David Arakhamia
David[a] Heorhiïovytch Arakhamia (en ukrainien : Давид Георгійович Арахамія ; en géorgien : დავით გიორგის-ძე არახამია), aussi connu sous le pseudonyme de David Braun, est un entrepreneur et homme politique ukrainien d'origine géorgienne né le à Sotchi (RSFS de Russie). Membre du parti Serviteur du peuple, il est élu député à la Rada lors des élections législatives de 2019. Au Parlement, il devient le chef du groupe parlementaire de Serviteur du peuple.
| David Arakhamia | |
David Arakhamia en 2020. | |
| Fonctions | |
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| Chef du groupe Serviteur du peuple à la Rada | |
| En fonction depuis le (7 ans et 11 jours) |
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| Président | Volodymyr Zelensky |
| Premier ministre | Oleksiy Hontcharouk Denys Chmyhal Ioulia Svyrydenko Serhiï Koretsky |
| Législature | IXe |
| Prédécesseur | Fonction créée |
| Député ukrainien | |
| En fonction depuis le (7 ans et 11 jours) |
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| Élection | 21 juillet 2019 |
| Circonscription | 4e sur la liste de Serviteur du peuple |
| Législature | IXe |
| Biographie | |
| Nom de naissance | David Arakhamia |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Sotchi (RSFS de Russie, URSS) |
| Nationalité | Géorgienne Ukrainienne |
| Parti politique | Serviteur du peuple |
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Biographie
modifierJeunesse et débuts
modifierDavid Heorhiïovytch Arakhamia naît le à Sotchi puis grandit à Gagra, en RSS de Géorgie. En 1992, lorsque la guerre d'Abkhazie, des milliers de Géorgiens fuient le conflit ou sont expulsés. David Arakhamia et sa famille se réfugient à Mykolaïv, en Ukraine[1],[2].
Il fait ses études à l'Université européenne de Kyiv où il obtient un master en économie. Il est ensuite diplômé d'un master en management professionnel de l'Open University britannique. Il dirige ensuite plusieurs entreprises dans le secteur des nouvelles technologies, dont la branche ukrainienne de l'entreprise américaine TemplateMonster[2], ainsi que Weblium en 2016[3]. Il se fait également connaître sous le surnom de David Braun[2].
En mars 2014, après l'éclatement de la guerre du Donbass, il lance une collecte de fonds en ligne pour la 79e brigade d'assaut aérien, qui devient People's Project, une initiative d'aide aux soldats ukrainiens combattant dans l'est du pays[3],[1].
Carrière politique
modifierEn août 2014, David Arakhamia est nommé conseiller auprès du gouverneur de l'oblast de Mykolaïv. En octobre de la même année, il devient conseiller du ministère de la Défense et président du Conseil des volontaires au sein du ministère. Le mois suivant, il cofonde l'Association des volontaires du peuple d'Ukraine[1]
Il obtient la nationalité ukrainienne en 2015, puis adhère au parti Serviteur du peuple, fondé par Volodymyr Zelensky en 2016 sur le modèle de sa série télévisée du même nom. En 2019, après la victoire de Zelensky à l'élection présidentielle, David Arakhamia est candidat en 4e position sur la liste du parti pour les élections législatives. Le parti remporte la majorité absolue et David Arakhamia devient député du peuple ukrainien à la Verkhovna Rada[1]. Le , il est élu chef du groupe parlementaire Serviteur du peuple à la Rada[2].
La même année, David Arakhamia figure à la sixième place du classement des personnalités les plus influentes d'Ukraine établi par le magazine Focus. Celui-ci met notamment en avant ses capacités à négocier avec les différents groupes politiques pour faire avancer des textes à la Rada[4].
Invasion de l'Ukraine par la Russie
modifierAu lendemain du lancement par la Russie de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, David Arakhamia fait partie de la petite équipe de hauts responsables de l'État ukrainien (avec Mykhaïlo Podoliak, Denys Chmyhal, Andriy Yermak) rassemblés autour de Volodymyr Zelensky dans une vidéo indiquant qu'ils restent à Kyiv et continuent le combat pour défendre la capitale et le pays. La vidéo fait le tour du monde et devient un symbole de la résistance ukrainienne[5]. Trois jours plus tard, il fait partie de l'équipe de négociateurs ukrainiens envoyés à Pripyat, à la frontière avec la Biélorussie, pour échanger avec les émissaires russes sur un potentiel cessez-le-feu[6].
Par la suite, David Arakhamia donne régulièrement des informations sur l'état des lieux des négociations, indiquant le qu'un accord est proche mais bute encore sur la question des garanties de sécurité[7]. L'Ukraine aurait accepté de renoncer à une entrée dans l'OTAN, à condition de se voir fournir des garanties de sécurité par les pays occidentaux. Il indique que ceux-ci ne sont pas d'accord sur la nature et la mise en place de ces garanties. Selon lui, la Russie a verbalement accepté toutes les positions ukrainiennes, sauf au sujet de la Crimée[8].
