David Sagno

criminel multirécidiviste français

David Sagno, né le à Dugny[1], est un criminel multirécidiviste français surnommé le « Tueur du Pont de Neuilly » ou l'« Assassin du Pont de Neuilly », lieu où il a tué deux femmes à quelques mois d'intervalle.

David Sagno
Tueur
Image illustrative de l’article David Sagno
Information
Nom de naissance David Sagno
Naissance (51 ans)
Dugny (Seine-Saint-Denis)
Nationalité Français
Surnom L'assassin du Pont de Neuilly
Le tueur du Pont de Neuilly
Condamnation
Sentence 30 ans de réclusion criminelle assortis d'une période de sûreté de 20 ans
Actions criminelles assassinats, viols, violences volontaires, dégradation du bien d'autrui, vol
Victimes 2
Période -
Pays Drapeau de la France France
Régions Île-de-France
Ville Neuilly-sur-Seine
Arrestation

L'assassinat de Marie-Agnès Bedot, le , sur le pont de Neuilly, conduit à l'arrestation de Marc Machin, âgé de 19 ans au moment des faits. Décrit comme un « coupable idéal », Machin est condamné à 18 ans de réclusion criminelle en 2004 et 2005.

Sagno a également tué, le , une autre femme sur le pont de Neuilly, Maria-Judite Araujo, alors que Marc Machin était en détention provisoire. Cet assassinat ne sera élucidé que six années après les faits.

Sagno se dénonce le , afin de soulager sa conscience et disculpe Marc Machin, qui est libéré le , puis acquitté le .

Placé en détention provisoire en , David Sagno est condamné, le , à 30 ans de réclusion criminelle assortis d'une période de sûreté de 20 ans.

Il sera libérable à partir de 2028.

Biographie

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Jeunesse

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D'origine guinéenne, David Sagno naît le à Dugny, dans une famille de neuf enfants. Né de manière prématurée, il est décrit comme étant un "enfant timide", et est souvent considéré comme « attardé »[1],[2].

Durant son enfance, Sagno assiste à des scènes de violence conjugale, voit sa mère battue par son père et ne trouve pas sa place à l'école. Après la séparation de ses parents, la mère de Sagno et ses enfants s’installent à Gonesse, dans le Val-d'Oise, où ils restent plusieurs années[1],[2].

En 1989, la famille déménage de nouveau pour s'établir à Gisancourt, un hameau de Guerny, dans le département de l’Eure. Timide et incapable de s'imposer, Sagno est humilié par ses camarades d’école et les membres de sa famille. Il finit par s'isoler et s’enfermer psychologiquement dans un monde imaginaire[1],[2].

En 1991, à l'âge de 16 ans, Sagno devient alcoolique. Il sombre rapidement dans la marginalité et devient sans domicile fixe. Son arrivée à l'âge adulte et dans la vie professionnelle est difficile ; il perd tous ses emplois, en raison de son alcoolisme. Malgré ses déboires et échecs, ses frères et sœurs le soutiennent et lui tendent la main, lors d'épisodes éprouvants[1],[2].

En 1995, à 20 ans, Sagno effectue son service militaire dans la Marine Nationale, dans le Finistère[3],[4].

Premiers faits d'agressions

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Le , à la veille de ses 21 ans, Sagno bénéficie d'une permission. Il poignarde une femme de 44 ans, à un arrêt de bus de Brest, à l'aide d'un couteau. La victime parvient miraculeusement à s'échapper, sans blessures graves. Sagno prend également la fuite, tandis que sa victime porte plainte au commissariat pour tentative de meurtre, en estimant que son agresseur a tenté de la tuer. Sagno passe la nuit à la rue en s'alcoolisant.

Il se rend au commissariat, le , afin de se dénoncer pour l'agression au couteau commise la veille. Durant sa garde à vue, Sagno affirme qu'il n'avait aucune intention de tuer sa victime. Il fait part de son addiction à l'alcool et déclare avoir voulu se protéger des représailles de sa victime lors de l'agression. Sagno est mis en examen pour violence avec arme, puis placé en détention provisoire. Il comparaît en 1996, devant le Tribunal correctionnel, et écope de deux ans de prison ferme pour ces faits[1],[4],[5].

