Ça se dispute
Ça se dispute est une émission de télévision hebdomadaire, diffusée du au sur la chaîne d'information en continu I-Télé et du au sur CNews.
| Ça se dispute | |
| Périodicité | Hebdomadaire |
|---|---|
| Ancienne présentation | Victor Robert (2003-2009) Laurent Bazin (2009-2010) Mélanie Gambier (2010) Olivier Ravanello (2010-2011) Maya Lauqué (2011-2013) Léa Salamé (2013-2014) Pascal Praud (2014, 2018-2019) Thomas Hugues (2019-2020) Patrice Boisfer (2020-2022) Eliot Deval (2022-2023) Lionel Rosso (2023-2024) Olivier De Keranflec'h (2024-2025) |
| Participants | Éric Zemmour (2003-2014) Christophe Barbier (2003-2006) Nicolas Domenach (2006-2014) Ivan Rioufol (2018-2020) Laurent Joffrin (2018-2020) Gilles-William Goldnadel (2020-2025) Julien Dray (2020-2025) |
| Pays | |
| Langue | Français |
| Nombre de saisons | 12 |
| Production | |
| Durée | 30 minutes |
| Diffusion | |
| Diffusion | CNews (depuis 2018) |
| Ancienne diffusion | I-Télé (2003-2014) |
| Date de première diffusion | sur I-Télé sur CNews |
| Date de dernière diffusion | sur I-Télé sur CNews |
| Statut | Arrêtée |
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Concept
modifierPendant une heure, deux éditorialistes analysent et débattent de l'actualité politique et des faits marquants de la semaine.
Historique
modifierPremière période
modifierPendant les trois premières saisons, de 2003 à 2006, Ça se dispute oppose Éric Zemmour du Figaro et Christophe Barbier de L'Express[1]. La confrontation est arbitrée par Victor Robert, qui a pour habitude de commencer l'émission par la formule « Salut à toutes et à tous et bienvenue dans le spectacle de la politique et de la télévision » et de la conclure par une citation.
En , Nicolas Domenach de Marianne remplace Christophe Barbier qui rejoint LCI. Nicolas Domenach participait précédemment à une autre émission d'I-Télé, N'ayons pas peur des mots.
En , Ça se dispute change de présentateur : poursuivant son éditorial, son match des éditorialistes puis son interview dans la matinale en semaine, Laurent Bazin succède à Victor Robert pour l'animation de cette émission[2].
À la rentrée 2010, l'émission change de présentateur plusieurs fois : Mélanie Gambier d'août à (licenciée pour avoir cité accidentellement LCI à l'antenne au lieu d'I-Télé), Olivier Ravanello d' à (appelé en mission extérieure pour le Printemps Arabe en tant que journaliste international pour la chaîne), puis Maya Lauqué[3], laquelle est définitivement confirmée dans son poste de présentatrice pour la rentrée 2011[4].
En , à la suite du départ de Maya Lauqué pour animer La Quotidienne sur France 5[5], c'est Léa Salamé qui est choisie pour la remplacer[6].
En , on apprend que Léa Salamé quitte I-Télé pour devenir chroniqueuse dans l'émission On n'est pas couché sur France 2[7]. À compter de , la présentation de l'émission est confiée à Pascal Praud[8].
Éviction d'Éric Zemmour et fin de l'émission
modifierLes prises de position d'Éric Zemmour dans l'émission choquent de plus en plus à l'intérieur et à l'extérieur de la rédaction d'I-Télé. Le , Céline Pigalle, directrice de la rédaction, et Cécilia Ragueneau, directrice générale, prennent la décision de mettre fin à leur collaboration avec le journaliste, à la suite de l'interview que celui-ci a donnée au journal italien Corriere della Serra[9]. Dans un communiqué, la chaîne précise également que l'émission ne reviendra pas en [10].
La décision réjouit certains politiques de gauche. Le député PS Philippe Doucet félicite I-Télé pour cette « décision courageuse », tout comme son collègue Alexis Bachelay qui y voit une « bonne décision ». Cette décision est également saluée par les députés PS Jean-Louis Gagnaire et Anne-Yvonne Le Dain, ainsi que par Éric Coquerel du Parti de gauche[11],[12].
À l'inverse, des politiques de droite protestent. Au Front national, Louis Aliot appelle à boycotter I-Télé, tandis que Marine Le Pen parle d'une « censure [...] détestable ». Philippe de Villiers (MPF) évoque un « pays totalitaire ». Les députés UMP Éric Ciotti et Jean-Jacques Guillet s'insurgent également, alors que Nicolas Dupont-Aignan (DLF) parle d'une dictature de la « pensée unique ». Le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo se dit « choqué », sans pour autant partager les idées du polémiste[11],[12].
Des personnalités politiques de gauche, contradicteurs réguliers d'Éric Zemmour, trouvent aussi que son éviction n'est pas la solution. Pour Jean-Luc Mélenchon (PG), « virer Zemmour n'est pas une décision utile à la lutte contre ses idées[13] ». Daniel Cohn-Bendit le soutient également : « Comme je défends la proportionnelle et le droit du FN à être représenté à l'Assemblée nationale, je me dois de défendre la présence de Zemmour dans l'espace public que cela me fasse mal ou pas[14] ».
