Curzio Carnesecchi
Curzio Carnesecchi, né le à Bibbona et mort le à Piombino, est un journaliste, syndicaliste italien.
| Naissance | |
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| Décès |
(à 52 ans) Piombino |
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| Fratrie |
Luigi Carnesecchi |
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Biographie
modifierLe militantisme socialiste et syndical à Piombino
modifierNé en 1876 à Bibbona, Curzio Carnesecchi, naît au sein d'un milieu rural et ouvrier dans une famille modeste[1]. Après avoir fréquenté l'école primaire, il exerce différents petits métiers, notamment celui d'ouvrier agricole, relieur de livre et imprimeur[1].
Dès 1902, à 25 ans, Curzio Carnesecchi s'engage dans le mouvement socialiste. Résidant à Bibbona, il s'engage activement, mais sans grand succès, dans la propagande parmi les ouvriers et les paysans du village[1]. Inscrit au registre des subversifs, il est inscrit comme socialiste et fait l'objet d'une surveillance policière. En 1903, il est impliqué dans des actions syndicales, notamment une dénonciation pour violence lors d'une grève visant à augmenter les salaires des ouvrières agricoles[1].
Correspondant local du journal La Martinella, il s'installe à Piombino et participe, entre 1906 et 1907, à la fondation de la Chambre du Travail, devenant son secrétaire en et agissant à cette période comme médiateur entre la faction réformiste et syndicaliste révolutionnaire afin de préserver l'unité du syndicat[2]. Collaborateur du journal socialiste Il Martello, dont il devient rédacteur en chef, il finit par démissionner fin 1907 suite à des accusations d'autoritarisme au sein de la rédaction. Dans les années suivantes (1909-1911), il est associé à une imprimerie locale, continue son militantisme syndical, notamment lors des grèves de Piombino, et côtoie plusieurs syndicalistes révolutionnaires dont Umberto Pasella[1].
Du fascisme à la dissidence
modifierAprès la Première Guerre mondiale, il adhère au fascisme via ses liens avec Pasella et devient, en 1921, secrétaire du Fascio de Gênes, participant à des réunions nationales comme celle du [1]. Après la fondation du Parti National Fasciste (PNF) la même année, il occupe des postes locaux à Piombino, où il occupe dès postes locaux et travaille comme gardien d'écoles[1].
En 1922, dans le journal L'Idea Fascista, il publie des articles prônant une "normalisation" du fascisme, condamnant la violence systématique des squadristes, et défendant des idées sociales prônant la destruction des latifundia et la protection des ouvriers via les syndicats[1].
Rapidement déçu par la dérive réactionnaire du fascisme, Carnesecchi entre en dissidence interne et commence à critiquer la tournure répressive du régime[1]. En 1923-1926, il est mis en accusation par des fascistes intransigeants locaux (comme à San Vincenzo) et finit par être expulsé du PNF en 1926. Il meurt prématurément le à l'hôpital civil de Piombino, à l'âge de 52 ans[1].
Son frère Luigi Carnesecchi (m.1954) était socialiste.
Famille
modifierMarié à Elena Geri, il eut deux enfants.