Deux bombes, un satellite

Deux bombes, un satellite (en chinois : 两弹一星 ; pinyin : Liǎngdàn Yīxīng) est l'un des premiers projets nucléaires et spatiaux de la république populaire de Chine[1]. « Deux bombes » fait référence à la bombe atomique (et plus tard à la bombe à hydrogène) et au missile balistique intercontinental (ICBM), tandis que « un satellite » fait référence au satellite artificiel[1],[2],[3].

Champignon de la première bombe atomique chinoise (16 octobre 1964).

La Chine a réussi à faire exploser sa première bombe atomique (Projet 596) en 1964, à la combiner à un missile sol-sol (Dongfeng-2) en 1966, et a réussi à faire exploser sa première bombe à hydrogène (Test n° 6) en 1967[2],[4]. En 1970, la Chine à placée avec succès son premier satellite (Dong Fang Hong I) en orbite[2],[4].

Historique

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« La bombe atomique est un tigre de papier utilisé par les réactionnaires américains pour effrayer les gens. Bien sur, la bombe atomique est une arme de meurtre de masse, mais c'est le peuple, pas une ou deux nouvelles armes, qui détermine la victoire dans une guerre. »

— Mao Zedong, à la journaliste Anna Louise Strong, .

En décembre 1949, Mao Zedong se rend à Moscou pour l'anniversaire de Staline.

Le , la République Populaire de Chine est reconnue par l'URSS. À la fin de l’année, Mao Zedong préside une délégation en Union-soviétique et négocie le pacte sino-soviétique. Mao demande l'aide de l'Union soviétique pour développer une bombe atomique mais Staline lui répond qu'il peut fournir un parapluie nucléaire à la Chine à la place. L'URSS vient alors de réaliser son premier essai nucléaire mais dispose d'un arsenal très limité.

À la fin , durant la Guerre de Corée, la Chine envoie les troupes de l'Armée des volontaires du peuple chinois venir en aide à l’armée nord-coréenne refoulée à sa frontière. Le , alors que les troupes des Nations-Unies sont en difficultés, l’État-major américain envisage le bombardement atomique des bases militaires chinoises en Mandchourie et le président Truman ordonne le déploiement de bombardiers et de neuf bombes nucléaires Mark 4 sur la base navale de Guam. Le , le général américain Douglas MacArthur élabore des stratégies employant des frappes nucléaires pour stopper les troupes chinoises et nord-coréennes si elles avançaient trop en Corée du Sud. Entre et , l'US Air Force entraîne ses bombardiers B-29 au largage de bombes nucléaires (factices) sur des cibles en Corée du Nord depuis la base navale de l’île d'Okinawa. Cette opération, nommée Hudson Harbor, cherche à intimider les forces communistes mais révèle que les bombes seraient tactiquement inefficaces contre l’infanterie dans la situation coréenne. Le chantage nucléaire utilisé par les États-Unis aurait encouragé les décideurs chinois à acquérir des armes nucléaires.

Phase précoce

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Qian Xuesen et sa famille sont échangés en 1955 par la Chine contre des prisonniers de guerre américains de la Guerre de Corée.

Dans les années 1940 et 1950, un certain nombre d'éminents scientifiques travaillant en occident retournent en Chine continentale, en particulier durant la seconde Peur rouge, notamment Qian Sanqiang depuis la France en 1948, Deng Jiaxian depuis les États-Unis et Qian Xuesen en 1955, cofondateur du Jet Propulsion Laboratory[5],[6],[7] après cinq années en résidence surveillée aux États-Unis.

En 1952, pendant la Guerre de Corée, la Chine répète sa demande d'aide à l'Union soviétique pour construire des armes nucléaires mais cette dernière lui refuse, obligeant les dirigeants chinois à abandonner l'idée d'inclure le développement de ces armes dans le premier plan quinquennal. Après la mort de Staline, Mao Zedong réitère la demande auprès du nouveau leader soviétique, Nikita Khrouchtchev, lors du déplacement de ce dernier en Chine en . Khrouchtchev accepte que son pays aide la Chine a développer un réacteur nucléaire expérimental et augmente l'aide à la Chine qui devient considérable. Sept pour cent du PIB soviétique y sont consacrés entre 1954 et 1959.

