Crocale
Dans la mythologie grecque, Crocale (en grec ancien Κροκάλη) était une naïade du cortège d'Artémis[1]. Elle était probablement originaire de Thèbes d'après le récit de sa filiation.
Étymologie
modifierCrocale, en grec ancien Κροκάλη, signifie bord de mer, plage.
Famille
modifierMythologie
modifierCrocale n'apparaît que dans le récit d'Ovide, dans ses Métamorphoses, où elle est mentionnée comme l'une des nymphes servantes d'Artémis (Diane), aperçue nue par hasard par le chasseur Actéon :
« Elle [Diane] vient sous la grotte, et remet à la Nymphe chargée de veiller sur ses armes son javelot, son carquois et son arc détendu ; une seconde reçoit dans ses bras la robe dont la déesse s’est dépouillée ; deux autres détachent la chaussure de ses pieds ; plus adroite que ses compagnes, la fille du fleuve Ismène, Crocale, rassemble et noue les cheveux épars sur le cou de Diane, tandis que les siens flottent en désordre. Néphélé, Hyalé, Rhanis, Psécas et Phiale puisent de l’eau, et l’épanchent de leurs urnes profondes. Pendant qu’elles arrosent, selon la coutume, le corps de la déesse, tout à coup le petit-fils de Cadmus, qui, après avoir interrompu sa chasse, promenait au hasard ses pas incertains dans ce bois inconnu, arrive jusqu’à l’antre où le guide sa destinée. »
Références
modifier- 1 2 Ovide, Métamorphoses, III, 2, 169
- ↑ Callimaque, Hymne 4 à Délos 77; Euripide, Héraclès 784; Nonnos, 44.10
- ↑ Callimaque, Hymne 4 à Délos 76
- ↑ Statius, Thébaïde 9.315-524
- ↑ Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], IX, 29, 9.