Céline Pigalle

journaliste française

Céline Pigalle, née le à Gonesse (Val-d'Oise), est une journaliste de radio et de télévision française.

Céline Pigalle
Naissance (54 ans)
Gonesse, Val-d'Oise (France)
Nationalité française
Profession Journaliste de radio et de télévision, dirigeante de télévision
Médias actuels
Fonction principale Directrice générale de France Inter
Historique
Télévision i-Télé
LCI[1]
BFM TV
France Bleu

Le , elle est nommée à la tête du réseau de radios locales publiques France Bleu. En , elle succéde à Adèle Van Reeth à la direction de France Inter.

Biographie

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Céline Pigalle est née le 31 janvier 1972[2]. Elle est la fille d'un couple de cadres du service des impôts[2].

En 1994, elle est admise à Sciences Po Paris. Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris puis en 1996 de l'École supérieure de journalisme de Lille, elle y remporte la bourse Lauga-Delmas, ce qui lui permet d'entrer à Europe 1 comme reporter aux informations générales[3]. Elle y travaille quinze années, où elle collabore successivement au service économie, devient correspondante à Berlin de 2000 à 2004, puis à Bruxelles de 2006 à 2008, participe comme coprésentatrice d'une émission estivale consacrée à la découverte aux côtés d'Alain Ciriou et d'Astrid Bard[4] puis devient rédactrice en chef des éditions du matin en 2008[5]. En 2009, elle est nommée directrice adjointe de la rédaction[6].

En , elle rejoint Canal+ comme rédactrice en chef de l'émission quotidienne La Matinale. En , elle est nommée directrice de la rédaction d'I-Télé, chaîne d'information en continu du groupe Canal+[7].

Le , elle met fin à la collaboration d'Éric Zemmour à l'émission Ça se dispute, après l'interview que celui-ci a donnée au journal italien Corriere della Sera[8],[9]. Elle justifie l'arrêt du débat qui l'opposait à Nicolas Domenach, qui constituait le seul moment où l'audience d'I-Télé dépassait celle de BFM TV, par l'évolution du comportement du polémiste : « Éric a longtemps eu une lecture des événements enrichissante. Mais lors de la sortie du Suicide français, il a multiplié les provocations gratuites pour mieux vendre son livre. Je ne l’ai pas licencié par idéologie mais par pragmatisme. Il ne respectait plus rien »[10]. Cependant, en , i>Télé est condamnée à verser 50 000  à Éric Zemmour pour « rupture brutale et abusive du contrat, sans préavis et sans invoquer aucun manquement contractuel »[11].

En 2015, elle doit répondre aux critiques concernant la couverture médiatique des attentats de en France et de l'attaque du musée du Bardo[12],[13].

Le , elle est démise de ses fonctions à I-Télé ainsi qu'à Canal+[14], au profit de Guillaume Zeller.

Dès le elle dirige la rédaction de La Chaîne Info, dans le cadre de la nouvelle structuration de l'organigramme du groupe TF1. Sa mission est de mener le passage de la chaîne en clair. Elle reste trois mois en poste[15] ; le , elle rejoint BFM TV en tant que directrice de la rédaction[16].

Après avoir pris la direction de France Bleu en [17], elle est également nommée en directrice éditoriale déléguée chargée de l’information et de la proximité à Radio France[18]. Elle remplace Adèle Van Reeth au poste de directrice de France Inter en [19],[20],[21].

En septembre 2026, elle défend l'arrivée sur France Inter de Charles Sapin[22], directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, journal d'extrême droite climato-négationniste et condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine[23]. Cette arrivée engendre une grève à Radio France.

Bibliographie

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  • Céline Pigalle, Femmes au travail : de qui se moque-t-on ?, Paris, éditions Prat, coll. « Droit de regard », , 199 p. (ISBN 978-2-85890-478-5)

Notes et références

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  1. « LCI recrute Céline Pigalle, ex de i>télé, pour lutter contre BFM TV », Le Point, .
  2. 1 2 Jean-Baptiste Chabran, « Le Portrait - Celine Pigalle », Libération, (lire en ligne)
  3. « International Women's day 2010 » [PDF], sur accenture.com, , p. 6.
  4. « Europe 1 : mise en place de la grille estivale », sur radioactu.com, .
  5. « Europe 1 : Laurent Guimier redéfinit son équipe rédactionnelle », sur radioactu.com, .
  6. « Europe 1 : Pierre-Marie Christin nommé Directeur-délégué de la rédaction », sur radioactu.com, .
  7. « i-Télé : Céline Pigalle à la place d’Albert Ripamonti », Libération, .
  8. « Éric Zemmour viré d'i>Télé ! », Le Point, .
  9. Alexandre Piquard, « i-Télé met fin à sa collaboration avec Eric Zemmour », Le Monde, .
  10. Dominique Perrin, « Dans la cash machine des néo-réacs », GQ, .
  11. « Pour avoir viré Eric Zemmour, I-Télé condamnée à lui verser 50.000 euros », Marianne, .
  12. « BFMTV et I-Télé répondent aux critiques sur leur couverture des attentats », Les Inrockuptibles, .
  13. « Attentat de Tunis : les chaînes d'info à nouveau pointées du doigt », Le Figaro, .
  14. « Groupe Canal + : Bolloré fait le ménage à I-Télé », La Tribune de Genève, .
  15. Caroline Sallé, « Thierry Thuillier, nouvel homme fort de LCI », Le Figaro, .
  16. « Céline Pigalle rejoint BFM-TV », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  17. « Céline Pigalle, directrice de rédaction de BFMTV, va prendre les rênes de France Bleu », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
  18. « Céline Pigalle », sur Radio France (consulté le ).
  19. « Adèle Van Reeth, la patronne de France Inter, quitte son poste », Télérama, (lire en ligne, consulté le ).
  20. « Première rentrée à France Inter pour Céline Pigalle : “Élargir l’audience, le profil des auditeurs : j’adore l’idée” », Télérama, (consulté le ).
  21. « Adèle Van Reeth, la patronne de France Inter, quitte son poste : chambardement à Radio France », Télérama, (consulté le ).
  22. « Les arrivées de Sapin et Bastié, réponse de l’audiovisuel public à un jeu perdu d’avance », sur Le HuffPost, (consulté le )
  23. « «Valeurs actuelles» condamné pour provocation à la haine envers les Roms », Libération, (lire en ligne [archive du ], consulté le )

Liens externes

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