Dictionnaire liégeois
Le Dictionnaire liégeois est un dictionnaire liégeois-français rédigé par le dialectologue liégeois d'origine verviétoise Jean Haust et illustré par 735 gravures exécutées par le graveur Maurice Salme sous la direction de Joseph-Maurice Remouchamps, directeur du Musée de la Vie wallonne. Il fut publié en 1933 à Liège par les éditions Vaillant-Carmane.
| Dictionnaire liégeois | |
couverture de l'édition originale | |
| Auteur | Jean Haust |
|---|---|
| Pays | Belgique |
| Version originale | |
| Langue | wallon liégeois |
| Version française | |
| Date de parution | 1933 |
| modifier |
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Il fut décoré du prix de la langue française de l'Académie française en 1938.
Il sera suivi en 1948 après la mort de Jean Haust par le Dictionnaire français-liégeois publié sous la direction de son élève Élisée Legros.
Méthodologie et sources
modifierStyle du dictionnaire
modifierDans le but de concevoir un ouvrage à la fois pratique et scientifique[1.1], Haust se donne pour objectif de constituer non pas seulement un lexique dialectal, mais une petite encyclopédie, une « somme » de la vie liégeoise[1.1]. Cela comprend des coutumes, des outils, des métiers, des comptines, des mesures, des jouets, tout ce que le modernisme nivelle et altère de jour en jour[1.1].
Implication du Musée de la Vie wallonne pour les illustrations
modifierAprès plusieurs années de récolte de documentation philologique depuis 1927[1.1], Haust s'est attelé à la rédaction de son dictionnaire en étroite collaboration avec Joseph-Maurice Remouchamps du Musée de la Vie wallonne pour donner à son ouvrage une dimension folklorique et encyclopédique qui faisait alors défaut aux dictionnaires de référence d'alors.
C'est d'ailleurs à l'instigation de ce dernier qu'il a constitué des notes philologiques à la fin de son ouvrage.
Non content de s'acquitter de sa tâche de dessinateur, Maurice Salme a également contribué, par ses suggestions, à enrichir le contenu du dictionnaire.
Concernant le style graphique des illustrations, Haust écrit à leur sujet qu': « elles ne visent donc pas à satisfaire l'oeil du bibliophile. Elles sont dessinées au trait, de manière à mettre en évidence l'essentiel, et valent par conséquent beaucoup mieux que des photographies, où les traits importants sont noyés dans des détails inutiles. »[1.2]
Sources philologiques et témoins
modifierOutre les dictionnaires de Cambresier (1787), Remacle (1823), Lobet (1854), Hubert (1857) et Forir (1866-1874) dont il s'est abondamment inspiré, notamment pour les phrases d'exemple où il les cite parfois explicitement par leurs initiales lorsqu'ils ne sont pas confirmés par des témoins, Haust a aussi mis un point d'honneur à s'entourer de nombreux témoins qu'il cite explicitement au début dans sa préface.
Par ailleurs, il cite occasionnellement de vieilles pasquilles liégeoises des XVIIème et XVIIIème siècles (§ entrées dicrustiner, hûzer) ainsi que, dans une moindre mesure, Tåtî l' pèriquî d'Édouard Remouchamps (§ entrée vola), Charles-Nicolas Simonon (§ entrée capot'rèye), Nicolas Defrecheux (§ entrée vola) ou encore son ami, l'écrivain Henri Simon (§ entrée Bêté). Il justifie ce recours timide à la littérature wallonne pour surtout décrire la langue parlée au quotidien[1.2]. Outre le caractère oral qu'il privilégie, il ne fait pas mystère de la méfiance qu'il cultive vis-à-vis de la langue littéraire. Aussi écrit-il : « J'ai lu la plupart des œuvres modernes, mais ce n'est que rarement et à bon escient que je leur emprunte une référence. Ils sont rares, les auteurs wallons qui ont le sens critique d'un Henri Simon. Trop souvent, l'écrivain moderne détourne les mots de leur vraie signification. »[1.2]
Suppléments et appendices
modifierLe dialecte liégeois
modifierAprès l'introduction au dictionnaire, Haust décrit dans Le dialecte liégeois les principaux traits historiques, géographiques et phonétiques qui caractérisent la langue wallonne et plus particulièrement le dialecte liégeois. Autant il distingue déjà le wallon du picard et du gaumais, il ne relève que trois dialectes principaux (liégeois, namurois et ouest-wallon) contrairement à quatre comme aujourd'hui avec le sud-wallon ou wallo-lorrain[1.2].
