Direction de la Surveillance du territoire
La direction de la Surveillance du territoire (DST) est un ancien service de renseignement de la France, ayant existé entre et sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, au sein de la direction générale de la Police nationale.
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La DST est créée à la Libération par le général de Gaulle. En , elle fusionne avec la direction centrale des Renseignements généraux (DCRG) au sein d'une nouvelle direction, la direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI)[α], devenue direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) en .
Chargée historiquement du contre-espionnage, la DST a également pris en charge la lutte antiterroriste, la lutte contre la prolifération (matériel sensible ou militaire) et la protection du patrimoine économique et scientifique français (intelligence économique).
L'identité des personnels ainsi que la nature des opérations auxquelles ils participaient relèvent du secret de la défense nationale.
Histoire
modifierLa direction de la Surveillance du territoire (DST) est l'héritière du Contrôle général de la Surveillance du territoire (CGST), un service de police créé en au moment de la création de la direction générale de la Sûreté nationale[1]. Renforcée en par le Front populaire, elle permet l'arrestation de nombreux espions allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs de ses membres rejoindront d'ailleurs la Résistance.

La DST succède au CGST par une ordonnance du [β],[2], signée du général de Gaulle et relative à l'organisation du ministère de l'Intérieur. Cette ordonnance est complétée par un arrêté du ministre de l'Intérieur du , non publié au Journal officiel[3] car classifié[4], qui précise les attributions et les structures internes de la DST.
La DST est confiée à Roger Wybot, qui avait dirigé à Londres, à partir de , la section de contre-espionnage du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA). Wybot prend soin de lui assurer une indépendance totale et met l'accent sur l'exploitation du renseignement qu'il confie à un service de documentation créé à son initiative. La tâche dévolue aux « documentalistes » de ce service nouveau et interne à la DST consiste principalement à identifier par recoupement les résidents étrangers suspectés de se livrer à des activités d'espionnage et de terrorisme ainsi que, en cas d'arrestation d'un suspect, de préparer les schémas d'interrogatoires. Pour cela, la DST doit exploiter les informations transmises par les agents de terrain et à mettre à jour un fichier nominatif. Lors de sa création, la DST a également pour mission de traquer les anciens criminels de guerre et collaborationnistes[5].
Les succès majeurs de la DST furent :
- l'identification d'une source des agents soviétiques, Georges Pâques, haut fonctionnaire français en poste à l'OTAN (affaire Georges Pâques),
- l'arrestation de Kranick et Bammler, agents de la Stasi,
- l'exploitation de Vladimir Vetrov (affaire Farewell),
- l'arrestation du terroriste international Ilich Ramírez Sánchez dit « Carlos ».
Missions
modifierDernièrement, les grandes missions de la DST étaient le contre-espionnage intérieur, la protection du patrimoine industriel, scientifique et technologique ainsi que la lutte contre le terrorisme intérieur. La DST s'articulait autour de quatre grandes divisions :
- division de la surveillance du monde musulman et contre-terrorisme ;
- division sécurité, protection du patrimoine et prolifération ;
- division contre-espionnage intérieur ;
- division des services techniques et de l'informatique.
Les liens traditionnels que la France entretient avec l'Afrique, le Proche-Orient et le Moyen-Orient avaient contribué à faire de la DST l'un des services de renseignements occidentaux les plus performants en matière de contre-terrorisme islamiste radical.
La DST assurait des missions se rapportant à la défense, dirigées sur la recherche, la prévention et la lutte contre toutes les activités inspirées ou soutenues par des puissances étrangères et de nature à menacer la sécurité et la souveraineté du pays et de son patrimoine à tous les niveaux. Elle est organisée en services centraux (de compétence nationale) et en services territoriaux. Elle entretenait également des antennes dans certains pays étrangers.
La DST était responsable de la police des communications radio (PCR), c'est-à-dire la recherche d'émetteurs clandestins grâce à des stations d'écoute. Un plan national des fréquences est programmé sur un ordinateur, et toute émission non répertoriée provoque ainsi un état d'alerte. Il est alors procédé à l'enregistrement du contenu de l'émission et à sa localisation.