Cette décision est regrettée par de nombreuses autres personnalités. Le journaliste Nicolas Domenach, qui participait à l’émission, a exprimé de la tristesse à l’annonce de la décision d’I-Télé : « Avec Zemmour, on s’est débattu. On s’est affronté. On s’est aimé, on s’est exaspéré, mais toujours respecté. Un temps d’échanges. Quelle tristesse[15] ! ». Pour le philosophe Michel Onfray, « Éric Zemmour est un bouc émissaire idéal pour la gauche », il y voit de plus « une forme de totalitarisme intellectuel[16] ». Pour Jean-François Kahn, « En virant Zemmour, on ne fait que nourrir le ressentiment d’une partie de la population, qui, à juste titre, ne se sent plus représentée. C’est un formidable cadeau pour Marine Le Pen[17] ».
En , I-Télé est condamnée à verser 50 000 euros à Éric Zemmour pour « rupture brutale et abusive du contrat, sans préavis et sans invoquer aucun manquement contractuel »[18].
Relance de l'émission
modifierLe , une bande-annonce sur CNews informe les téléspectateurs du retour de l'émission, toujours présentée par Pascal Praud. Elle oppose désormais Ivan Rioufol du Figaro et Laurent Joffrin de Libération. En , Pascal Praud est remplacé par Thomas Hugues.
La rentrée 2020 est signe de grands changements pour l'émission : À la présentation Patrice Boisfer succède à Thomas Hugues, et aux débats Ivan Rioufol et Laurent Joffrin sont remplacés par Gilles-William Goldnadel de Valeurs Actuelles et Julien Dray du Parti socialiste.
En , Eliot Deval prend la relève de Patrice Boisfer, puis en Lionel Rosso reprend la présentation de l’émission. Lionel Rosso est à son tour remplacé par Olivier De Keranflec'h en . L'émission est arrêtée en .
Récompense
modifierDiffusion
modifierL'émission est diffusée du lundi au vendredi à 21 h sur I-Télé, puis rediffusée le samedi.
Sur CNews, l'émission est diffusée les vendredis à 19h, puis à 21h.
Notes et références
modifier- ↑ Julien Mielcarek, « Christophe Barbier quitte LCI pour i-Télé », sur PureMédias,
- ↑ Alexandre Raveleau, « I>Télé : toutes les nouveautés de la rentrée 2009 », sur toutelatele.com,
- ↑ Maxime Martinez, « #CSD10ans : 10 ans de dispute, 10 ans de présentateurs », sur Newsroom (ex-Plus d'Info),
- ↑ Alexandre Raveleau, « Maya Lauqué, Victor Robert : la rentrée de i>Télé avancée », sur toutelatele.com,
- ↑ Alexandre Raveleau, « Maya Lauqué et Thomas Isle pour les nouveaux déjeuners de France 5 », sur toutelatele.com,
- ↑ Julien Bellver, « Léa Salamé à la tête de "Ca se dispute" sur i-Télé », sur PureMédias,
- ↑ « Léa Salamé, la nouvelle chroniqueuse d'On n'est pas couché qui n'a "peur de rien" », sur L'Express,
- ↑ Kevin Boucher, « i-Télé : Pascal Praud remplace Léa Salamé dans "Ca se dispute" », sur PureMédias,
- ↑ Jérôme Béglé, « Éric Zemmour viré : quand I-Télé se tire une balle dans le pied », sur Le Point,
- ↑ Elise Delève, « iTELE arrête l'émission "Ça se dispute" avec Eric Zemmour », sur France Info,
- 1 2 « Après l'arrêt de l'émission de Zemmour sur iTELE, Louis Aliot appelle au boycott de la chaîne », sur Europe 1,
- 1 2 « Arrêt de l’émission de Zemmour: protestations au FN et à droite, approbations à gauche », sur Libération,
- ↑ « Tweet de Jean-Luc Mélenchon », sur Twitter,
- ↑ Benjamin Bonneau, « Cohn-Bendit soutient Zemmour "au nom de la liberté" », sur Europe 1,
- ↑ « La chaîne iTELE supprime son émission de débat avec Eric Zemmour », sur Reuters,
- ↑ Alexandre Devecchio, « Michel Onfray : «Eric Zemmour est un bouc émissaire idéal pour la gauche» », sur Le Figaro,
- ↑ Alexandre Devecchio, « Jean-François Kahn : «virer Zemmour, un formidable cadeau pour Marine Le Pen» », sur Le Figaro,
- ↑ Pour avoir viré Eric Zemmour, iTélé condamnée à lui verser 50.000 euros, marianne.net, 22 novembre 2016
- ↑ Jérôme Roulet, « Palmarès des Ithème 2005 : Nagui, Téloose, Friends... », sur toutelatele.com,