Direction générale de la Surveillance du territoire

organe superieur de l’État marocain chargé du renseignement intérieur

La Direction générale de la Surveillance du territoire (DGST) (en arabe: المديرية العامة لمراقبة التراب الوطني) est le service de renseignement intérieur du Maroc[1]. Fondée en 1956, cette institution civile est chargée d'identifier, d'anticiper et de neutraliser les menaces intérieures susceptibles de porter atteinte à la sécurité de l'État et à l'ordre public[2].

Direction générale de la Surveillance du territoire
Logo de la DGST.
Logo de la DGST.

Création 1956
Juridiction Maroc
Siège Rabat, Drapeau du Maroc Maroc
Coordonnées 33° 56′ 06″ N, 6° 51′ 49″ O
Activité(s) Renseignement intérieur
Direction Abdellatif Hammouchi (Directeur général)
Agence mère Ministère de l'Intérieur
Agence fille Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ)

Carte

Anciennement dénommée "Direction de la Surveillance du territoire (DST)", ses principales missions englobent la lutte contre le terrorisme, le démantèlement des cellules extrémistes, le contre-espionnage, ainsi que la lutte contre la grande criminalité transnationale[3]. Pour mener ses actions judiciaires et d'enquête, elle s'appuie notamment sur son bras séculaire, le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ).

Dirigée par Abdellatif Hammouchi, qui cumule également la fonction de directeur de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) au sein d'un pôle sécuritaire unifié, la DGST opère en étroite coordination avec la DGED, le service de renseignement extérieur[4].

Missions

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La Direction générale de la Surveillance du territoire est chargée du renseignement intérieur et de la prévention des menaces portant atteinte à la sécurité du territoire marocain. Ses attributions couvrent[5],[6] :

  • la collecte, l’analyse et l’exploitation du renseignement relatif aux menaces internes ;
  • la prévention et la lutte contre le terrorisme et les formes de radicalisation violente ;
  • la surveillance des activités susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’État ;
  • la contribution aux enquêtes judiciaires en matière de sécurité intérieure, notamment à travers le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) ;
  • la coopération avec les services de sécurité nationaux et étrangers dans le domaine du renseignement ;
  • la coopération avec les services de sécurité nationaux et étrangers, dans le cadre de l’échange d’informations et de la lutte contre les menaces transnationales[5].

Activités

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La DGST met en œuvre ses missions à travers des opérations de renseignement et d’appui aux autorités judiciaires dans le domaine de la sécurité intérieure.

Une partie de ces opérations est conduite par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), structure spécialisée dans les enquêtes liées au terrorisme[7].

Lutte antiterroriste

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Depuis sa création en 2015, le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) a procédé à l’interpellation de plus de 1 400 individus impliqués dans des affaires de terrorisme au Maroc. Parmi eux, environ 85 % étaient liés à l’organisation dite État islamique (Daech). Au total, 91 cellules terroristes ont été démantelées jusqu’en [8].

Des opérations de démantèlement de cellules ont été menées dans différentes régions du Maroc. Le , une cellule liée à l’organisation État islamique est démantelée dans la région de Chtouka Aït Baha, en coordination avec les autorités espagnoles[9]. Les et , une autre cellule est démantelée dans plusieurs villes, dont Casablanca, Béni Mellal et Tanger[10].

Fuite de données

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Des hackeurs, anciens membres de la DGST exilés en Europe, diffusent en 2026 les noms et des données personnelles de 70 000 membres présumés des forces de sécurité et de renseignement marocaines[11].

Direction

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La Direction générale de la Surveillance du territoire est dirigée par un directeur général.

Parmi les responsables ayant occupé cette fonction figurent :

  • Houcine Jamil (1973-1980) ;
  • Abdelaziz Allabouch (1980-1999) ;
  • Noureddine Benbrahim (1999-2000) ;
  • Hamidou Lâanigri (2000-2003) ;
  • Mohamed Harrari (2003-2005) ;
  • Abdellatif Hammouchi (depuis 2005).

Notes et références

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  1. ↑ LE MATIN, « La dgst, un dévouement sans faille au service de la lutte internationale contre le terrorisme », sur Le Matin.ma, (consulté le )
  2. ↑ « Maroc : dans les coulisses de la DGST », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  3. ↑ Mohamed Badrane, « Le Maroc, un bastion contre l’idéologie de la haine », sur Aujourd'hui le Maroc, (consulté le )
  4. ↑ Saloua Naanaa, « DGST : un mouvement partiel opéré par le directeur Abdellatif Hammouchi », sur Telquel.ma (consulté le )
  5. 1 2 « La DGST permet aux Etats-Unis de neutraliser un soldat radicalisé avant de passer à l'acte », sur L'Opinion, (consulté le )
  6. ↑ Yabiladi.com, « Les services de renseignements marocains élargissent leur zone d’influence », journal,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  7. ↑ « BCIJ: Démantèlement d’une cellule terroriste affiliée à "Daech" s’activant entre le Maroc et l'Espagne », sur snrtnews.com (consulté le )
  8. ↑ Mohamed Chakir Alaoui et Fahd Rajil, « Depuis sa création en 2015, le BCIJ a réussi à démanteler 91 cellules terroristes et déféré 1.400 personnes devant la justice », sur Le 360 Français, (consulté le )
  9. ↑ édité par Marine Lambrecht Belga, « Démantèlement d'une cellule de l'Etat islamique au Maroc et en Espagne », sur RTBF, (consulté le )
  10. ↑ Fatima Moho, « Nouveau démantèlement d’un réseau terroriste: le BCIJ procède à une série d’arrestations dans plusieurs villes », sur Le 360 Français, (consulté le )
  11. ↑ https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/08/26/au-maroc-les-hackeurs-du-groupe-jabaroot-publient-les-noms-de-70-000-agents-des-services-de-securite-et-de-renseignement_6757367_3212.html

Voir aussi

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