La DST de par ses attributions était chargée de protéger les entreprises françaises contre l'espionnage économique, scientifique et industriel. Ces cas d'espionnage se sont considérablement développés au cours des dernières années, ils constituent désormais 60 % des cas détectés, contre 40 % pour l'espionnage politique, diplomatique et de défense : un nombre important d'entreprises françaises font l'objet d'espionnage de la part de puissances étrangères.
Localisation et effectifs
modifierLe siège de la DST se trouvait :
- au ministère de l'Intérieur, place Beauvau dans le 8e arrondissement de Paris, jusqu'en ;
- au 7 rue Nélaton dans le 15e arrondissement de Paris, de à (48° 51′ 11″ N, 2° 17′ 19″ E) ;
- au 84 rue de Villiers à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), jusqu'au (48° 53′ 33″ N, 2° 16′ 39″ E).
L'organisation exacte et l'identité des agents qui y travaillaient sont couverts par le secret de la défense nationale (avis du Conseil d'État du et du ). Ses effectifs étaient de 1 419 fonctionnaires au . Depuis les attentats du , les effectifs et les moyens mis en œuvre dans la lutte antiterroriste ont augmenté de façon significative : avant sa fusion en avec la DCRG au sein de la nouvelle DCRI, les effectifs de la DST étaient voisins de 1 800 fonctionnaires et personnels administratifs inclus.
Organisation
modifierHiérarchie
modifierLa DST était subordonnée à la direction générale de la Police nationale (DGPN), elle-même placée sous l'autorité du ministre de l'Intérieur lui-même sous l'autorité du Premier ministre.
Services
modifierParmi les autres services centraux, on trouvait un service de documentation et d'exploitation qui assurait la centralisation de tous les renseignements recueillis par les fonctionnaires du service et qui bénéficiait de sections spécialisées en province. Le but de ce service était d'assurer un contrôle total des documents liés aux informateurs et aux agents (simples ou doubles), depuis leur recrutement jusqu'à la cessation de leurs rapports avec le service.
En ce qui concerne les activités dans le domaine de l'informatique, la DST a aussi créé un département des systèmes informatiques en .
Le , la division Moyen-Orient de la DST s'est vu attribuer des moyens humains et matériels supplémentaires afin de lui permettre de s'impliquer plus sérieusement dans les affaires de terrorisme. Elle disposait ainsi de moyens plus importants que les autres divisions de la DST : voitures rapides, matériel de photographie très sophistiqué pour l'époque, et des moyens permettant de réaliser des écoutes téléphoniques, des récepteurs et émetteurs pour marquer et suivre des véhicules ou des personnes. Ces techniques étaient à l'avant-garde de nombre de services de contre-espionnage en Europe et dans le monde à cette époque.
Organisation territoriale
modifierGroupe de soutien opérationnel et d'interpellations
modifierLa DST bénéficiait d'un groupe d'opérateurs du RAID. Les fonctionnaires de ce corps d'élite de la Police nationale assistaient les enquêteurs de la DST pour les interpellations et leurs protections depuis . Ainsi, dans Paris et en Île-de-France, le RAID entretenait une astreinte pour la DST de 8 à 24 opérateurs du groupement d'intervention, pour sécuriser les lieux et procéder à l'effraction et à l'interpellation des individus incriminés.
Pour les directions régionales en province, la DST était aidée et soutenue par les groupes d'intervention de la police nationale (GIPN) et par les BREC (devenues BRI) de la direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) décentralisées au niveau des services régionaux de Police judiciaire (SRPJ) pour les mêmes tâches de sécurité et de protection que le groupement d'intervention RAID.