À sa sortie de prison, en 1996, Sagno quitte le Finistère pour errer dans les rues de Neuilly-sur-Seine et fréquenter le quartier d’affaires de La Défense. ll est arrêté, en janvier 1997, pour un vol de sac à main et incarcéré quelques mois. En 2000, Sagno commet plusieurs agressions lors de bagarres et des dégradations de véhicule, à Paris, pour lesquelles il est condamné. Sagno ne supporte pas d'être un sans domicile fixe, ni d'avoir une vie d'errance entrecoupée de séjour chez ses frères et sœurs. Incapable de nouer une véritable relation sentimentale avec des femmes, il fréquente des prostituées. Après plusieurs errances dans la capitale, au cours lesquelles il dort dans des parkings, Sagno finit par trouver refuge dans un foyer d’hébergement[1],[2],[4],[5],[6].

Le , Sagno s’en prend à des agents de la RATP. Il est emmené au commissariat pour y être placé en garde à vue, mais est finalement relâché, son état alcoolisé ayant altéré son discernement. Sagno est hébergé dans un foyer de Neuilly, les 29 et , où il parvient à dérober un couteau à pain. Une fois mis à la porte, il passe la nuit à dormir dans les sous-sols de La Défense[1],[2].

Meurtres du Pont de Neuilly

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Le , Sagno se réveille avec l'intention de tuer quelqu'un. Il prend avec lui le couteau à pain qu'il a volé la veille puis se rend sur le Pont de Neuilly. Vers 7h30 du matin, Sagno aperçoit une femme de 45 ans, Marie-Agnès Bedot, puis se jette sur elle. Il la poignarde à l'aide de son couteau par deux fois dans le haut du thorax. Constatant que sa victime, qui s'est mise à tousser, est toujours en vie, Sagno décide de l'achever. Ensuite, il la viole puis prend la fuite en lui volant un CD de Johnny Rivers ainsi que quelques économies. Il jette par la suite le couteau dans une poubelle de la ville. Le corps sans vie de Marie-Agnès Bedot est retrouvé le matin même, sur le Pont de Neuilly, vers 10 heures du matin. Le lendemain, une infirmière, qui était passée sur les lieux du crime vers 7h35, affirme avoir vu « un jeune homme de type européen, les cheveux courts en arrière noirs ou bruns, portant notamment un blouson de cuir marron clair type aviateur avec un col en fourrure beige » d'après le signalement qu'elle donne aux policiers. Selon ses propos, ce dernier lui aurait proposé de lui « sucer la chatte ».

La diffusion de son témoignage dans tous les commissariats de la région parisienne donne vite des résultats : un policier de Suresnes se rappelle une phrase similaire prononcée dans une affaire d'agression sexuelle commise dans le hall d'un immeuble en par un jeune homme nommé Marc Machin, qui a « déjà un casier judiciaire chargé : vols en réunion, violences, dégradation de bien public et deux agressions sexuelles » et qui « mène une vie dissolue, sans horaires fixes comme ses deux copains, embrumée par l'alcool et le cannabis ».

Les policiers se rendent au domicile de Marc Machin, le , et y découvrent un blouson de cuir marron avec un col doublé de fourrure synthétique. Marc Machin est arrêté et conduit au 36 quai des Orfèvres afin de subir un interrogatoire sur le meurtre de Marie-Agnès Bedot[1]. Placé en garde à vue, Machin affirme avoir deux témoins qui peuvent lui fournir un alibi pour la nuit du crime, mais ses deux amis, marginaux comme lui, se montrent incapables de confirmer ses dires. De plus l'infirmière l'identifie de « façon quasi-formelle » alors qu'il pose seul et revêtu du fameux blouson, derrière une vitre sans tain. Machin se retrouve face à Jean-Claude Mulès, un policier très réputé, expert des aveux. Afin d'obtenir des aveux du gardé à vue, Mulès parle avec Machin de son enfance. Devinant que Machin a été victime d’abus sexuels, Mulès lui promet une détention de 5 ans de prison et Marc Machin passe aux aveux, bien qu'il soit incapable de décrire correctement le meurtre. Machin renouvelle ses aveux, face au juge d’instruction, afin d'arrêter l'interrogatoire. Il déclarera par la suite qu'il a dit au policier ce que celui-ci voulait entendre. Une fois placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Nanterre, Marc Machin se reprend et affirme être innocent, en expliquant au juge d'instruction comment s'est déroulée sa garde à vue et les pressions exercées sur lui.

En février 2002, toujours sans domicile fixe, Sagno poursuit sa vie d'errance. Il commet plusieurs faits de dégradations, pour lesquels il est arrêté. Mis en examen pour dégradation du bien d'autrui, il est condamné à trois mois de prison avec sursis et ressort libre. Il est alors loin de se douter que Marc Machin vient d'être placé en détention à sa place[5].