En 1955, des réserves d'uranium sont découvertes dans le sud du pays, au Guangxi. Le , le Cinquième Institut de Recherche du Ministère de la Défense Nationale, premier organisme de recherche dédié aux missiles balistiques de la République populaire de Chine, est crée. Il est suivi, en novembre, par le Troisième Ministère de L'industrie Mécanique pour prendre en charge le développement de l’énergie nucléaire. Des experts soviétiques sont mis à disposition pour préparer un plan de développement scientifique et technologique de 12 ans.

Nie Rongzhen (à gauche), Wan Yi, Li Qiang, Song Ren-poor à Moscou (1957).

L’année suivante, des physiciens soviétiques arrivent en Chine pour épauler Qian Sanqiang à l’Académie des Sciences. En juin, Khrouchtchev, mis en difficulté lors de l'affaire du groupe anti-parti, dépêche le diplomate Mikoyan en Chine pour obtenir le soutien du Comité central du Parti communiste Chinois. Mao accepte en échange d'une assistance technique plus poussée. En octobre, la Chine et l'URSS signent un accord qui stipule que les soviétiques fourniront une aide aux industries aéronautiques et nucléaires chinoises. Les efforts se concentrent sur les missiles. Dans le cadre des accords de coopération, l'URSS vend deux missiles R-1 à la Chine en , puis cède, en , deux exemplaires et la licence de construction du missile à courte portée R-2.

En , Mao Zedong annonce officiellement le programme « Deux bombes, un satellite »[8]. La construction d'un centre de recherches dédiés aux armes nucléaires, la « cité atomique de la mer bleue » ou « Usine 221 », débute au bord du lac Qinghai.

« Il y a aussi la bombe atomique et j'entends que c'est une chose si importante que sans elle les gens disent que vous ne comptez pas. Donc faisons-le. Des bombes atomiques, des bombes à hydrogène et des missiles intercontinentaux, je pense que c'est tout à fait possible en une décennie. »[9]

— Mao Zedong, réunion de la Commission Militaire du PCC, le .

Rupture sino-soviétique

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Le , lors de sa visite, Khrouchtchev réitère que la Chine n'a pas besoin d'armes nucléaires. La rupture sino-soviétique, en gestation depuis les politiques de déstalinisation et de coexistence pacifique de l'URSS que critique Mao, s’accroît.

Le , le premier réacteur nucléaire expérimental Chinois, construit à Beijing, démarre. Le même mois, le groupe 581 de l’Académie des Sciences se donne pour objectif de placer un satellite artificiel en orbite en développant un missile balistique à portée intermédiaire qui servirait de premier étage pour un lanceur. La construction de la base de lancement de Jiuquan, à la limite du désert de Gobi, est décidée.

La « Campagne anti-droitiste », lancée en 1957, entraîne la persécution de 550 000 intellectuels, parmi eux Qian Sanqiang. Elle est suivie du Grand Bond en avant, lancé en 1958, qui entraîne des dizaines de millions de morts dans la Grande Famine chinoise[4].

Le , l'Union soviétique suspend la livraison de matières fissiles, d'un prototype de bombe nucléaire à fission dopée et des plans du missile R-12 Dvina au programme chinois dans le cadre de négociations avec les États-Unis et le Royaume-Uni portant sur l'interdiction des essais nucléaires. Le , Lob Nor, au Xinjiang, est choisi comme site d'essais nucléaires. Le de l’année suivante, la construction du site débute, impliquant des dizaine de milliers d'ouvriers et de prisonniers. Sa superficie est importante et les installations très dispersées pour éviter qu'une seule attaque ne les détruisent[10].

Fin , Khrouchtchev critique publiquement la politique du « Grand Bond en avant » puis annonce qu'il va rapatrier les 1 390 experts soviétiques travaillant en Chine. Au premier septembre, 1 343 contrats d'assistance technique sont annulés et 257 projets de coopération scientifiques sont suspendus.

Le , la Chine réalise son premier tir de missile balistique depuis la base de Jiuquan, grâce à un R-2 soviétique. Le 5 novembre, un autre essai est tenté, avec cette fois un missile R-2 entièrement fabriqué en Chine. Mais le , la première tentative de lancement du DF-2, missile balistique à moyenne portée conçu à partir du peu d'informations obtenues du missile R-12 avant la rupture avec Moscou, échoue.

Cette série de difficultés politiques et techniques entraîne un désaccord entre les hauts fonctionnaires sur la question de savoir si la Chine doit poursuivre le programme « Deux bombes, un satellite ». Le maréchal Nie Rongzhen est fermement en faveur de sa continuation[11]. Le , un comité dirigé par le Premier ministre Zhou Enlai, la Commission Centrale Spéciale, devient responsable des programmes militaires prioritaires et choisi de poursuivre le programme[12],[13]. L'objectif de lancer un satellite est néanmoins jugé trop complexe, et le Projet 581 est abandonné.

