Le dinar almohade est la monnaie en or frappée dans l'occident musulman sous domination almohade.

Dinar almohade
Ancienne unité monétaire
Dinar almohade, frappé à Marrakech par le calife Abu Yacub Yusuf au xiie siècle).
Dinar almohade, frappé à Marrakech par le calife Abu Yacub Yusuf au xiie siècle).
Officiellement
utilisateurs
Empire almohade
Sous-unité Masmoudina
Chronologie

Description

modifier

Le dinar almohade présente plusieurs caractéristiques originales. Il comprend un motif carré sur l'avers, une légende originale et un poids réformé par rapport à la norme du monde musulman : le mithqal, hérités des califes ommeyyades et abbassides. En effet, Abd el-Mumin fixe le poids à 2,3 g au lieu des 4,72 g en vigueur alors selon la norme abbasside[1]. Ce dinar mumini, puis celui frappé sous son fils Yusuf (dinar yousoufi), ont donc probablement une inspiration orientale , le poids est simplement réduit de moitié[1]. Cette politique de réforme de la monnaie, est continuée par les successeurs d'Abd el-Mumin[2].

Le dinar almohade est décliné en un sous-multiple la masmodina (littéralement « monnaie des Masmouda ») au poids de 2,3 g[3]. La masmoudina, aussi appelée le petit dinar almohade[4], est le dinar plus souvent frappé par les Almohades[5]. Elle était également la pièce fractionnaire la plus importante[6].

La majorité des ateliers de frappe de dinars almohades se trouvaient au Maroc et en Al-Andalus. En effet, selon les comptages de Khaled Ben Romdhane, sur un total de 262 dinars almohades rassemblés portant une indication de lieu de frappe, seuls 26 sont de Bougie, et 7 de Tunis, l'essentiel des dinars provenant du Maroc ou d'al-Andalus[7].

Notes et références

modifier
  1. 1 2 Bulletin d'archéologie algérienne, vol. 2, Centre National de Recherche en Archéologie, (lire en ligne), p. 288-290
  2. ↑ Africa, Tunis, Institut national d’archéologie et d'art, (lire en ligne), p. 256
  3. ↑ Jean Pierre Cuvillier, Histoire de l'Europe occidentale au Moyen âge : IVe siècle-début du XVIe siècle, Ellipses, (lire en ligne), p. 110
  4. ↑ Michel Balard, Etat et colonisation au Moyen Age et à la Renaissance, La Manufacture, (lire en ligne), p. 58
  5. ↑ Atallah Dhina, Les états de l'Occident musulman aux XIIIe, XIVe et XVe siècles : institutions gouvernementales et administratives, Office des Publications Universitaires, (lire en ligne), p. 226
  6. ↑ Fondazione Giorgio Cini, Studi Veneziani : Volume 13, Giardini, (lire en ligne), p. 14
  7. ↑ Dominique Valérian, « Bougie, port maghrébin », Rome, Publications de l'École française de Rome, (ISBN 978-2-7283-1000-5), p. 226