Sagno se réveille, le , en ayant de nouveau l'obsession de tuer quelqu'un. Il se rend sur le Pont de Neuilly et aborde une femme, Maria-Judite Araujo, âgée de 48 ans. Sagno se jette sur elle, après avoir vu son parapluie noir, puis la frappe la tête à l'aide d'un tesson de bouteille. Ensuite, Sagno la viole puis quitte les lieux, alors que Mme Araujo agonise avant de mourir quelques secondes plus tard. Le corps sans vie de Maria-Judite Araujo est découvert le jour même, tout comme le corps de Mme Bedot quelques mois plus tôt. Bien que les similitudes entre les meurtres de Marie-Agnès Bedot et Maria-Judite Araujo soient troublantes, le juge d'instruction refuse de joindre les deux dossiers, du fait que l'arme du crime ne soit pas la même dans les deux affaires. En plus de cela, le premier meurtre a déjà un auteur présumé , Marc Machin, qui est en prison lors du second meurtre. Les vêtements de Marie-Agnès Bedot (la première victime) sont cependant examinés, en vue d'une expertise ADN[1].

En juillet 2002, les résultats du test ADN démontrent que l'ADN retrouvé n'est pas celui de Marc Machin, sur les lieux du crime et le corps de Marie-Agnès Bedot. Cependant, le témoignage de l'infirmière, sept mois plus tôt, ne joue pas en sa faveur. De plus, le fait que Machin soit connu en tant que délinquant sexuel renforce son image de « coupable idéal ». Marc Machin reste donc en prison. En revanche, les scellés du meurtre de Maria-Judite Araujo demeurent inexploités, malgré les demandes répétées des proches de Marc Machin, qui croient en son innocence[1]. Malgré cette part de doutes, Machin est condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Marie-Agnès Bedot. Sa peine est confirmée en appel : 18 ans de réclusion criminelle, alourdis d'une période de sûreté de 12 ans. Marc Machin forme ensuite un pourvoi en cassation, mais ce dernier est rejeté[1],[7].

Agressions et faits postérieurs aux meurtres de Neuilly

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En octobre 2002, Sagno aborde une femme de 47 ans dans un parking de Neuilly-sur-Seine. Il se jette sur elle puis se livre à des attouchements. Laissée vivante, la victime porte plainte et permet d'arrêter David Sagno. Placé en garde à vue, Sagno reconnaît avoir commis une agression sexuelle sur sa victime. Il est mis en examen pour agression sexuelle, puis placé détention provisoire. Son ADN est prélevé puis enregistré au Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Le prélèvement ADN de Sagno ne permet toutefois aucune incrimination contre lui vis-à-vis de ses meurtres du Pont de Neuilly, du fait que le premier ait un « coupable idéal » et que le second soit inexploité. Sagno comparaît en décembre 2002, devant le Tribunal correctionnel, pour agression sexuelle, et est condamné à treize mois de prison ferme[1],[2],[5].

Sagno est libéré en 2003, après quelques mois de détention, et est hébergé par l'une de ses sœurs. Il souhaite alors abandonner sa vie criminelle et se ranger des faits d'armes. La cohabitation se passe bien, mais donne un vent de mal-aise à la sœur de Sagno, qui le décrit tel un « zombie ». Effrayée par les « comportements fantômes » de son frère, elle finit par le mettre à la porte, sans pour autant cesser de le soutenir. Sagno retrouve un travail fixe, mais finit par être licencié, du fait de son alcoolisme. Il reprend alors son errance, dans les quartiers de La Défense[8].

En 2005, Sagno se rend chez une prostituée de 62 ans, dans le but de faveurs sexuelles. Il refuse de payer sa prestation et tente de l'étrangler, mais lâche prise. La victime porte plainte et dénonce Sagno, qu'elle connaît pour être un client régulier. Sagno est arrêté et reconnaît les faits. Il affirme ne pas avoir pu payer la prostituée, du fait de contraintes financières, et reconnaît que cette contrainte lui a rappelée son échec auprès des femmes. Il est mis en examen pour « violences volontaires en récidive » puis placé en détention provisoire, à la Maison d'arrêt de Nanterre. Fait surprenant, il est incarcéré pendant trois mois dans la même prison que Marc Machin, avant que celui-ci ne soit transféré à la Prison de Rouen. Sagno comparaît, en 2006, devant le Tribunal correctionnel, pour « violences volontaires en récidive », et est condamné à 3 ans de prison ferme. Durant sa détention, il est soigné par des experts psychiatres car des délires paranoïaques lui sont diagnostiqués, susceptibles d'altérer son discernement[5],[9].

