Famille d'Albenas

famille française originaire de Nimes
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La famille d’Albenas est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Nîmes.

d'Albenas
Image illustrative de l’article Famille d'Albenas
Armes de la famille.
Blasonnement De gueules au demi-vol d'argent accompagné de 3 étoiles d'or, 2 en chef, 1 en pointe.
Devise « A bon aile, bon vent » (latin : Alis bonis ventus bonus)
Origine Languedoc
Demeures Château d’Aumelas
Fonctions militaires Officiers

Histoire

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Origines

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La famille d’Albenas appartient à la noblesse du Languedoc[1]. Elle est mentionnée dans le diocèse de Nimes dès le XIVe siècle[1]. Gustave Chaix d'Est-Ange (1903) indiquait que Louis de La Roque faisait remonter la « filiation suivie à Raymond d'Albenas, professeur ès lois, qui servait dans les chevau-légers contre les Anglais en 1350 »[1]. L'auteur ajoutait cependant que Jacques d'Albenas, seigneur de Pruneyron, et son frère, Jean, seigneur de Gajan, sont maintenus dans leur noblesse le « par jugement de M. de Bezons, intendant du Languedoc, après avoir justifié sa filiation depuis son trisaiëul, Jean d'Albenas, cosgr de Gajan, docteur ès lois, 1er consul de Nîmes en 1516, député de la noblesse de cette ville aux États généraux de 1560 »[1].

Branche suisse

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La descendance issue de Jacques d'Albenas (frère de Jean, docteur ès lois), consul de Nîmes (1520), passée à la réforme se réfugie à Lausanne, à la suite de la révocation de l'édit de Nantes[2],[3]. Charles d'Albenas obtient par mariage la seigneurie de Sullens et la qualité de bourgeois de Rolle en 1770[3]. La branche vaudoise s'éteint dans les mâles en 1870[3].

Subsitance

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Donald Lindsay Galbreath (1934) relevait qu'une branche était présente à Toulouse et Montpelier au moment de la rédaction de son Armorial vaudois[3].

La famille est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française depuis 1989[4].

Filiation

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Éléments de généalogie donnés par Gustave Chaix d'Est-Ange[5]

  • Jean d'Albenas (selon M. de la Roque petit-fils de Paul), coseigneur de Gajan, docteur ès lois, épouse en 1510 Catherine d'Anduze, premier consul de Nîmes en 1516, député de la noblesse de Nîmes aux États généraux de 1560
    • Jacques d'Albenas, seigneur de Pruneyron, premier consul de Sommières, épouse en 1662 Suzanne de Rouzier, maintenu noble par jugement du 5 décembre 1668 de M. de Bezons, intendant du Languedoc, sur preuves de 1516
      • ... d'Albenas
        • François d'Albenas (petit-fils de Jacques), seigneur de Pruneyron et de Gajan, épouse en 1739 Charlotte de Montlaur de Murles, il acquiert la baronnie de Loupian en 1766, il s'intitule "baron"
          • François d'Albenas, seigneur et baron de Loupian, assiste aux assemblés de la noblesse de la sénéchaussée de Béziers en 1789
            • Jean d'Albenas, seigneur de Gajan, maintenu noble en 1668 en même temps que son frère Jacques
            • Jacques d'Albenas (frère de Jean, docteur ès lois), consul de Nîmes en 1520, épouse en 1511 Honorée Mengaud