Il donne ensuite des informations sur la vitalité du wallon dont la situation est bien plus enviable que les dialectes français, mais dont l'usage décline rapidement. Il note que « Dans beaucoup de familles d'ouvriers et de paysans, la mode s'introduit de parler français aux enfants. [...] On constate que le wallon se francise peu à peu, s'anémie et péréclite. »[1.2]
Il fait aussi un bref résumé de l'histoire de la littérature wallonne et de la dialectologie liégeoise. Tout en saluant les contributions à la dialectologie liégeoise, de Cambresier, Grandgagnage et Forir, il pointe du doigt le manque de conscience de l'intérêt scientifique de leurs travaux ainsi que leurs méthodes incomplètes et empiriques qu'il attribue à leur manque de formation à la discipline rigoureuse de la philologie. Il déplore certaines étymologies fantaisistes, une orthographe douteuse ainsi qu'un découpage des entrées peu conventionnel.
En outre, il reproche à Forir d'introduire des termes français savants et de former spontanément des néologismes. Quant à Grandgagnage, il lui reproche d'omettre les termes communs avec le français pour ne se concentrer que sur les wallonismes.
Il évoque aussi les enquêtes dialectales qu'il initie, notamment le questionnaire de 4200 mots à traduire qui servira de base à l'Atlas linguistique de la Wallonie.
C'est à ce titre qu'il explique avoir décidé d'inclure des formes et des termes inconnus à Liège même qu'il note avec, entre parenthèses, l'endroit où ils ont été relevés. Il prend bien garde de préciser que le nom géographique ne signifie pas qu'il est exclusif à ce lieu, mais que c'est l'endroit où il a été prélevé. Il se réserve toutefois, par souci de concision, de ne sélectionner que les régionalismes les plus notables ou les plus intéressants d'un point de vue philologique.
Concernant les annotations grammaticales (genre, nombre, transitivité), il se borne à rester le plus concis possible en utilisant des abréviations, et ce uniquement lorsqu'il juge l'information opportune pour un lecteur francophone. Aussi, n'ajoute-t-il pas des synonymes français superflus en se contentant d'un mot s'il existe un équivalent en français.
Dans le cas où la notion n'aurait pas de pendant exact, il illustre volontiers la définition par une gravure.
Il indique également se démarquer des autres dictionnaires wallons en ajoutant de nombreuses indications grammaticales et morphologiques si nécessaires, notamment pour des formes irrégulières de la conjugaison ou pour les formes atones des pronoms (ci, çou, dji, mi, ti, nos, vos etc.) ou certains adverbes (è, vochal, vola, etc.).