Sagno ressort de prison en 2007, après deux ans de détention. Son état mental s'est considérablement détérioré, au point d'être en proie à de fortes crises de démence. En novembre 2007, il brise volontairement la vitrine d’un supermarché du quartier de La Défense. Lors du casse, Sagno est reconnu et arrêté pour ces faits. Il reconnaît les faits de dégradation et se dit soulagé à l'idée d'être de nouveau logé, en détention, pour éviter le froid des périodes hivernales. Sagno est mis en examen pour dégradation du bien d'autrui en récidive, puis placé en détention provisoire, à la Prison de Nanterre. Il sera condamné à cinq mois de prison ferme. Pendant son incarcération, Sagno assiste à une Messe, , dont le serment le marque profondément ; celle-ci éveille sa conscience sur le fait qu'il demeure impuni des deux assassinats qu'il a commis[2],[9].

Sagno est libéré le , après avoir purgé trois mois de détention. Sagno est libre, mais redevient un sans domicile fixe, du fait que sa sœur a refusé de lui pardonner son dernier crime. Sagno a également conscience d'être capable de tuer à nouveau. Il hésite puis décide finalement de se dénoncer dix jours après sa libération[2],[5].

Auto-dénonciation et mises en examen

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Dans la nuit du 3 au , David Sagno, alors âgé de 33 ans, entre dans le commissariat de La Défense et vient se constituer prisonnier en s'accusant des deux meurtres pour soulager sa conscience. Il fait des aveux circonstanciés en donnant des détails précis aux policiers qui l'entendent, même si certains éléments de ses déclarations et son comportement froid et détaché par rapport à l'horreur de son récit questionnent un peu les enquêteurs sur son discernement et son état de santé mentale. Ils se demandent si Sagno n'a pas pu entendre tous les détails qu'il donne des meurtres par l'intermédiaire de la presse, ou s'il n'a pas pu parler avec Machin étant donné que les deux hommes ont fréquenté le même établissement pénitentiaire[1].

David Sagno est mis en examen, le , pour l'assassinat et le viol de Maria-Judite Araujo. Il est placé en détention provisoire. La procédure continue toutefois car Sagno s'accuse également l'auteur du meurtre de Marie-Agnès Bedot, alors que Marc Machin purge déjà une peine de 18 ans de réclusion criminelle pour ces faits. L'ADN de David Sagno est alors comparé à celui prélevé sur Maria-Judite Araujo et Marie-Agnès Bedot : il correspond[1].

Sagno et Machin sont extraits de leur prison, le , dans le cadre d'une confrontation entre les deux détenus. Nerveux, Sagno manifeste quelques hésitations et admet ne pas connaître Machin. Sagno déclare avoir commis ses crimes seul en allant même jusqu'à demander pardon à Marc Machin de l'avoir laissé se faire condamner à sa place. Au terme de cette confrontation, Sagno regagne sa cellule de prison en détention provisoire. Le , Sagno est mis en examen pour l'assassinat et le viol de Marie-Agnès Bedot, ainsi que pour le vol de ses effects personnels ; ceux-ci n'ont jamais été retrouvés[1].

Le , Marc Machin est libéré de prison, après près de 7 ans de détention à tort. De son côté, Sagno est examiné par des experts psychiatres, pendant sa détention. Bien que ceux-ci discernent une forte dégradation de son état, en 2008 et 2009, ceux-ci concluent que Sagno représentait une simple altération de son discernement, en 2001 et 2002, lors de la commission des deux assassinats. Sagno est accessible à une sanction pénale[6].

La condamnation de Marc Machin est annulée par la Cour de révision, le . Sagno est renvoyé, en , devant la Cour d'assises des Hauts-de-Seine, pour assassinats, viols et vol[9],[10].

Procès et condamnation

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David Sagno comparaît le , devant la Cour d'assises des Hauts-de-Seine, pour les assassinats accompagnés de viol commis à l'encontre de Marie-Agnès Bedot et de Maria-Judite Araujo. Sagno est désormais âgé de 37 ans et encourt la prison à perpétuité et jusqu'à une période de sûreté maximale de 22 ans[1].