Liste des directeurs
modifierLes directeurs de la Surveillance du territoire ont été successivement[6] :
| Directeur de la surveillance du territoire | Décret de nomination | |
|---|---|---|
| Roger Wybot | [a] | |
| Gabriel Ériau (d) | [b] | |
| Daniel Doustin (d) | [c] | |
| Tony Roche (d) | [d] | |
| Jean Rochet (d) | [e] | |
| Henri Biard (en) | [f] | |
| Jacques Chartron | [g] | |
| Marcel Chalet | ||
| Yves Bonnet | [h] | |
| Rémy Pautrat | [i] | |
| Bernard Gérard | [j] | |
| Jacques Fournet (d) | [k] | |
| Philippe Parant | [l] | |
| Jean-Jacques Pascal | [m] | |
| Pierre de Bousquet de Florian | [n] | |
| Bernard Squarcini | [o] | |
Bernard Squarcini est nommé directeur central du Renseignement intérieur à partir du .
La plupart des directeurs de la Surveillance du territoire sont préfets ; ainsi Yves Bonnet note dans ses mémoires en qu'à l'exception de son prédécesseur Marcel Chalet et du fondateur Roger Wybot, tous ceux qui ont occupé ce poste ont été des préfets, jusqu'à la date de rédaction de l'ouvrage[7].
Critiques et scandales
modifierOpérations sous fausse bannière
modifierLa DST a plusieurs fois été accusée de commettre sous fausse bannière des attentats en Bretagne au cours des années pour ainsi tenter de discréditer les actions du Front de libération de la Bretagne. L'affaire la plus importante reste celle de l'attentat de Roc'h Trédudon en 1974, où la DST est successivement accusée par Le Matin de Paris le et par Le Canard enchaîné le d'être responsable de l'attentat[8], ce dernier ayant pourtant été revendiqué par les clandestins bretons. La DST a toujours nié son implication dans cette affaire, mais reconnaît en revanche sa responsabilité dans l'attentat contre le domicile de Francis Bouygues à Saint-Malo en [9].
De manière générale, depuis la fin des années et la montée en puissance des organisations indépendantistes en Bretagne, la DST a toujours été très active en Bretagne et a participé à l'arrestation de plusieurs centaines de militants bretons.
Affaire du Canard enchaîné
modifierLe , des agents de la DST, déguisés en plombiers, ont été surpris en train d'installer un micro espion dans les bureaux du journal Le Canard enchaîné.
Chaos Computer Club France
modifierEn 1989 est créé un faux groupe de hackers à Lyon à la demande de la DST : le Chaos Computer Club France.
Au cinéma
modifierVoir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean-Marc Berlière, « Direction de la Surveillance du territoire (DST) », dans Polices des temps noirs : France, -, Paris, Perrin, , 1357 p. (ISBN 978-2-262-03561-7 et 978-2-262-07744-0, DOI 10.3917/perri.berli.2018.01.0246, lire en ligne
), p. 246–248 (lire en ligne
). - Jean-Marc Berlière, « Direction de la Surveillance du territoire », dans Dictionnaire historique de la police, Paris, Perrin, , 735 p. (ISBN 978-2-262-09734-9 et 978-2-262-11222-6, lire en ligne
). - Philippe Bernert, Roger Wybot et la bataille pour la DST, Paris, Presses de la Cité, , 543 p.-[32] p. de pl.
- Yves Bonnet, Contre espionnage : mémoires d'un patron de la DST, Paris, Calmann-Lévy, , 555 p. (ISBN 2-7021-3091-7 et 978-2-7021-7009-0, lire en ligne
). - Daniel Burdan (pseudonyme de Daniel Burroni[10]) et Jean-Charles Deniau, DST : Neuf ans à la division antiterroriste, Paris, Robert Laffont (rééd. numérique FeniXX), coll. « Vécu », , 383 p. (ISBN 2-221-06589-1 et 978-2-402-09264-7, lire en ligne
). - Marcel Chalet et Thierry Wolton, Les Visiteurs de l'ombre, Paris, Grasset, , 392 p. (ISBN 2-246-43441-6).
