacher, montrer l’ensemble des aspects, variés et contrastés, de ce pays en re-développement et de ses divers habitants, pays certes menacé par la guerre toute proche et par la radicalisation nationaliste sévissant dans toute l’Europe du Sud-Est[10], mais qui, pendant plus de trente ans après l’ouverture du rideau de fer, a réussi à maintenir, en dépit de la corruption endémique, une société pluraliste et ouverte, assurant les libertés civiques. Vous trouverez en déroulant cet onglet des images pouvant illustrer cette diversité.

Notes

  1. ↑ Mihai Pelin, Antonescu, le Pétain roumain et ses guerres, Ed. Iosif Constantin Drăgan, Venise 1988.
  2. ↑ Nicolae Păun's page at the Romanian Chamber of Deputies.
  3. ↑ « Roms : Bruxelles va déclencher deux procédures d’infraction contre la France » dans Le Monde du .
  4. ↑ « Expulsions des Roms : que dit le droit ? ».
  5. ↑ et dans Le Point sur .
  6. ↑
  7. ↑ Leon Volovici, Nationalist Ideology and Antisemitism: the case of Romanian Intellectuals in the 1930s, éd. Pergamon Press, Oxford 1991, (ISBN 0-08-041024-3) où, dans le titre, il manque le mot some intellectuals.
  8. ↑ « Présidentielle en Roumanie : Călin Georgescu, un fasciste qui a provoqué un tremblement de terre », sur RTBF (consulté le ).
  9. ↑ Alina Novăceanu, Simona Iacob, Georgiana Tănăsescu et Răzvan-Adrian Pandea, « Parliamentary Election 2020 / BEC-final results » in Agerpres du 16 décembre 2020 - , et (en) Roxana Mihăilă, « Internal party struggles will form the backdrop to Romania’s presidential election in November », London School of Economics and Political Science, ou encore l’analyse d'un ancien ambassadeur de France à Bucarest sur ).
  10. ↑ Dimitri Kitsikis, La Montée du national-bolchevisme dans les Balkans, ed. Avatar, Paris 2008.
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