Lors du procès de Sagno, Marc Machin est présent et témoigne de son innocence afin que cette dernière lui soit « enfin » reconnue. Machin est toutefois heureux que Sagno ait fini par se dénoncer afin de « soulager sa conscience » ; ce qui a permis sa libération. L'avocat de Sagno, Me Bérenger Tourné, plaide la « démence » de son client, espérant ainsi obtenir une peine moins sévère que la perpétuité, tout en insistant sur le fait que le procès n'est pas seulement celui de Sagno, mais également celui d'une « réparation » pour Marc Machin. Me Tourné déclare également que, en condamnant David Sagno, la Cour reconnaîtra l'innocence de Machin, quelle que soit la peine[11].

Le , David Sagno est reconnu coupable des deux assassinats de Marie-Agnès Bedot et de Maria-Judith Araujo. Sagno bénéficie toutefois de circonstances atténuantes et est condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté de 20 ans[12].

Vie en prison

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En prison, David Sagno suit un traitement médicamenteux pour soigner les troubles psychiatriques qui lui sont diagnostiqués[6].

Stabilisé et contenu entre les murs de la prison, Sagno est un détenu exemplaire. Lecteur assidu d'Agatha Christie ou de Stephen King, il écrit lui-même des nouvelles policières et de science-fiction[6].

En août 2024, le Pôle des crimes sériels ou non élucidés s'intéresse à Sagno, dans le but de déterminer s'il n'a pas commis d'autres crimes, durant ses années d'errance[2].

Acquittement de Marc Machin et impact sur sa vie adulte

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Le , Marc Machin est acquitté devant la Cour d'assises de Paris.

La cour d'appel examine le sa demande de dommages de 2 millions d'euros faite à l’État pour les 2 126 jours passés derrière les barreaux. Il obtient, ainsi, 663 320 € d'indemnisation (312 euros par jour passé en détention), l'une des plus fortes sommes jamais octroyée pour une erreur judiciaire[13].

Machin dilapidera cet argent en quelques années et se retrouvera en prison à plusieurs reprises, dont l'une pour « viol sous la menace d'une arme »[14].

Documentaires télévisés

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  • « Marc Machin, les meurtres du pont de Neuilly » le dans Faites entrer l'accusé présenté par Frédérique Lantieri sur France 2.
  • « Psychose sur le pont de Neuilly » (premier reportage) dans « ... en Ile-de-France » le 14, 21 et , 3, 10 et dans Crimes sur NRJ 12.
  • « Affaire Marc Machin : les meurtres du pont de Neuilly » (premier reportage) le 15, 22 et , et et dans Chroniques criminelles sur NT1.
  • « Spéciale erreurs judiciaires » (premier reportage) dans l'émission Présumé Innocent sur D8

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 Faites entrer l'accusé, « Marc Machin, les meurtres du pont de Neuilly », sur Fela 5v pl, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Valérie Mahaut, « David Sagno, le tueur du pont de Neuilly, dans le viseur du pôle cold case de Nanterre », Le Parisien, (lire en ligne)
  3. Le 21 février 2012 à 07h00, « La lente dérive criminelle de David Sagno », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  4. 1 2 3 Le JDD, « "Rituels mythiques" sur le pont de Neuilly », sur lejdd.fr (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 6 Le JDD, « Pont de Neuilly: Le mystère s'épaissit », sur lejdd.fr (consulté le )
  6. 1 2 3 4 « La vie d'errance de David Sagno, le double meurtrier présumé du Pont de Neuilly », sur Challenges, (consulté le )
  7. « Marc Machin : retour sur une erreur judiciaire en sept étapes », sur Franceinfo, (consulté le )
  8. Le 21 février 2012 à 07h00, « La lente dérive criminelle de David Sagno », sur leparisien.fr, (consulté le )
  9. 1 2 3 Le JDD, « "Rituels mythiques" sur le pont de Neuilly », sur lejdd.fr (consulté le )
  10. « Arrêt n° 1437 du 13 avril 2010 (09-84.531) - Cour de cassation - Chambre criminelle - Cour de révision | Cour de cassation », sur www.courdecassation.fr (consulté le )
  11. « Meurtres du pont de Neuilly : David Sagno condamné à trente ans de réclusion », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  12. « Marc Machin acquitté à l'issue de son procès en révision », Franceinfo, (lire en ligne, consulté le )
  13. « Marc Machin, victime d'une erreur judiciaire, obtient 663 320 euros », sur Le Monde.fr (consulté le )
  14. Valérie Mahaut, « Affaire Marc Machin : «Il n’a pas mûri», estime son avocat », sur leparisien.fr, (consulté le )

Liens externes

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