Denis et Eugène Bühler

architectes-paysagistes français
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Denis Bühler, né le à Lahr (Allemagne) et mort en 1890 à Lausanne (Suisse) et Eugène Bühler, né le à Clamart (Hauts-de-Seine) et mort le à Paris 7e[1], sont des architectes-paysagistes français, issus d'une famille protestante d'origine suisse. Peu connus aujourd'hui, ils jouirent d'une gloire considérable au XIXe siècle et ont fait partie de l'élite de la profession[2].

Denis et Eugène Bühler
Denis Bühler (s.d.)
Cadre
Type
Duo de frèresVoir et modifier les données sur Wikidata
Domaine d'activité

Les frères Bühler affectionnent les paysages exotiques et le jardin paysager.

Débuts

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Denis Bühler et son frère sont issus d'une famille protestante appartenant au Refuge faisant suite à la révocation de l'édit de Nantes[3].

C'est par obligation familiale, à la mort de son père, Jean-Daniel Bühler[4], que Denis reprend l'activité de ce dernier en exerçant la profession de pépiniériste en 1837 à Clamart (Hauts-de-Seine)[3] et travaille pour l'imprimeur Oberthür à Rennes (Ille-et-Vilaine)[5].

Son frère Eugène étudie l'architecture paysagère à l'École royale d'horticulture de Versailles où il obtient le diplôme d’architecte-paysagiste[4].

Dès 1840, ils obtiennent un contrat pour recomposer les parcs paysagers amputés par le passage de la ligne ferroviaire auprès de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest et d'Orléans. À ce titre, ils voyagent gratuitement en train dans des régions excentrées, ce qui explique le nombre de leurs réalisations avoisinant les 120 parcs et jardins[3]. À partir de 1843, les Bühler s'installent au 147 rue de Grenelle à Paris[3].

Avec une trentaine de parcs créés en Aquitaine, les frères Bühler acquièrent le château de Ripeau à Saint-Émilion (Gironde) en 1882 où ils aménagent le parc de 20 ha[3].

Il est difficile de faire la différence des actions et réalisations de chacun des frères Bühler dans les différents lieux auxquels ils sont intervenus[5].

Denis meurt en 1890 à l'âge de 79 ans et est enterré à Lausanne (Suisse)[6], sans précision parmi les trois cimetières de la ville : du Bois-de-Vaux, de Montoie ou de La Sallaz.

Réalisations

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(Liste non exhaustive, classée par chronologie de réalisation).

En France

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Le parc de la Tête d'or à Lyon.
panorama
Le jardin des Prébendes d’Oé, à Tours.
Le Parc bordelais à Bordeaux.

On trouve trace des premiers chantiers de Denis et Eugène Bühler en Bretagne. Par la suite, ils créent ou remanient nombre de parcs en France :

Vue sur l'orangerie, les serres, le kiosque à musique et les bassins au parc du Thabor de Rennes.

En Belgique

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Odonymie

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Voies de communications
  • [34 - Hérault] La municipalité de la ville nomme une voie de communication « Avenue des Frères Buhler » à Montpellier[7],[Note 1].
  • [35 - Ille-et-Vilaine] Le conseil municipal nomme une voie de la commune « Rue des Frères Denis et Eugène Bühler » à Chartres-de-Bretagne[8],[Note 2].
  • [35 - Ille-et-Vilaine] Depuis le , le conseil municipal de la ville nomme la « rue Denis et Eugène Bühler » à Rennes[9],[Note 3].
  • [37 - Indre-et-Loire] Le conseil municipal nomme une voie (chemin) de la ville « Rue des Frères Bühler » à Tours[10],[Note 4].
  • [56 - Morbihan] Le conseil municipal nomme une voie de la ville « Rue Denis et Eugène Bühler » à Vannes[11],[Note 5].
Espaces verts

