Céphalée provoquée par le froid

La céphalée provoquée par le froid, aussi appelée céphalée de la crème glacée, gel du cerveau ou encore « ganglioneuralgie sphénopalatine » (en terme médical), est un mal de tête provoqué par l'absorption rapide de boissons fraîches ou d'aliments tels que la crème glacée. La douleur est due au contact du froid avec le palais[1].

Céphalée provoquée par le froid
Description de l'image Gray778 Trigeminal.png.
Traitement
Spécialité Neurologie
Classification et ressources externes
CISP-2 N01Voir et modifier les données sur Wikidata
CIM-11 8A83
CIM-10 G44.8021Voir et modifier les données sur Wikidata

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Il a été montré que la fréquence de consommation d'aliments froids est liée à l'apparition d'une telle céphalée.

Causes et fréquences d'apparition

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Glace pouvant entraîner les symptômes de céphalée.

La céphalée de la crème glacée est provoquée par l'ingestion rapide de boissons ou d'aliments froids. Ce mal de tête est souvent dû au contact de glace (crème glacée, glace à l'eau ou sorbet) avec le palais ou lors de la déglutition de celle-ci. Typiquement, la douleur apparaît environ 10 secondes après la consommation du produit froid et dure environ 20 secondes (bien que chez certaines personnes, la douleur puisse demeurer plus longtemps encore). Le côté de la tête où se produit la douleur correspond parfois à l'endroit du contact entre la glace et le palais et lors de l'ingestion de la substance froide, la douleur se fait des deux côtés de la tête.

Le meilleur moyen d'éviter une telle céphalée est de ne pas consommer de produits très froids de manière trop rapide et garder l'aliment un peu dans sa bouche pour habituer son palais à la température.

Le mal de tête est la conséquence directe du rapide refroidissement puis réchauffement des capillaires sanguins au niveau des sinus. C'est un phénomène similaire (mais indolore) qui a lieu au niveau des vaisseaux sanguins lorsque notre visage est rougi après être allé dehors par temps froid. Dans les deux cas, le froid force les capillaires des sinus à se contracter puis ils connaissent une dilatation brutale en se réchauffant de nouveau. Dans le palais, cette dilatation est perçue par des récepteurs sensoriels de douleur qui envoient ainsi des signaux au cerveau via le nerf trijumeau.

Même si la température extérieure est chaude, il est possible de souffrir d'un gel du cerveau car celui-ci dépend de la température des aliments plutôt que de la température extérieure.

Symptômes

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Le patient ressent une douleur au niveau du crâne, il peut par exemple avoir des élancements au milieu du front, au niveau de la tempe ou encore derrière les yeux.

Parmi les vaisseaux sanguins du cerveau mis en jeu, les artères cérébrales antérieures, qui passent au milieu du cerveau, derrière les yeux, se dilatent et un afflux de sang monte au cerveau, simultanément à la douleur. Quelques secondes plus tard, une vasoconstriction rapide se produit. Cela correspond à la disparition de la céphalée[2].

Soulagement

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Le soulagement de la céphalée provoquée par le froid repose principalement sur des mesures non pharmacologiques, cette céphalée étant brève, bénigne et spontanément résolutive. La douleur disparaît généralement en quelques secondes à quelques minutes après l’arrêt du stimulus froid. Aucune prise en charge médicamenteuse spécifique n’a démontré d’efficacité clinique dans des essais contrôlés randomisés.

Les stratégies les plus couramment recommandées consistent à interrompre l’exposition au froid, à réchauffer le palais (par exemple en pressant la langue contre le palais ou en buvant un liquide tiède) et à réduire la vitesse d’ingestion d’aliments ou de boissons froids[3]. Ces mesures sont cohérentes avec les hypothèses physiopathologiques impliquant l’activation trigéminale et des variations rapides du flux sanguin cérébral. Pour soulager la douleur, certains médecins recommandent de coller la langue au palais au niveau de la zone concernée ou d'incliner la tête en arrière pendant une dizaine de secondes. Inspirer par la bouche et expirer par le nez permet également de réchauffer les cavités nasales grâce au passage de l'air chaud.

Recherche sur le sujet

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Ce phénomène est suffisamment répandu pour avoir été le sujet de recherches publiées dans le British Medical Journal ou encore dans Scientific American. Une étude menée par Maya Kaczorowski a mis en évidence une apparition plus fréquente du mal de tête chez des sujets consommant un échantillon donné de glace en moins de 30 secondes par rapport à ceux qui prenaient leur temps (chez 27,3 % et 12,5 % des sujets respectivement). Néanmoins, l'étude n'a pas permis d'établir un lien précis entre la vitesse de consommation de la glace et l'incidence du gel de cerveau.

Les céphalées provoquées par un stimulus froid, bien que peu documentées dans la littérature, sont en réalité très répandues. Leur gravité, leur fréquence et le délai d'apparition semblent liés à la rapidité du refroidissement et à la surface exposée[4].

Classification

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Dans la Classification internationale des céphalées (CIC), le code correspondant à la céphalée de la crème glacée est 13.11.2, dans la Classification internationale des maladies 10 (CIM-10) ICD-10NA le code est G44.8021, dans la Classification Internationale des Maladies CIM-11 (CIM-11) y est définie comme un mal de tête attribué à l'ingestion ou l'inhalation d'un stimulus froid[5],[6],[7].

Notes et références

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  1. ↑ Amokrane Chebini et Esma Dilli, « Cold Stimulus Headache », Current Neurology and Neuroscience Reports, vol. 19, no 7,‎ , p. 46 (ISSN 1534-6293, PMID 31172287, DOI 10.1007/s11910-019-0956-5, lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ , Migraines : pourquoi a-t-on mal à la tête quand on mange une glace ?
  3. ↑ (en) Maya Kaczorowski et Janusz Kaczorowski, « Ice cream evoked headaches (ICE-H) study: randomised trial of accelerated versus cautious ice cream eating regimen », BMJ, vol. 325, no 7378,‎ , p. 1445–1446 (ISSN 0959-8138 et 1468-5833, PMID 12493658, PMCID 139031, DOI 10.1136/bmj.325.7378.1445, lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ (en) Amokrane Chebini et Esma Dilli, « Cold Stimulus Headache », Current Neurology and Neuroscience Reports, vol. 19, no 7,‎ (ISSN 1528-4042 et 1534-6293, DOI 10.1007/s11910-019-0956-5, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ (en-US) « 4.5.2 Headache attributed to ingestion or inhalation of a cold stimulus », sur ICHD-3 (consulté le )
  6. ↑ Elsevier Masson, « Classification internationale des céphalées (ICHD-II) », sur EM-Consulte (consulté le )
  7. ↑ « ICD-11 », sur icd.who.int (consulté le )

Bibliographie

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Articles connexes

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