Par ailleurs, il attache de l'importance aux diverses expressions idiomatiques ainsi qu'au caractère truculant de la langue. Ainsi, il écrit : « Le parler populaire tient plus de Rabelais que des précieuses. Notre wallon est gaulois dans la moelle; il est sain et rude, comme un beau gars grandi en pleine nature. Les délicats peuvent le juger grossier et trivial; il n'est pas vicieux. Dans sa simplicité, il appelle un chat un chat, et si parfois, comme son ancêtre latin, il brave l'honnêteté, il n'y entend pas malice. Traduite littéralement, telle expression paraîtra saugrenue ou intolérable ; en wallon, elle ne choque pas, elle fait rire ou passe inaperçue. Dans cette «description scientifique», on a cru qu'il ne fallait pas exagérer la pruderie ; on s'est appliqué toutefois à ne jamais blesser la décence. »[1.2]
Quant aux emprunts récents et techniques du français, il les qualifie systématiquement de néologismes car un homme de goût, soucieux de la pureté de la langue, saura bien s'interdire ces termes bâtards, à peine wallonisés. D'autres dialectologues défendront plus tard une vision plus conciliante à l'égard de ces emprunts du français. La dialectologue Marie-Guy Boutier écrit ainsi à ce sujet : « Ainsi ont été combattus, en même temps et au nom du même critère, la pureté de la langue, non seulement les emprunts du français au substrat local (« Ne dites pas crolle…, dites boucle de cheveux » ), mais aussi les emprunts du wallon au français, analysés même par les meilleurs dialectologues du 20e siècle, sans prise de conscience de l’épaisseur diachronique du phénomène, et conséquemment rejetés en bloc. »[2]
Il se permet néanmoins de conserver les gallicismes intéressants, notamment ceux dont l'usage diffère du français de quelque manière que ce soit.
Fait notable pour un dictionnaire de ce genre, Jean Haust incorpore également un grand nombre de noms de lieu et autres noms propres comme les versions wallonnes des prénoms français.
Il précise bien que les mots en ancien français qu'il mentionne dans certaines étymologies ne sont pas nécessairement les ancêtres du mot wallon, mais davantage leur équivalent.
Postérité
modifierLe philologue suisse Walther von Wartburg a abondamment cité et consulté le Dictionnaire liégeois dans son ouvrage étymologique de référence sur les langues gallo-romanes, le Französisches Etymologisches Wörterbuch auquel Jean Haust a par ailleurs collaboré[3].
Avis de critiques
modifierQualifié par Louis Remacle de meilleur dictionnaire patois de la Gaule romane[4] il marque, selon Alphonse Bayot une date dans l'étude scientifique de nos dialectes[5].
« Il n'est guère nécessaire de s'arrêter longuement à ces œuvres, notamment au Dictionnaire liégeois qui - rare faveur - a réuni les suffrages du monde des érudits à ceux des Liégeois eux-mêmes, qui n'ont pas hésité à se reconnaître dans cette savoureuse encyclopédie régionale. »[3]
« Le Dictionnaire Liégeois est un modèle de glossaire régional, tel qu'il n'en existe ni en Italie, ni en France... Ce qui le distingue de presque tous les autres dictionnaires patois, c'est qu'il est richement illustré et que les dessins ont été choisis avec un goût sûr et une science parfaite par M. J. M. REMOUCHAMPS. L'esquisse, artistiquement excellente et d'une précision remarquable, sert à illustrer d'une manière efficace le sens du mot défini par M. HAUST ... Si, en général, on a raison de déconseiller aux auteurs de lexiques patois de faire des étymologies d'amateurs, on n'a qu'à se féliciter de ce que notre Dictionnaire donne à chaque mot une notice étymologique. M. Jean Haust est actuellement le linguiste qui connaît le mieux tous les problèmes étymologiques des parles du Nord de la France et de la Belgique. [...] C'est le "stantard work" de la dialectologie wallonne... Quiconque abordera dorénavant un problème étymologique des parles du Nord de la France et de la Belgique sera heureux de consulter un ouvrage dont la tenue scientifique fait honneur à l'auteur tant qu'à son pays. »[6]