En , le président américain John F. Kennedy essaie de persuader Khrouchtchev d'agir conjointement contre le programme Chinois. En septembre de la même année, durant la visite du Secrétaire à la défense de la République de Chine, Chiang Ching-kuo, rencontre Kennedy et discute de la possibilité d'envoyer des parachutistes pour attaquer les installations nucléaires du continent. En 1964, à la veille du premier essai nucléaire chinois, le successeur de Kennedy, Lyndon Johnson, envisage les contre-mesures possibles, parmi lesquelles une attaque préventive, menée conjointement avec l'URSS, des installations nucléaires chinoises.

Autosuffisance nucléaire

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Le programme nucléaire devenu indépendant, nommé Projet 596 en mémoire de la date ou l'Union soviétique informa le gouvernement chinois qu'elle ne lui livrerait pas le prototype de bombe promis, porte ses fruits en quand le design préliminaire d'une bombe nucléaire est achevé, puis en , alors que l'usine 504 de Lanzhou fournit ses premières quantités significatives d'uranium hautement enrichi. La Chine utilise exclusivement l'uranium comme matière fissile pour ses premiers tests nucléaires, le plutonium ne devenant disponible qu’après 1966.

Le , la première bombe atomique chinoise explose avec une puissance de 22 kilotonnes, en haut d'une tour de 102 mètres à Lop Nor, faisant de la Chine le cinquième pays au monde à posséder des armes nucléaires.

La même année, après la réussite du second vol du missile DF-2 le , la conception de missiles balistiques à portée intermédiaire débute. Le premier, le DF-3, doit être capable d'atteindre les Philippines. Le deuxième, le DF-4, consiste en l'ajout d'un second étage au DF-3 afin d'accroître sa portée et lui permettre de frapper la base navale américaine de Guam, dans le pacifique, ou sont stationnés des sous-marins nucléaires. En , l'objectif de placer un satellite artificiel en orbite reprend sous le nom de Projet 651. Le programme vise l'envoi d'un satellite grâce à l'utilisation d'un missile DF-4 équipé d'un troisième étage pour finaliser la mise en orbite.

Le , le Comité Central Spécial fixe l'objectif d'une première bombe thermonucléaire d'une masse d'une tonne et d'une puissance explosive d'une mégatonne pour 1968. La division théorique du Neuvième Institut, dirigée par Deng Jiaxian, travaillait depuis deux ans déjà à la conception de ces armes. En novembre, le groupe de Yu Min, à Shanghai, assisté du plus puissant ordinateur à tubes à vide chinois (J-501), trouve les solutions théoriques pour passer au stade thermonucléaire[14].

Le plan de développement de la bombe-H chinoise est réalisé en trois étapes successives :

  • D’abord, pour valider les calculs, une bombe à fission dopée d'une masse de 5 tonnes (Projet 596L) basée sur les informations glanées aux soviétiques à propos de leur bombe RDS-6s. Elle est testée le en altitude, larguée par un bombardier Xian H-6a à Lop Nor, et libère une puissance de 220 kilotonnes;
  • Ensuite, pour valider le principe de fonctionnement, une bombe thermonucléaire d'une puissance volontairement limitée et d'une masse de 1,5 tonnes (Projet 629). Elle explose le en haut d'une tour de 102 mètres, à Lop Nor, et libère une puissance de 122 kilotonnes;
  • Enfin, une bombe thermonucléaire de pleine puissance et d'une masse de 6 tonnes (Projet 639). D'abord prévue pour octobre, le test est avancé pour devancer les français. Le , larguée par un bombardier Xian H-6a, elle détonne à 2 930 mètres d'altitude au dessus de Lop Nor et libère une puissance de 3,3 mégatonnes. La Chine devient le quatrième pays au monde à posséder des armes thermonucléaires.

Capacités spatiales

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Après la course à la puissance, la course à la miniaturisation se poursuit afin d'intégrer une ogive nucléaire à un missile de portée suffisante pour atteindre les villes soviétiques et les bases américaines. Le , un missile DF-2 amélioré propulse une ogive nucléaire depuis la base aérienne de Shuangchengzi jusqu'au site de Lop Nor, éloigné de 894 km, ou elle explose en altitude. Mais cette ogive (Projet 548) est de puissance limitée (12-20 kt) et sur un vecteur de courte portée (1 500 km). De plus, le DF-2A utilise de l’oxygène liquide comme comburant ce qui empêche de le maintenir prêt au lancement pendant de longues périodes.