Personnalités

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Athénaïs d'Albenas (1800 - 1849)
  • Jean Poldo d'Albenas, né à Nîmes en 1512 et mort en 1563, est un magistrat, historien et humaniste français. Avocat au parlement de Toulouse, il devient ensuite conseiller du roi au présidial de Nîmes et Beaucaire. Il est également député de la noblesse de la sénéchaussée de Beaucaire aux États généraux d'Orléans (1560), où il défend des positions favorables à la Réforme protestante. Il joue un rôle déterminant dans l'introduction du protestantisme à Nîmes, à une époque où la ville devient un foyer actif de la Réforme dans le Languedoc. Ses activités lui valent d’être considéré comme l'un des principaux propagateurs du protestantisme dans sa région. Auteur érudit et engagé, on lui doit plusieurs traductions en français de textes religieux et historiques : notamment les Pronostics de Julien, archevêque de Tolède, et le traité De futuræ vitæ contemplatione, libri tres (Trois livres sur la contemplation de la vie future). Il traduit également l' Histoire des Taborites — un mouvement hérétique bohémien — rédigée par Æneas Sylvius Piccolomini, futur pape Pie II[6]. Son œuvre la plus célèbre demeure le Discours historial de l'antique et illustre cité de Nismes (1557), l’un des premiers ouvrages d'histoire urbaine locale en France, dans lequel il mêle savoir antique, observations architecturales précises (notamment sur les monuments romains de Nîmes) et engagement religieux. Ce texte est aujourd’hui encore considéré comme une source de référence par les historiens contemporains[7].
  • Jean-Joseph d'Albenas, né à Sommières en 1761 et mort en 1824, est un militaire et homme de lettres français. Engagé très jeune dans l’armée, il prend part à la guerre d'indépendance des États-Unis sous les ordres du marquis de La Fayette, au sein des forces françaises venues soutenir les insurgés américains contre la couronne britannique. À son retour en France, il mène une carrière dans l'administration impériale. Il est nommé conseiller de préfecture dans le département du Gard en 1803[8], sous le Consulat, puis confirmé sous le Premier Empire. Parallèlement à ses fonctions administratives, Jean-Joseph d'Albenas se distingue par une activité littéraire engagée. Il publie notamment en 1808 l’Essai historique et poétique de la gloire et des travaux de Napoléon Ier, depuis le 18 brumaire an VIII jusqu’à la paix de Tilsitt, dans lequel il célèbre les campagnes militaires et les réformes du Premier Empire. En 1814, sous la Première Restauration, il fait paraître la Dénonciation formelle des maisons de jeu, un pamphlet moral et politique condamnant les jeux d'argent et alertant sur leurs effets sociaux.Ces écrits témoignent de son attachement aux idéaux de grandeur impériale autant qu'à des préoccupations sociales et morales[réf. nécessaire].

Armoiries

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Les armes de la famille se blasonnent ainsi De gueules au demi-vol d'argent accompagné de 3 étoiles d'or, 2 en chef, 1 en pointe[1].

Postérité

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  • Rue d'Albenas (Nîmes)

Domaine et patrimoine

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La famille d'Albenas est propriétaire du domaine viticole de Château-Bas, acquis au XVIIe siècle, sur la commune d'Aumelas (Hérault)[9].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 Chaix d'Est-Ange 1903, p. 89.
  2. Chaix d'Est-Ange 1903, p. 90.
  3. 1 2 3 4 Donald Lindsay Galbreath, Armorial vaudois, vol. 2, t. 1 : A-H, Baugy-sur-Clarens, chez l'auteur, , 337 p. (lire en ligne), p. 3.
  4. Page « La table des familles », sur le site de l'Association d'entraide de la noblesse française (lire en ligne).
  5. Chaix d'Est-Ange 1903, p. 89-90.
  6. Louis-Gabriel Michaud, « Albenas (Jean Poldo d’) », Biographie universelle ancienne et moderne, vol. 1er, Michaud frères, , 1re éd. (lire en ligne), p. 393-394.
  7. Frédérique Lemerle, « Jean Poldo d’Albenas (1512- 1563), un antiquaire « studieux d’architecture » », Bulletin monumental, vol. 160, , p. 163-172 (lire en ligne).
  8. Pierre Larousse, « Albenas (Jean-Joseph) », Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, vol. 1er, , p. 174.
  9. « Notre Histoire - Château-Bas d'Aumelas », sur www.chateaubasaumelas.fr (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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