David Warrilow

acteur britannique

David Warrilow, né le à Stone et mort le à Paris, est un acteur anglais d'origine irlandaise, actif au théâtre et au cinéma aux États-Unis et en France. Il est considéré comme un des meilleurs interprètes de l'œuvre de Samuel Beckett, qu'il ajoué en anglais comme en français. Il a également travaillé avec Bob Wilson, Richard Foreman, et Peter Sellars.

David Warrilow
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Biographie

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David Warrilow est le fils d'un cordonnier de Stone, une petite ville du Staffordshire au Royaume-Uni. Il suit ses études supérieures à l'Université de Reading au Royaume-Uni, où il a parmi ses professeurs James Knowlson, biographe de Beckett ; il commence à jouer dans des pièces de théâtre montées à l'université[1].

Il s'installe à Paris en 1967, enseigne l'anglais[2], travaille pour la revue Réalités[3], puis s'oriente vers le théâtre. En 1970, il est l'un des fondateurs, avec les metteurs en scène JoAnne Akalaitis et Lee Breuer (en), le compositeur Philip Glass et l'actrice Ruth Maleczech, de la compagnie américaine de théâtre d'avant-garde, Mabou Mines.

Trois ans après, il joue dans une adaptation théâtrale du Dépeupleur de Beckett, mise en scène par Lee Breuer.

À la demande de Warrilow, le dramaturge irlandais écrit le « dramaticule » Solo pour lui en 1979, impressionné par le bilinguisme de l'acteur. « En , écrit James Knowlson, l'acteur David Warrilow qui a remporté un triomphe dans l'adaptation new-yorkaise du Dépeupleur confie à Beckett son désir de jouer dans une pièce en solo qui serait écrite pour lui. Par retour de courrier, l'écrivain lui demande s'il peut lui préciser ce à quoi il pense. Warrilow répond : « Je voyais, l'image d'une homme debout sur une scène, éclairé par en haut. Il se tient dans une sorte de cône de lumière. On ne distingue pas son visage et il parle de la mort ». La lettre que lui envoie alors Beckett commence par ces mots : Ma naissance fut ma perte[4].

En 1984, avec Samuel Beckett et le cinéaste Damian Pettigrew, David Warrilow initie sous le titre Take 2 le projet d’une nouvelle version de Film, le film expérimental écrit par Beckett et réalisé par Alan Schneider en 1965, mais la mort du dramaturge en 1989 laisse ce projet inachevé[N 1].Considéré comme l'un des meilleurs interprètes de l'œuvre de Samuel Beckett, il joue dans plusieurs pièces du dramaturge[6].

À partir de 1966, David Warrilow joue au théâtre en France sur les scènes parisiennes ; de 1986 à 1995, il travaille notamment sous la direction du metteur en scène Joël Jouanneau, interprétant les textes de Samuel Beckett, Thomas Bernhard, Joseph Conrad, Robert Pinget, et Robert Walser. Il incarne en 1991 le rôle de Garland Stanford dans le film, Barton Fink réalisé par Joel Cohen.

Il meurt à Paris des suites du sida le [7],[3],[2],[8].

Théâtre

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En France
  • 1994 : La Dernière Bande de Samuel Beckett, mise en scène Joël Jouanneau, Théâtre de l'Athénée-Louis-Jouvet

Filmographie sélective

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Distinctions

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Notes et références

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  1. La correspondance de Pettigrew avec le dramaturge irlandais et David Warrilow autour de ce projet est archivée à l'Université Emory à Atlanta[5].

Références

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  1. Jim Knowlson 2016.
  2. 1 2 Hervé Gauville, « David Warrilow, fin de solo. L'acteur-fétiche de Samuel Beckett est mort jeudi à 61 ans », Libération, (lire en ligne).
  3. 1 2 (en) Mel Gussow, « David Warrilow, 60, an Actor Who Interpreted Beckett, Dies », The New York Times, , B6 (lire en ligne).
  4. James Knowlson, Beckett, Actes Sud, 1999, p. 816.
  5. (en) « The letters of Samuel Beckett », sur Université Emory.
  6. C. J. Ackerley et Stan Gontarski, The Grove Companion to Samuel Beckett, New York, Grove Press, 2006, p. 627.
  7. Colette Godard, « David Warrilow », Le Monde, (lire en ligne).
  8. Relevé des fichiers de l'Insee.
  9. Colette Godard, « Les Mabou Mines », Le Monde, (lire en ligne).
  10. Bernard Dort, « L'archipel et le continent », Le Monde, (lire en ligne).
  11. Colette Godard, « Beckett et David Warrilow au Festival d'automne. Welcome to Godot », Le Monde, (lire en ligne).
  12. Colette Godard, « Dis Joe, Piece of monologue au Centre Pompidou. La lumière de Beckett », Le Monde, (lire en ligne).
  13. Colette Godard, « Beckett, par David Warrilow, à Saint-Denis. Le sourire et le néant », Le Monde, (lire en ligne).
  14. Colette Godard, « Marat-Sade à Bobigny. Requiem pour une utopie », Le Monde, (lire en ligne).
  15. « David Warrilow : l'au-delà de la raison », Le Monde, (lire en ligne).
  16. « Minetti, de Thomas Bernhard, à Bobigny. Trois personnages en quête de masques », Le Monde, (lire en ligne).
  17. « Dans une neige d'un bleu éternel Joël Jouanneau met en scène Les Enfants Tanner de Robert Walser : du théâtre pur », Le Monde, (lire en ligne).
  18. « Tendre détresse. En attendant Godot, par Joël Jouanneau : Beckett redécouvert », Le Monde, (lire en ligne).
  19. Annie Coppermann, « Le skinhead et le philosophe », Les Échos, (lire en ligne)
  20. « Rentrée des artistes. Partir pour un grand voyage. David Warrilow et Joël Jouanneau continuent leur parcours amical et sensible. Au cœur des ténèbres et Le Marin perdu en mer au Théâtre de l'Athénée », Le Monde, (lire en ligne).
  21. « Théâtre. une croisière sans charme. David Warrilow réussit son monologue mais Joël Jouanneau rate son but. Au cœur des ténèbres et Le Marin perdu en mer », Le Monde, (lire en ligne).
  22. Mathilde La Bardonnie, « Warrilow en Compagnie de Beckett », Libération, (lire en ligne).
  23. Olivier Schmitt, « David Warrilow, Beckett et Compagnie », Le Monde, (lire en ligne).
  24. « Milan noir, de Ronald Chammah. Le miroir à trois faces », Le Monde, (lire en ligne).
  25. Gérard Lefort, « Un portrait burlesque du géant de Königsberg, interprété par David Warrilow. Quand folie rime avec philosophie. Le Kant à soi de Philippe Colin », Libération, (lire en ligne).

Bibliographie

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  • Brunella Eruli, « Warrilow David », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 1434.
  • Joël Jouanneau (dir.), Warrilow Solos, Arles, Actes Sud, 2006, 106 p. (ISBN 2-7427-0854-5).
  • (en) Jim Knowlson, « David Warrilow », The Beckett Circle. The Official Newsletter of The Samuel Beckett Society, (lire en ligne Accès limité).

Liens externes

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