L’équipe de Sun Jiadong et Tu Shou'e développent le premier missile chinois à portée intermédiaire (2 500 km) en s’inspirant du missile balistique soviétique R-14 Tchoussovaïa et des moteurs du booster du missile de croisière Burya. Le moteur du DF-3 utilise deux ergols liquides hypergoliques qui permettent de stocker le missile avec ses réservoirs pleins, prêt au lancement. Le , a lieu le premier lancement réussi depuis la base de Jiuquan.

L'ogive thermonucléaire conçue pour équiper le DF-3 est testée le . D'une masse de 2 200 kg et d'une puissance explosive de 3,3 mégatonnes, elle est la première bombe chinoise à utiliser du plutonium. La fabrication du DF-3, à l'Usine 211, est accélérée pendant le conflit frontalier sino-soviétique de 1969. Déployé à partir de 1971, il forme l'essentiel de l'arsenal nucléaire chinois durant la Guerre froide.

En parallèle du DF-3, les ingénieurs développent une version à deux étages, le missile DF-4, ainsi que le lanceur spatial Chang Zeng (Longue Marche). Le lanceur est un DF-4 surmonté d'un troisième étage à propergol solide pour placer jusqu’à 300 kg en orbite basse.

Le , lors de son premier vol orbital, la Longue Marche lance dans l'espace le premier satellite chinois Dong Fang Hong I (traduit par « L'Orient est rouge »), faisant de la Chine la cinquième nation à mettre un vaisseau spatial en orbite à l'aide de sa propre fusée. Avec cette mise en orbite, DFH-1 devient le plus lourd premier satellite lancé par un pays, 173 kg.

Les premiers tests du DF-4 sont effectués en et 1971 mais le déploiement opérationnel est reporté et n’intervient qu'en 1975 en quantité limitée. D'une portée de 5 500 km, il est le premier missile balistique intercontinental de la Chine.

Dates clés

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Le monument de la détonation atomique réussie au Qinghai.

L'impact de la révolution culturelle

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Yao Tongbin (en), éminent spécialiste chinois des missiles qui a été battu à mort pendant la Révolution culturelle, a été reconnu comme un « martyr » pendant la période Boluan Fanzheng.

En , Mao Zedong lance la révolution culturelle. Le projet « Deux bombes, un satellite » est particulièrement touché par les rafles des Gardes Rouges, et plusieurs scientifiques travaillant sur le programme sont arrêtés, accusés de trahison, torturés et placés en camp de rééducation. En 1968, parmi les principaux scientifiques impliqués dans le programme , Yao Tongbin (en) est battu à mort et Zhao Jiuzhang (en) se suicide en prison[17],[18], tandis que Guo Yonghuai (en) est tué dans un accident d'avion[19].

De nombreux chercheurs issus de l'enseignement à l'étranger (en particulier des États-Unis et du Royaume-Uni) sont considérés comme des « espions »[20]. Seuls quelques scientifiques, dont Qian Xuesen, sont protégés pendant la Révolution en raison d'une liste spéciale établie par le premier ministre Zhou Enlai (approuvée par Mao) en [13].

En , plus de 4 000 membres du personnel du centre nucléaire chinois de Qinghai étaient persécutés. Plus de 310 d'entre eux étaient handicapés de façon permanente, plus de 40 personnes se sont suicidées et cinq ont été tuées[21].

Hommages postérieurs

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Après la révolution culturelle, Deng Xiaoping est devenu le nouveau chef suprême de la Chine et a lancé le programme « Boluan Fanzheng ». Des scientifiques et d'autres intellectuels ont été réhabilités et, en particulier, Yao Tongbin a été honoré en tant que « martyr »[22]. Deng a souligné que les connaissances et les personnes talentueuses doivent être respectées et que la mauvaise pensée d'intellectuels irrespectueux doit être combattue[23].

En 1986, quatre scientifiques éminents qui avaient travaillé sur le programme « Deux bombes, un satellite » ont proposé à Deng que la Chine stimule le développement de technologies avancées. Après l'approbation de Deng, le « programme 863 » a été lancé[24].