- Marcel Chalet, « La DST, service français de contre-espionnage », dans Pierre Lacoste (dir.), Approches françaises du renseignement : y-a-t-il une culture nationale ? (textes du séminaire de recherche La culture française du renseignement, -, organisé par le Centre d'études scientifiques de défense (CESD), Université de Marne-la-Vallée), Paris, Fondation pour les études de défense (FEDN), coll. « Perspectives stratégiques » (no 8), , 158 p. (ISBN 2-911101-11-1), p. 57–70, et dans Pierre Lacoste (dir.), Le Renseignement à la française (textes du séminaire de recherche La culture française du renseignement, -), Paris, Economica (rééd. numérique FeniXX), , 641 p. (ISBN 2-7178-3776-0 et 978-2-402-48253-0, lire en ligne
), p. 305–320. - Louis Caprioli, Jean-François Clair et Michel Guérin, La DST sur le front de la lutte contre le terrorisme, Paris, Mareuil Éditions, , 210 p. (ISBN 978-2-37254-358-3 et 978-2-37254-387-3, lire en ligne
). - Jean-Jacques Cécile, chap. 2 « La direction de la Surveillance du territoire (DST) », dans Le renseignement français à l'aube du XXIe siècle, Panazol, Lavauzelle (rééd. numérique FeniXX), , 255 p.-[16] p. de pl. (ISBN 2-7025-0424-8 et 978-2-402-13641-9, lire en ligne
). - Jean-François Clair, Michel Guérin et Raymond Nart, La DST sur le front de la guerre froide, Paris, Mareuil Éditions, , 208 p. (ISBN 978-2-37254-266-1 et 978-2-37254-286-9, lire en ligne
). - Roger Faligot et Pascal Krop, DST, police secrète, Paris, Flammarion, , 669 p. (ISBN 2-08-067620-2).
- Jean Guyaux, L'espion des sciences : Les arcanes et les arnaques scientifiques du contre-espionnage, Paris, Flammarion, , 350 p. (ISBN 2-08-068227-X).
- Jean Mafart, « DST », dans Hugues Moutouh (dir.) et Jérôme Poirot (dir.), Dictionnaire du renseignement, Paris, Perrin, , 848 p. (ISBN 978-2-262-07056-4 et 978-2-262-08657-2, DOI 10.3917/perri.mouto.2018.01.0311
, lire en ligne
), p. 311–318. - Jean-Paul Mauriat, Un siècle de contre-espionnage civil français : l'espion et le prophète, Vanves, éditions FM-BIO, , 196 p. (ISBN 2-9521005-4-3).
- Éric Meillan et Emmanuelle Tenailleau, Confessions d'un sale flic : de la DST à l'IGS, Bruxelles et Paris, La Boîte à Pandore, , 224 p. (ISBN 978-2-87557-005-5).
- Éric Merlen et Frédéric Ploquin, Carnets intimes de la DST : 30 ans au cœur du contre-espionnage français, Paris, Fayard, , 461 p. (ISBN 2-213-61658-2).
- Raymond Nart, Jacky Debain et Yvonnick Denoël, L'affaire Farewell vue de l'intérieur, Paris, Nouveau Monde, , 335 p. (ISBN 978-2-36583-841-2) ; rééd. coll. « Poche / Histoire », , 335 p. (ISBN 978-2-36942-168-9).
- Jean Rochet, 5 ans à la tête de la DST, - : la mission impossible, Paris, Plon (rééd. numérique FeniXX), , 339 p. (ISBN 2-259-01271-X et 978-2-259-30028-5, lire en ligne
).
Articles connexes
modifier- Service central du renseignement territorial
- Au Maroc, la Direction générale de la Surveillance du territoire (DGST) depuis , anciennement Direction de la Surveillance du territoire (DST)
Liens externes
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Brève histoire de la Direction de la surveillance du territoire (DST) », sur dgsi.interieur.gouv.fr, (version du sur archive.org).