« M. Haust [...] a créé une œuvre qui non seulement dépasse de loin celle de Grandgagnage, mais la renouvelle même complètement. [...] Outre par ses nouvelles recherches lexicologiques le Dictionnaire liégeois se distingue des autres dictionnaires wallons par son orthographe plus phonologique et plus logique [...], par la grande place que M. Haust a réservée à la phraséologie, par ses étymologies soigneuses et par les 735 illustrations documentaire qu'a établies M. Remouchamps [...]. Grâce à ces images nombreuses l'auteur a vraiment su combiner “les mots et les choses” et a donné en même temps à son lexique un intérêt archéologique et folkloriste. »[7]
D'autres romanistes anglo-saxons ont également fait l'éloge du dictionnaire tels John Orr[8]
« Haust's devotion to the study of the Walloon vernaculars and of the ethnography and toponymy of his native land has been the admiration of Romanicists for some quarter of century, since his publication, [...] »
« Le dévouement de Haust pour l'étude des langues vernaculaires wallonnes ainsi qu'à l'ethnographie et à la toponymie de sa terre natale a été l'objet de l'admiration des romanistes pendant un quart de siècle, depuis sa publication, [...]. »
Références
modifier- Jean Haust, Dictionnaire liégeois, Liège, Vaillant-Carmane, (lire en ligne)
- ↑ Marie-Guy Boutier, « Variétés linguistiques en concorde et en conflit : wallon et français en Wallonie », Travaux de linguistique, vol. 59, no 2, , p. 105-121 (lire en ligne)
- 1 2 Élisée Legros, « Jean Haust », Handelingen van de Koninklijke Commissie voor Toponomie en Dialectologie, vol. 20, no 1, (lire en ligne)
- ↑ Louis Remacle, « Jean Haust [note biographique] », Revue Belge de Philologie et d'Histoire, vol. 25, nos 3-4, , p. 1101-1108 (lire en ligne)
- ↑ Alphonse Bayot, « Le dictionnaire liégeois », Revue belge de Philologie et d'Histoire, vol. 15, no 1, , p. 216-228 (lire en ligne)
- ↑ J. Jud (professeur à l'Université de Zurich), « [Titre manquant] », Archivum Romanicum, vol. XVII, , p. 127-130
- ↑ Marius Valkhoff, « Dictionnaire liégeois », Neophilologus, vol. 19, no 2, , p. 124 (lire en ligne)
- ↑ (en) John Orr, « Dictionnaire Français-Liégeois (Book Review) », The Modern Language Review, vol. 44, , p. 407 (lire en ligne)
Bibliographie
modifierOuvrages ayant servi de source à la rédaction du Dictionnaire liégeois
modifier- François Bailleux, Dictionnaire wallon (manuscrit 1860-1866) in Annuaire de la Société de Littérature Wallonne vol. 3 no 84.
- Alain Body, Vocabulaire des charrons, charpentiers et menuisiers, in: Bulletin de la Société de Littérature Wallonne, T.7, 1864, pp. 57-133.
- Alain Body, Vocabulaire des tonneliers, tourneurs, ébénistes, etc., in: Bulletin de la Société de Littérature Wallonne, 10, 1868, pp. 211-312.
- Stanislas Bormans, Vocabulaire des houilleurs liégeois, 1863 in Bulletin de la Société de Littérature Wallonne, T.6.
- Bulletin de la Société de Littérature Wallonne, 64 vol. (1858-1932).
- Bulletin du Dictionnaire wallon, 16 vol. (1906-1931).
- M. R. H. J. Cambresier, prêtre, Dictionnaire walon-françois : Extraits des meilleurs dictionnaires, Imprimeur J. F. Bassompierre, Liége, 1787.
- Choix = Choix de chansons et de poésies wallonnes, Liège 1844.
- Dictionnaire des spots ou proverbes wallons, Bulletin de la Société de Littérature Wallonne, T.30 et 31., Liège, 1891-1892.
- Charles Duvivier de Streel, Dictionnaire des Rimes wallonnes (manuscrits 1840-1850).
- Charles Duvivier de Streel, Dictionnaire wallon-français, in Bulletin de la Société de Littérature Wallonne T.2, p.105.
- Joseph Defrecheux, Vocabulaire de la faune wallonne, 1889 in Bulletin de la Société de Littérature Wallonne T.47, p.45.