Notes et références

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Notes
  1. ↑ Géolocalisation de l' « Avenue des Frères Buhler » à Montpellier (Hérault) : 43° 37′ 53,16″ N, 3° 49′ 59,46″ E.
  2. ↑ Géolocalisation de la « Rue des Frères Denis et Eugène Bühler » à Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) : 48° 01′ 44,01″ N, 1° 42′ 25,68″ O.
  3. ↑ Géolocalisation de la « Rue Denis et Eugène Bühler » à Rennes (Ille-et-Vilaine) : 48° 06′ 52,33″ N, 1° 39′ 48,98″ O.
  4. ↑ Géolocalisation de la « Rue des Frères Bühler » à Tours (Indre-et-Loire) : 47° 21′ 16,74″ N, 0° 42′ 14,35″ E.
  5. ↑ Géolocalisation de la « Rue Denis et Eugène Bühler » à Vannes (Morbihan) : 47° 38′ 42,1″ N, 2° 44′ 11,68″ O.
  6. ↑ Géolocalisation du « Parc Denis et Eugène Buhler » à Bordeaux (Gironde) : 44° 52′ 36,23″ N, 0° 34′ 21,18″ O.
  7. ↑ Géolocalisation du « Jardin de l'église protestante luthérienne Saint-Jean Denys Bühler » ou « Square Denys Bühler » dans le 7e arr. de Paris : 48° 51′ 25,52″ N, 2° 18′ 29″ E.
Références
  1. ↑ « Acte de décès no 271 attribué à Eugène Bühler, décédé au no 147 rue de Grenelle (Paris 7e) : vue 5/31 », Cote : 7D 129, sur Archives de Paris, (consulté le ).
  2. ↑ Pauline Prévost-Marcilhacy (d), « Louis-Michel Nourry, Les jardins publics en province… [compte-rendu] », Revue de l'art, Paris, Éditions Ophrys (d), no 119,‎ , p. 82-83 (ISSN 0035-1326, lire en ligne sur Persée, consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 « Les frères Denis (1811-1890) et Eugène Bühler (1822-1907) », sur Musée protestant, (consulté le ).
  4. 1 2 Charlène Potillion, « Bühler, la renaissance du style paysager », sur jardins-de-france.com, (consulté le ).
  5. 1 2 Monique Mosser, « Bühler Denis (1811-1890) & Eugène (1822-1907) » Accès limité, sur Encyclopædia Universalis (consulté le ).
  6. ↑ O. Liardet, H. Palouzié et al., L'œuvre des Garros en Occitanie : Les frères Bühler…, p. 29.
  7. ↑ « Avenue des Frères Buhler, commune de Montpellier », sur Base adresse nationale (BAN), (consulté le ).
  8. ↑ Icône décorative. Rue des Frères Denis et Eugène Bühler sur OpenStreetMap, commune de Chartres-de-Bretagne (consulté le ).
  9. ↑ Joël David (chargé d'odonymie), « Rue Denis et Eugène Bühler », sur Wiki Rennes Métropole, (consulté le ).
  10. ↑ Icône décorative. Rue des Frères Bühler (chemin) sur OpenStreetMap, commune de Tours (consulté le ).
  11. ↑ « Rue Denis et Eugène Bühler, commune de Vannes », sur Base adresse nationale (BAN), (consulté le ).
  12. ↑ Marion Dubreuil, « L'éco quartier Ginko a inauguré son parc autour d'un pique-nique », sur ici, (consulté le ).
  13. ↑ « Lieu : Jardin de l'Église Protestante Luthérienne Saint-Jean Denys Bühler », sur paris.fr, (consulté le ).
  14. ↑ Alexandre Lasry, « Square Denys Bühler : à la découverte du jardin le plus paisible du 7e arr. », sur parissecret.com, (consulté le ).
Références des réalisations
  1. ↑ « Château du Pérennou (Plomelin) », notice no IA29002787, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. ↑ « Azay-le-Ferron : Plus de 19 000 visiteurs l'an passé », sur La Nouvelle République, (consulté le ).
  3. ↑ Alice Gobillot, « Promenade des Chartreux, puis Jardin des Chartreux » [PDF], sur patrimoine.rhonealpes.fr, (consulté le ), p. 1.
  4. ↑ « Le square Planchon », sur Hôtel de ville de Montpellier (consulté le ).
  5. ↑ Les Compagnons de Maguelone, « L'histoire de Maguelone : le parc Fabrège » [PDF], sur ADT-Hérault, (consulté le ), p. 15.
  6. ↑ « Château de Bonnefontaine », sur Comité des Parcs et Jardins de France (consulté le ).
  7. ↑ Camille Allain, « La pluie sauve les poissons rouges du parc Oberthür », sur 20 Minutes, (consulté le ).
  8. ↑ « Domaine du château de Graville », notice no PA00086845, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. ↑ « Château de la Ville-Huë (Guer) », notice no IA56005623, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. ↑ « Jardin des Prébendes d'Oé », notice no PA37000015, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. ↑ Hugo Huaumé, « Laissez-vous conter le Bois-Cornillé », sur Ouest-France, (consulté le ).
  12. ↑ « Château et parc de Trohanet », notice no PA29000043, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. ↑ « Château de Combourg », sur PSS-Archi (consulté le ).
  14. ↑ « Château de La Saulaie », notice no IA49001570, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. ↑ « Château de Bonnetable », notice no PA00110008, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. ↑ « Jardin potager intercommunal de Bonnétable », sur jardinez.com (consulté le ).
  17. ↑ « Histoire du parc bordelais », sur Association de quartier du Parc Bordelais, (consulté le ).
  18. ↑ « Espaces verts : Balades dans la ville », Saint-Malo Magazine, Saint-Malo, no 102,‎ , p. 25 (présentation en ligne, lire en ligne, consulté le ).
  19. ↑ « Château des Longrais (Saint-Thurial) », notice no IA35018377, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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