Hokki du Tibet

espèce d'animaux
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Crossoptilon harmani

Crossoptilon harmani
Description de cette image, également commentée ci-après
Illustration d'un Hokki du Tibet par John Gerrard Keulemans.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Crossoptilon

Espèce

Crossoptilon harmani
Elwes, 1881

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 01/07/1975

Le Hokki du Tibet (Crossoptilon harmani, tibétain : བྱ་ཝང་སྔོན་མོ, Wylie : bya wang sngon mo) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026)[1], c'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces).

L'épithète spécifique harmani est un hommage au capitaine Henry John Harman (en) (1850-1881), ingénieur dans l'armée britannique[2].

Description

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Cet oiseau mesure jusqu'à 85 cm.

Répartition

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Sud-est du Tibet, à l’ouest jusqu’à la vallée du Tsangpo, à l’est jusqu’à la région de Yigrong, au nord jusqu’à 80 km au nord de Lhassa et au sud dans la région de Towang ; extrême nord-est de l’Arunachal Pradesh[3].

Habitat

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Il est inféodé aux prairies sub-alpines, aux broussailles alpines, aux buissons bordant les rivières et aux clairières dans les bois de conifères et mixtes (3 000 à 5 000 m d'altitude), descendant à plus basse altitude en hiver. Lu & Zheng (2000) l’ont observé dans des prairies parsemées de buissons de Rosa sericea, Berberis hemleyana, Sabina pingii, Spirace mollifolia, Rhododendron sp. dominés par des Salix sclerophylla à plus basse altitude.

Comportement non social

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Dans les secteurs où il n’est pas dérangé, le hokki du Tibet est très confiant au point de se nourrir à proximité des habitations. Ailleurs, il est farouche et prudent, s’envolant en cas de danger et capable alors de parcourir de grandes distances jusque dans les vallées en contrebas. Le vol n’est pas le mode de déplacement le plus courant[4]. D’après Lu & Zheng (2000)[5], il ne sert qu’à se percher, se déplacer de branche en branche dans les arbres dortoirs, fuir un prédateur ou un congénère dominant. Chaque groupe est gardé par un mâle dominant.

C. harmani est classé par l'Union internationale pour la conservation de la nature comme une espèce quasi menacée, car son habitat naturel est en voie de déforestation et, dans de nombreuses régions, il est chassé. Un autre facteur expliquant le déclin possible de la population est la réduction du nombre de gîtes propices[6].

Références

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  1. ↑ Congrès ornithologique international, version 15.2, 2026.
  2. ↑ (en) « harmani » Accès libre, sur The Key to Scientific Names on birdsoftheworld.org, James A. Jobling (consulté le ).
  3. ↑ (en) « Tibetan Eared-pheasant Crossoptilon harmani » Accès libre, sur datazone.birdlife.org, Birdlife International (consulté le ).
  4. ↑ Hennache et Ottaviani 2006.
  5. ↑ Lu et Zheng 2000.
  6. ↑ UICN, consulté le .

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Monographie des faisans., vol. 2, Clères, WPA France, , 492 p. (ISBN 978-2951246720).
  • (en) X. Lu et G. M Zheng, « Non social and social behaviour of free-ranging Tibetan eared-pheasant. », Proceedings of the 2nd International Galliformes Symposium. Kathmandou and Royal Chitwan National Park, 24th September- 1st October 2000., Maureen Woodburn & Philip McGowan,‎ , p. 158-163..
  • (en) P. J. K. McGowan, « Phasianidae (Pheasants and Partridges) », dans Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World, vol. 2 : New World Vultures to Guineafowl, Barcelone, Lynx edicions, , 638 p. (ISBN 978-84-87334-15-3, lire en ligne Inscription nécessaire), p. 539.

Liens externes

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