En février 2023, après des perquisitions lancées par les institutions anticorruption contre plusieurs personnalités (dont Ihor Kolomoïsky et Arsen Avakov), David Arakhamia prend des positions fermes contre la corruption affirmant que « Le pays va changer avec la guerre et si quelqu’un n’est pas prêt au changement, l’État viendra le faire changer »[9].
Des enquêtes visent en août 2026 la numéro 2 du Bureau du président de l'Ukraine et plusieurs autres personnalités politiques et économiques. Elles portent sur le blanchiment d'environ 3 millions d'euros destinés à payer la caution de plusieurs personnes impliquées dans les affaires de corruption du secteur de l'énergie. Un certain « David » occupant des fonctions à la Rada d'Ukraine est évoqué dans des enregistrements comme pouvant offrir une « protection politique » à la banque impliquée ; il pourrait s'agir de David Arakhamia[10].
Prises de positions et controverses
modifierEn 2021, il affirme que le parti Serviteur du peuple a « des principes communs » avec le Parti communiste chinois et met l'accent sur les relations entre la Chine et l'Ukraine. Il dit avoir été marqué par le livre de Xi Jinping sur l'administration publique et vouloir le faire traduire en ukrainien. Ses déclarations font réagir en Ukraine, notamment en raison des violations des droits fondamentaux et de la politique répressive menée par l'État chinois contre les Ouïghours[11].
David Arakhamia annonce en février 2020 la possibilité de rouvrir le canal de Crimée du Nord, qui approvisionnait en eau potable la Crimée avant son annexion par la Russie en 2014, en échange d'un retrait russe des républiques séparatistes du Donbass[12]. L'idée est violemment critiquée par l'Assemblée des Tatars de Crimée et par plusieurs figures politiques, qui considèrent cela comme une « reddition », et finalement abandonnée[13].
En juin 2020, pensant que son micro est coupé, Arakhamia discute avec son collègue Oleksandr Kornienko en employant des propos sexistes, prétendument au sujet de la députée Iryna Allakhverdieva. Kornienko s'excuse par la suite, expliquant que les membres du partis utilisent parfois un langage « obscène » et peu approprié en privé. Il ajoute que les propos ne visaient pas Allakhverdieva mais Tatiana Dombrovska, potentielle candidate du parti pour la mairie de Mykolaïv[14].
Vie privée
modifierIl est le père de six enfants, issus de deux mariages différents[1].
Récompenses et distinctions
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Le prénom s'orthographie aussi Davyd (en ukrainien) ou Davit (en géorgien).
Références
modifier- 1 2 3 4 5 (ru) « Арахамия Давид », sur LIGA.net (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « David Arakhamia to Chair Servant of the People faction in Ukraine’s RADA », sur 1TV, (consulté le )
- 1 2 (en) « Ukraine could at least triple investment flow into country – secretary of National Investment Council Arakhamia », sur Interfax-Ukraine, (consulté le )
- ↑ (uk) « #6 Давид Арахамия в рейтинге «Зеленский vs Ахметов. 100 самых влиятельных украинцев по версии журнала Фокус» », sur ФОКУС, (consulté le )
- ↑ (en) Valerie Hopkins, « In Video, a Defiant Zelensky Says, ‘We Are Here’ », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (uk) « Арахамія повідомив про позиції України на переговорах із Росією », Радіо Свобода, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Max Seddon, Roman Olearchyk et Henry Foy, « Russia no longer requesting Ukraine be 'denazified' as part of ceasefire talks », Financial Times, (consulté le )
- ↑ (en) Nataliya Vasilyeva, « Russia has agreed to almost all of our peace proposals, says Ukrainian negotiator », The Telegraph, (consulté le )
- ↑ « L’Ukraine mène une série de perquisitions anticorruption à l’encontre d’administrations et de personnalités », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « En Ukraine, des enquêtes anticorruption visent le premier cercle de Volodymyr Zelensky », sur euronews, (consulté le )
- ↑ (uk) « Арахамія заявив, що «Слуга народу» має спільні принципи з Комуністичною партією Китаю », sur bykvu.com, (consulté le )
- ↑ (uk) « Арахамія розповів про можливий компроміс з Росією по Донбасу 11.02.20 Прямий », sur prm.ua, (consulté le )
- ↑ (uk) « Арахамія згоден пустити воду в Крим в обмін на поступки щодо Донбасу (відео) », LB.ua, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (uk) Оксана Думська, « «Корабельна сосна» і ще 4 сексистські скандали нової влади », Радіо Свобода, (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative à l'audiovisuel :