- Nicolas Defrecheux, Œuvres complètes, 1877, 2ème édition de 1928.
- Auguste Doutrepont, Les Noëls wallons, Liège, 1909.
- Enquêtes du Musée de la Vie Wallonne, t.1 1924-1926 ; t.2 (1927-1930)
- Jules Feller, Notes de philologie wallonne, Liège, 1912.
- Henri Forir, Dictionnaire liégeois-français, imprimeurs L. Severeyns et A. Faust, Liége, 1866.
- Th. Gobert, Liège à travers les âges, 6 vol. in 4o (Liège 1924-1929).
- Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l'ancienne langue française, 10 vol. in 4o.
- Charles Grandgagnage, Dictionnaire étymologique de la langue wallonne, Imprimeur Félix Oudart, 1845.
- Jean Haust, La houillerie liégeoise, Imprimerie Vaillant-Carmane, Liège, 1925.
- Jean Haust, Le dialecte liégeois au XVIIème siècle, Liège, 1921.
- Jean Haust, Etymologies wallonnes et françaises, 1923.
- Joseph Hubert, Dictionnaire wallon, 1853, 2ème édition 1857 et 1868.
- Jean-Martin Lobet, Dictionnaire wallon-français, G. Nautet Hans, Verviers, 1854.
- Meyer-Lübke, Romanisches Etymologisches Wörterbüch, 3ème édition, 1930.
- Jean Laurent Lambert Remacle, Dictionnaire wallon, 1ère édition de 1823 & 2ème édition de 1838-1844.
- Édouard Remouchamps, Tåtî l' pèriquî, 1884, édition de Jean Haust in Bulletin de la Société de Littérature Wallonne, T.48, 1911.
- Henri Simon, Li pan dè bon Diu, Liège, 1914.
- Charles-Nicolas Simonon, Poésies en patois de Liège, 1845.
- Théâtre liégeois [du XVIIIème siècle], édité par Bailleux, Liège, 1854.
- Auguste François Villers, Dictionnaire wallon malmédien (manuscrit), 1793.
- J. Willem, Dictionnaire des rimes wallonnes, Liège, 1900.
Ouvrages ou articles qui traitent du Dictionnaire liégeois où qui s'en inspirent largement
modifier- Alphonse Bayot, Le dictionnaire liégeois, Revue Belge de Philologie et d'Histoire, vol. 15, no1, 1936, p. 216-228.
- Marie-Guy Boutier, et al. « Actes du Colloque à la mémoire de Jean Haust (Liège, 8-9 novembre 1996) », Les dialectes de Wallonie 23-24. 1996.
- Michel Francard, « La technique lexicographique du “Dictionnaire liégeois” (J. Haust) », Les dialectes de Wallonie – Vol. 23-24, p.221-239, 1996.
- John Orr. "Haust, J., Dictionnaire Français-Liégeois (Book Review)." The Modern Language Review 44 (1949): 407.
- J. Jud, « Archivum Romanicum », 1933, vol. XVII, p. 127-130.
- Lawton PG Peckham. Jean Haust, Dictionnaire francais-liegeois (Book Review). Romanic Review, 1949, vol. 40, no 4, p. 310.
- Louis Remacle, « Jean Haust [note biographique] », Revue Belge de Philologie et d'Histoire, vol. 25, nos 3-4, 1946, p. 1101-1018.
- Simon Stasse, Dictionnaire populaire de wallon liégeois, Comité de la Société Royale Littéraire La Walonne, 2004. DICTIONNAIRE POPULAIRE LIEGEOIS.
- Marius Valkhoff, « Dictionnaire liégeois », Neophilogus, vol. 19, no 2, 1er janvier 1934, p. 124.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Dictionnaire consultable en ligne sur le site du Musée de La Vie wallonne : https://provincedeliege.be/fr/viewallonne/dicowallon/liegeois