- ↑ Olivier Brun et Jérôme Poirot, chap. 52 « : Création de la Direction de la surveillance du territoire, confiée à Roger Wybot », dans Le renseignement français en 100 dates, Paris, Perrin, , 367 p. (ISBN 978-2-262-09499-7, DOI 10.3917/perri.poiro.2021.01), p. 180–182 (lire en ligne
). - ↑ Bertrand Warusfel, Contre-espionnage et protection du secret : Histoire, Droit et Organisation de la sécurité nationale en France, Panazol, Lavauzelle (rééd. numérique FeniXX), , 496 p. (ISBN 2-7025-0451-5 et 978-2-402-16451-1), p. 42–43 (lire en ligne
). - ↑ Sébastien-Yves Laurent, « Le gaullisme et la « société du renseignement » sous la IVe et la Ve République : quand l'« État secret » s'impose au pouvoir politique », dans François Audigier (dir.), Bernard Lachaise (dir.) et Sébastien Laurent (dir.), Les gaullistes : hommes et réseaux (actes du séminaire à Paris et du colloque final à Bordeaux du au , dans le cadre d'un programme Gaulhore de l'Agence nationale de la recherche), Paris, Nouveau Monde, , 603 p. (ISBN 978-2-36583-374-5 et 978-2-369-43111-4, DOI 10.14375/NP.9782365833745
), p. 331–351 (352). - ↑ Bruno Fuligni (dir.), Dans les archives inédites des services secrets : un siècle d'espionnage (-), Paris, Gallimard, coll. « Folio » (no 5770), , 669 p. (ISBN 978-2-07-044837-1).
- ↑ « Directeurs de la surveillance du territoire (depuis sa création) », sur sfhp.fr, Société française d'histoire de la police.
- ↑ Bonnet 2000, p. 41 (lire en ligne
). - ↑ Lionel Henry et Annick Lagadec, FLB-ARB : L'histoire, -, Fouesnant, Yoran Embanner, , 396 p. (ISBN 2-9521446-5-6), p. 144 et suivantes.
- ↑ Erwan Chartier-Le Floch, « En , l'attentat de Roc'h-Tredudon », sur Histoires de Bretagne, (consulté le ).
- ↑ « Dans " l'Evénement du jeudi " L'enquêteur malchanceux du " clan Pasqua " »
, Le Monde, (consulté le ).
Dans le Journal officiel de la République française (JORF), sur Légifrance ou Gallica :
- Textes généraux :
- ↑ Décret no 2008-609 du relatif aux missions et à l'organisation de la direction centrale du renseignement intérieur, JORF, no 150, , texte no 4, NOR IOCX0811987D, qui entérine la fusion et fixe la mission de la nouvelle direction.
- ↑ Ordonnance du relative à l'organisation du ministère de l'Intérieur, JORF, no 126, , p. 1345.
- Décrets de nomination :
- ↑ Décret du , JORF, no 146, , p. 1818.
- ↑ Décret du , JORF, no 81, , p. 3956.
- ↑ Décret du , JORF, no 184, , p. 7324.
- ↑ Décret du , JORF no 109, , p. 3985.
- ↑ Décret du , JORF, no 163, , p. 7086.
- ↑ Décret du , JORF, no 255, , p. 11362.
- ↑ Décret du , JORF ,no 81, , p. 3735–3736.
- ↑ Décret du , JORF, no 265, , p. 3422.
- ↑ Décret du , JORF, no 187, , p. 9274.
- ↑ Décret du , JORF, no 86, , p. 5404.
- ↑ Décret du , JORF, no 123, , p. 6361, NOR INTA9010025D.
- ↑ Décret du , JORF, no 238, , p. 14294, NOR INTA9310092D.
- ↑ Décret du , JORF, no 201, , p. 12786, NOR INTA9710120D.
- ↑ Décret du , JORF, no 156, , p. 11646, texte no 34, NOR INTA0210052D.
- ↑ Décret du , JORF, no 149, , texte no 38, NOR IOCX0710556D.