En 1999, vingt-trois scientifiques qui avaient apporté une contribution importante au programme « Deux bombes, un satellite » ont reçu le prix Achievement (en chinois: “两弹一星”功勋奖章)[25],[26].

Infrastructures

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L'aire de lancement 5020 de la base de Jiuquan vu par un satellite KH-7 (1967).
Le réacteur plutonigène de Jiayuguan en construction (usine 404), vu par un satellite espion américain KH-7 (1966).
Infrastructures nucléaires militaires
Lieu Nom Date de mise

en service

Date d'arrêt Capacité

initiale

Capacité

amélioré

Production

totale

Type
Usines d'enrichissement d'uranium
Lanzhou,

Gansu

Usine 504 1964 1979 20,000

UTS/an

180,000

UTS/an

6 tonnes Diffusion gazeuse
Heping,

Jinkouhe, Sichuan

Usine 814 1975 1987 100,000

UTS/an

230,000

UTS/an

14 tonnes
Réacteurs plutonigènes[27]
Jiayuguan,

Gansu

Usine 404 Octobre 1966 Novembre 1986 250 MWt 300 MWt 1,8 à 2,6 tonnes Réacteur à eau légère

modéré au graphite

Guangyuan,

Sichuan

Usine 821 Décembre 1973 1987 250 MWt 325 MWt 1,4 à 2,6 tonnes
Fuling,

Chongqing

Usine 816 Usine souterraine.

Travaux de construction débutés en 1967 et annulés en 1984.

Centre de recherches
Xihai, Haiyan Usine 221 1964 1995 Complexe nucléaire du Qinghai (Qinghai Yuanzi cheng)
Site d'essais nucléaires[10]
Lob Nor, Xinjiang Base 21 1964 1996 Superficie de 100 000 km2
Infrastructures spatiales militaires
Nom Date de mise

en service

Date de retrait

du service

Date du premier

lancement réussi

Type
Base de lancement de fusées de Jiuquan
Zone 3, pas de tir 158 1960 1974 1 septembre 1960 Pas de tir des R-2, DF-1 et DF-2
Zone 2, pas de tir 5020 1966 1971 26 décembre 1966 Pas de tir des DF-3, DF-4 et CZ-1
Missiles balistiques
Dong Feng-1 années 1970 5 novembre 1960 Version chinoise du R-2 (Projet 581)
DF-2 1966 1979 29 juin 1964 Missile balistique à moyenne portée
DF-3 1971 2002 26 décembre 1966 Missile balistique à portée intermédiaire
DF-4 1975 2005 Novembre 1970 Missile balistique intercontinental
Lanceur
Chang Zeng-1

(Longue Marche 1)

1970 1971 24 avril 1970 Lanceur léger dérivé du DF-3.

Place le premier satellite chinois en orbite.

Voir aussi

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Références

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(zh) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en chinois intitulé « 兩彈一星 » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 « La Chine construit un musée consacré aux chercheurs du projet "Deux bombes, un satellite" », sur french.peopledaily.com.cn (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 « L’histoire du projet « Deux bombes et un satellite » », sur french.china.org.cn (consulté le )
  3. ↑ « L’histoire du projet « deux bombes et un satellite » », sur www.chine-info.com (consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 (en) « Chinese Nuclear Program », sur Atomic Heritage Foundation (consulté le )
  5. ↑ (en) Mara HvistendahlMar. 14 et 2018, « A revered rocket scientist set in motion China’s mass surveillance of its citizens », sur Science | AAAS, (consulté le )
  6. ↑ « Deng Jiaxian -- china.org.cn », sur www.china.org.cn (consulté le )
  7. ↑ (en-US) Nicholas D. Kristof, « Qian Sanqiang, Chinese Physicist On Atom Bomb Team, Dies at 79 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  8. ↑ « 毛泽东与两弹一星--党史频道-人民网 », sur dangshi.people.com.cn (consulté le )
  9. ↑ (zh) 杨 庆 (Yang Qing), « A Historical Study on the CPC Central Committee's Leadership in National Defense Science and Technology » [« 中共中央领导国防科技事业的历史探研 »], 中国人民解放军历史研究 (Research on the History of the Chinese People's Liberation Army), vol. 2, no 41,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  10. 1 2 (en) Clay Dillingham, « Behind the bamboo curtain », sur lanl.gov, (consulté le )
  11. ↑ « 聂荣臻: 新中国国防工业的指挥者 主持“两弹一星”研究--党史频道--人民网 », sur dangshi.people.com.cn (consulté le )
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