Daniel Atienza

coureur cycliste espagnol

Daniel Atienza Urendez, né le à Moudon en Suisse, est un ancien coureur cycliste espagnol.

Daniel Atienza
Daniel Atienza lors du Tour de Romandie 2010
Informations
Naissance
Nationalité
Spécialité
Équipes professionnelles
1997-1999Polti
2000Saeco
2001-2005Cofidis

Biographie

modifier

Daniel Atienza confie sur ce qui l'a amené à faire du cyclisme : « Le Tour de Romandie c’est ce qui m’a mis en selle. Comme je ne viens pas d’une famille cycliste, j’ai essayé un peu tous les sports qu’on peut pratiquer dans la région avant de commencer le vélo à Lucens. Le Tour de Romandie passait devant chez moi quand j’étais gamin et j’avais des souvenirs de Miguel Indurain qui était sur le Tour. Je me souviens être allé le voir et il m’avait lancé un bidon et une casquette. On ne se rend pas compte à quel point, quand on est enfant, ce genre de petits gestes peut avoir des répercussions. Cela m’avait fait envie d’être à la place de tous ces grands coureurs. J’en ai toujours rêvé »[1].

Lors de sa maturité au gymnase de Bugon à Lausanne, il s'entraîne à côté de ses études 15 heures par semaine et bénéficie à sa dernière année de gymnase du programme sport-études. Après son gymnase, il décide d'arrêter ses études à l'université de Lausanne pour se consacrer entièrement au cyclisme pour augmenter ses performances. En 1995, en accord avec ses parents qui sont prêt à le soutenir financièrement pour une durée de deux ans, il décide de partir en Espagne, de part ses origines et parce que la suisse à cette époque ne proposait surtout que des circuits sur piste et qu'en pur grimpeur, il avait besoin de longues ascensions. Il avait aussi envisagé de se rendre en Italie, lorsque deux équipes l'avaient approché lorsqu'il avait participé au Tour de Toscane. En Andalousie il débarque en juillet sans connaître personne mais connaît deux équipes qui sont de très aux niveaux pour les U23. L'une d'elle lui donne une licence et après deux mois de bons résultats chez les amateurs, il terminera meilleur espagnol dès sa première sélection aux aux championnats du monde de cyclisme sur route à Duitama, en Colombie et permet à Miguel Indurain de participer aux Jeux olympiques d'été de 1996 en terminant 43ème sur un quota de place de 50 où il restait le seul Ibérique encore en course[2],[3],[4].

Il commence sa carrière professionnelle en 1997 dans l'équipe Polti. Après une saison 2000 dans la formation Saeco, il rejoint en 2001 Cofidis. Il y reste cinq saisons. Il obtient régulièrement des places d'honneur sur les courses par étapes. À l'issue d'une bonne saison 2005, durant laquelle il se classe neuvième du Tour de Romandie, treizième du Tour de Suisse, quatorzième du Tour d'Italie et dix-septième du Tour d'Espagne, il n'est pas conservé par Cofidis et arrête sa carrière.

En 2018, le journal Le Temps l'interview lors de la sortie du documentaire Wonderful Losers: A Different World auquel il ne participe pas mais trouve des similitudes sur son passé de "gregario", terme italien et parfois français utilisé dans le documentaire pour désigner l'équipier, de coureur de l’ombre au service d’un leader, et il explique :« j’ai souvent endossé ce rôle, parce que j’étais dans des grosses formations, avec de grands leaders. Bien sûr, j’ai eu la chance de rouler pour moi quelques fois, mais cela s’est limité à 20 % de ma carrière ». Dans ce statut, il se considérait comme un employé au service d'une entreprise, et qu'en règle générale dans le milieu du cyclisme, cela a longtemps été un statut en disgrâce, mais que petit à petit, c’est un rôle qui a été reconsidéré, et il cite l'équipe cycliste britannique Sky qui s’est rendu compte qu’une victoire de son leader passe par le travail d’un bon gregario. Selon sa propre expérience, ils fournissent beaucoup plus d’efforts que leur leader, car ils vont notamment chercher les bidons pour les désaltérer encore et encore, accompagner leur chef jusqu’au plus près de l’arrivée, de l’aider dans les sommets en le ramenant au contact des autres favoris. Sur le plan physique, c’est comme s’ils faisaient deux heures de vélo de plus que les autres, alors qu’ils courent les mêmes étapes. Sur les contrats avec des équipes cyclistes, il indique : « Avant, tous les contrats étaient négociés par rapport aux points reçus. Alors, forcément, quand un coureur se sacrifiait toute l’année, il ne pouvait pas être bien classé et, au moment de renégocier son contrat, il n’était pas en position de force. Donc soit il était viré, soit son contrat était revu à la baisse »[5].

Depuis 2007, il est, avec Richard Chassot, le consultant cyclisme pour la Radio télévision suisse (RTS).

Le , Daniel Atienza termine le marathon de Zurich en 2 h 29 min 27 s. Il devient ainsi le premier ex-cycliste professionnel à mettre moins de 2 h 30 pour courir la distance mythique de 42,195 km du marathon[6]. Le , il termine douzième du marathon de Genève en 2 h 37 min 58 s.

Politique

modifier

Le 9 mars 2004, Daniel Atienza après avoir été élu avec le Parti radical-démocratique est assermenté au conseil communal de Moudon. Il est le premier étranger à siéger dans ce conseil communal après les modifications des droits politiques dans le canton de Vaud. À cette époque, il envisageait de demander sa naturalisation qu'après sa carrière professionnelle car cela nécessitait beaucoup de modifications[7],[8].

Vie privée

modifier

Daniel Atienza est père de deux enfants, dont un fils, Matéo, qui effectue aussi du cyclisme[9],[10]

Palmarès

modifier

Palmarès amateur

modifier
  • 1995
  • 1996
    • 7e étape du Circuito Montañés
    • Sion-Vercorin
    • 3e étape du Tour de Castille-et-León amateurs
    • 2e de Sierre-Loye
    • 2e du Tour de Castille-et-León amateurs

Palmarès professionnel

modifier

Résultats sur les grands tours

modifier

Tour de France

modifier

3 participations

Tour d'Italie

modifier

1 participation

Tour d'Espagne

modifier

7 participations

Classements mondiaux

modifier

Notes et références

modifier

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :